‹ Traite complet des maladies des femmesChapitre 7 sur 60 · DE LA MÉTHODE PALLIATIVE · texte numérisé non relu

DE LA MÉTHODE PALLIATIVE

La méthode palliative doit être nécessairement la plus ancienne qui ait été employée pour remédier autant que possible aux fistules vesico-vaginales , car

DES FISTULES VÉSICO-VAGIK. ET VAGIMO- UF.ET. 1^6']

jusqu’à la fin du siècle dernier , la cure de ces sortes de perforations a été toujours regardée comme se trouvant au-dessus des ressources de la chirurgie, et surtout n'étant susceptible d’aucune opération.

Cette méthode ne doit être employée que lorsque la fistule est reconnue incurable , c’est-à-dire quand cette affection dépend de la présence d’un cancer très avancé de l’utérus ou du vagin et lors môme qu’elle serait produite par tout autre cause , si plusieurs tentatives de guérison avaient été infructueuses.

Les moyens à employer dans ces cas malheureux consistent dans des soins de propreté, ayant pour but de protéger la cavité vaginale, les grandes lèvres, le périnée et les cuisses , contre i’acreté de l’urine , et dans l’usage de divers appareils destinés à recevoir ce liquide de manière à ce qu’il incommode le moins possible les malades.

On remplit la première indication par un usage fréquent de bains , de lotions et d'injections émollientes et narcotiques, et l’on remédie en partie à l’incommodité de l’écoulement continuel de fluide cystique, au moyen d’un insfrument qui a été seulement, indiqué par J. L. Petit sous le nom d’urinalou trou d enfer ; mais dont le véritable inventeur est Fèbuner. Cet instrument, que l’on trouve chez tous les bandagisles, est une sorte de poche en caoutchouc qui peut être maintenue au-devant de la vulve et introduite en partie dans le vagin, de manière à recevoir

l’urine sans empêcher la femme de marcher et de vaquer à ses occupations. Pour remplir le même but, M. Bornes de Londres se sert d’une sorte de bouteille alongée en gomme élastique que l’on place en partie dans le vagin et qui présente à sa face antérieure une ouverture où se trouve fixée une éponge qu’il faut avoir soin de diriger du côté de la fistule , de manière à ce que l’urine puisse être absorbée. Cet urinai doit être retiré plusieurs fois par jour afin d’en chasser l’urine au moyen d’une pression. Outre plusieurs autres appareils du même genre, proposés par la plupart des fabricants de bandages et d’instruments de gomme élastique, on peut encore avoir recours à l’emploi cl’éponges fines et de tampons de linge introduits dans le vagin et renouvelés plus ou moins souvent dans la journée. Enfin , dans le but de forcer les urines à s’échapper par l’urètre ou par une sonde ou par un syphon qui y serait placé , M. Chailly a proposé la position demi-fléchie sur le ventre ; malheureusement ce résultat est loin d’être obtenu , et les expépériences faites par MM. Schreger et Sanson ont prouvé que les femmes placées dans la position indiquée par M. Chailly, n’ont pu la conserver que peu de temps, parce qu’elle était trop pénible et douloureuse , et menaçait de produire bientôt des escarrbes sur les genoux , les coudes et les épines iliaques.

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