DES ULCÉRATIONS DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE
Un goût bizarre, ou un accident, peut seul faire concevoir la possibilité de développement d'ulcérations vénériennes dans le conduit auditif externe. Les auteurs en indiquent néanmoins qu'ils désignent sous celte dénomination. Ces ulcères sont ordinairement simples; quelquefois cependant l'inflammation qui les accompagne se propage à la membrane du tympan, qu'elle détruit, et h la caisse du tympan , provoquant ainsi la chute des osselets, diverses exfolialions , des écoulemens habituels par l'oreille, et une surdité plus ou moins complète.
Des dartres , la malpropreté et toute cause irritante quelconque, peuvent faire nailre également, dans le conduit auditif, des ulcères que rien ne distingue des précédens.
hF.S ilALARIKS VKNÉRIKNNKSi iGl
ARTICLE X]
Df-S RUBONS.
fîe place ici l'histoire des bubons, parce qu'on esL dans l'usage de foire succéder leur description h celle des chancres. Ils seraient mieux rangés sans doute parmi les maladies vénériennes secondaires, car ils sont presque toujours consécutifs h des écoulemens ou h des ulcérations. Cependant comme il s'en rencontre anssi parfois qui n'ont point éié précédés d'autres symptômes locaux, on peut à la rigueur, et sans grand inconvénient, les laisser au nombre des maladies vénériennes primitives.
On donne le nom de bubon aux tumeurs produites par le gonflement des ganglions lymphatiques, quoique celte dénomination dut être réservée, comme elle l'était dans l'origine, pour désigner celles qui surviennent aux aines.
Il peut se développer des bubons dans toutes les régions du corps pourvues de glandes lymphatiques auxquelles aboutissent des vaisseaux du même ordre nés de parties qui sont le siège de phlegmasics , d'ulcérations ou d'excroissances vénériennes, en un mot de quelqu'un àcif, phénomènes pathologiques par lesquels s'annonce l'irrilation de ces parties développée, médiatement ou immédiatement, à la suite du coït. Ainsi on en voit à l'aine, sous la mâchoire inférieure, au cou, à l'aisselle, au coude et le long de la cuisse. Mais les, plus communs de tous sont ceux de la région inguinale, que le vulgaire appelle ■poulains, parce qu'obligeant le malade d'écarter les jambes et de iléchir le corps , ils lui donnent une démarche
j<)'^ rr>.MTÉ
<-inb.'irritssr<', coiiiinc ccl'c d'mi jriiiic clicval qui n'a pas rncvii'c pi'ij' daiiurr. Lu siliuilioii de cos (h'riiii'rs bubons n't'st c<'.|)(Mi(laiit !>;»« Umjoisv's lu luriiK*,, c;u' bien f[n'ils se laaiiifeshMil vn général an-dessus ou au-dessous <iu pli de l'aine, on on observe ai:ssi h la partie inférieure du basvenlro, devant le ligament de Poupart, quelquefois pr«^s du pubis, dans le mont de Vénus, ou même sur la cuisse, k une distance considérable, ce qui les a lait dislînguer rn ingiiinaux, abdominaux et crurau:^ Il peuvent envahir les deux aines à-ia-lois, ou n'en attaquer qu'une seule. Quelques observatetu's croient avoir remarqué que, dans ce dernier cas, ils sont plus communs k gaucho qu'à droiir. Au reste, leur si-înation ne correspond pas toujours à Ci'lle des ulcércstions , lorsqu'ils succèdent à ces dernières, puisqu'on voit, assez rarement h In vérité, un chancre situé sur un côté du prépuce ou de la verge, donner lieu h un bubon du côté opposé. Enfin , il n'y a généralement qu'une seule glande qtii se tuméfie; néanmoins l'engorgement ]>eut s'emparer de plusieurs de ces organes, qui forment autant de tumeurs distinctes les unes des autres , quelquefois au nombre de cinq ou six. C'est ce qu'on appelle un bubon composé ou inalliple. Quant à la forme de la tumeur, la plupart du temps allongée ou ovoïde k l'aine , elle est arrondie dans toutes les autres régions du corps.
Les bubons ont reçu des épithètes diflerentes suivant les circonstances qui précèdent ou accompagnent leur développement. Si les symptômes primitifs k la suite desquels ils se manifestent annoncent un ha»U degré d'irritalionou d'indannnalion , de sorte qu'il y ait un rapport bien sensible enire celle dernière et l'engorgement phl^^g-
masiquc des glandes, oa dit qu'ils sont sympathiques. S'ils surviennent lorsque l'innammation priuiilive est légère, qu'elle touche h sa fin, que les ulcérations sont trèspeu étendues ou déjà cicatrisées , par exemple depuis deux ou trois mois, surtout s'il a paru d'autres accidens secondaires, tels que pustules ou rhagades, eu un mot quand il y a une grande disproportion apparente entre l'intensité des symptômes primordiaux et l'engorgement glandulaire , et qu'on n'aperçoit pas de liaison évidente entre ce dernier et les autres affections dont le malade «>st atteint, on les appelle sjmptomatiqncs. Enfin on leur donne le nom de primitifs ou cCessetUicls , quand ils se déclarent en l'absence de tout phénomène d'irritation primitive; cas assez rare , mais dont un grand nombre de faits authentiques mettent la réalité à l'abri de toute contestation. Ces derniers sont nommés aussi bubons d'emblée.
Tout bubon s'annonce par une sensation de malaise, de tiraillement et de douleur vague dans la partie qu'il doit occuper. En examinant cette dernière, on y découvre un petit tubercule dur et roulant , qui devient douloureux quand on le comprime, comme aussi lorsqu'on lait mouvoir le membre correspondant , s'il a son siège dans le pli de l'aine ou dans l'aisselle. Si la maladie ne iait pas de progrès ultérieurs, on dit que le bubon est f/landuteux. Mais assez ordinairement le tubercule grossit peu h peu , le tissu cellulaire qui l'entoure s'engorge et j'ait corps avec lui, la glande cesse d'être mobile; c'est ce qu'on appelle un bubon cclliileux, caractérisé surtout par une tumeur plus ou moins douloureuse , visible à travers les légumens, qui s'enflamment et rougissent. Les mou-
iG^ TnAlTK
vemcns cl<; la partie , spécialement ceux du nioniLrc qui y abonlit, sont alors lrès-ji;ènés, et souvent même le malade no peut en exécuter aucun.
A l'instar de toutes les tumeurs innaminaloires, les bubons sont susceptibles de se terminer par résolution, içangrène, suppuration et induration , ou passage à l'étal chronique.
La résoliilioîî est le mode de terminaison le plus heureux et le plus désirable, parce qu'elle ne laisse aucim vestige de la maladie, les parties revenant h leur état naturel, sans présenter la moindre marque extérieure de désorganisation. €ette voie est celle que suivent la plupart des bubons inguinaux survenus dans le cours des gonorrhées, et presque tous les bubons maxillaires ou cervicaux qui doivent naissance aux inflammations de la membrane niiujueuso buccale. Le gonflement glandulaire diminue par degrés, et avec lui la douleur et la gêne que ressentait le malade. Si la résolution se fait d'ime manière rapide et presque subite, elle prend le nom de délitescence. Quelques accidens peuvent alors en être le résultat. L'un des cas les j>lus remarquables en ce genre a été observé par M. Lemercier. Un homme contracta au gland des ulcères qui furent suivis, dix jours après, d'un bubon inguinal commençant. Au bout de six jours, la tumeur était grosse comme un œuf, rouge , douloiu'euse au toucher , oblongue de dehors en dedans et large à sa base. Des applications émollienles, le repos, la diète et les boissons délayantes, calmèrent tellement le;s douleurs, qu'au troisième jour le malade se leva, et resta près de quatre heu res dans sa chambre sans feu. Il fut saisi de froid, éprouva uu tremblement général , et se remit au lit. Le soir, il
DES MALADIES VÉ^KRl£IyN£S. l6d
ressentil beaucoup de malaise, de la lièvre el un grand mal de tête. En renouvelant les cataplasmes, on vit que le bubon était très-diminué. Dans la nuit, il yeutbeaucoup d'agitation, une insomnie continuelle et une violente céphalalgie. Le lendemain matin, la céphalalgie continuait, le bubon avait presque entièrement disparu, et les ulcères du gland avaient moins suppuré que de coutume. Le soir, dixième jour depuis l'apparition de la tumeur, il survint une attaque bien caractérisée d'épilepsie. Durant trois jours , ces accès reparurent toutes les sept ou huit heures. Ce laps de temps écoulé sans qu'il survînt^ aucun changement , M. Lemcrcier appliqua ini vésicatoirc» sur la région inguinale. Dès que l'épispastique commença à agir , les attaques diminuèrent d'intensité et de durée; quand la suppuration fut bien établie, les glandede l'aine s'engorgèrent de nouveau, le bubon reparut, les accès allèrent toujours en diminuant, et ils cessèrent enfin, pour ne plus reparaître.
La gangrène, résultat d'une inflammation trop intense,, est un accident fort rare, qui n'entraîne d'ailleurs par autant de danger qu'on pourrait le croire. Plus ou moins circonscrite, suivant qu'elle n'attaque que la peau, ou, pénètre jusqu'aux tissus sous-jacens, elle ne tarde pas h se limiter; les escarres tombent, et l'ulcère marche avec rapidité vers la guérison.
La suppuration s'annonce par la rémission des symptômes , une pulsation profonde dans le bubon , et le ramollissement de la tumeur. Celle-ci devient plus saillante, et une fluctuation, d'abord obscure, commence à. se faire sentir à son sommet ou dans quelque autre point.. Il n'est pas rare alors t[ue le malade éprouve une fièvre
lé<;;<'ro, aco()inpnp;née dr frissons inH^giiIicvs. La poau s'amincit peu t^ peu sur le point ramolli; elle finit par s'ulcérer, et l'ouverture livre passage h un pus homogène, blanc et lié, si le tissu cellulaire qui entoure les glandes est abondant , comme à l'aine ou h l'aisscUe, séreux, jaunâtre et floconneux, au contraire, lorsque ce tissu est rare , comme au cou. La suppuration promet une guérison assez prompte quand elle s'établit d'une manière rapide, complète et uniforme; alors le foyer se déterge par degrés, des granulations vermeilles naissent sur ses parois, qui contractent des adhérences ensemble, et il finit par ne plus rester qu'une cicatrice imperceptible.
Telle est la marche des bubons qu'on a appelés inflanimatoires, pkUgmoneux ou tonifiues, et dans lesquelis les phénomènes se succèdent avec plus ou moins de rapidité suivant que la phlcgmasie est plus ou moins intense. Mais les choses ne se passent pas toujours d'une manière si heureuse, et l'inflammation, après s'être montrée quelque temps sous la forme aiguë, prend le caractère chronique, soit dans toute l'étendue, soit dans une partie seulement de la tumeur. Les phénomènes qu'elle provoque alors sont les mêmes que quand elle se présente dès l'origine sous le mode chronique, et le bubon porte l'épithète à^indoLcnt ou aionique.
Les bubons indolens marchent avec beaucoup de lenteur. La glande, ou les glandes, car ordinairement alors plusieurs de ces corps sont tuméfiés h la fois , restent plus ou moins long-temps distinctes, et l'engorgement fait des progrès à peine sensibles. La tumeur, après avoir acquis un certain volume, demeure h peu près au même point, sans paraître tendre vers la suppuration, ni vers la ré-
DliS MALADIES vt:,iuiii?i,.>LS. \0~
solution, el lie cause que peu ou poinl dr, douleur. Ia\ prau prend une teinte violacée, ou même n'éprouve point d'altération dans sa couleur. Quclquelbis une inliltraliou séreuse se répand au milieu des parties sous-jacentés , et la masse entière prend l'aspect œdémateux. Il peut arriver alors que la tumeur, après avoir persévéré plusieurs mois dans cet état d'indolence , s'anime subitement , et suppure toute entière , en oflrant la même série de phénomènes que les bubons aigus. Mais communément la suppuration ne s'y établit que d'une manière partielle, et les abcès qui se forment les uns après les autres, sur divers points, ne paraissent qu'à des époques plus ou moins éloii;nées , ce qui traîne la cure en longueur. Si eniin la phlegmasie chronique persiste avec opiniâtreté, les parties qui en sont le siège perdent toutes les traces de leur organisation primitive, par le développement- des productions accidentelles quIcaractériscHt la dégénérescence cancéreuse. On conçoit qu'il existe une nudlitude de nuances entre l'élat d'un bubon qui suit iVnncljement la marche de Tinllammation aigui-, et cette redoutable terminaison, qui, de même que les phénomènes dont elle est précédée, dépend presque toujours des impru(k*nccs du malade ou de la manière dont il a été traité.
Les mêmes causes peuvent faire aussi qu'un bui)on du genre de ceux qu'on a appelés improprement inflammatoires, puisque tous ont ce caractère, à divers degrés seulement, ne suppure pas dans toute son étendue. Il y reste alors des duretés et un foyer d'irritation chronique au milieu duquel surviennent ensuite de nouvelles inflanimations partielles qtii se succèdent 5 des intervalles jilus ou moins éloignés, pendant des mois ou même des années
l08 THAÏ TÉ
oi)tic''ie.s, et donnent nnissnncc h des clapiers , t» des trajcls lisliiloux. Dans d'autres circonstances, le travail iuilanimaloire a tellement détruit le tissu cellulaire, que la peau, amincie, pourpre, livide et presque désorganisée, ne présente plus le concours dos conditions nécessaires pour que son recollement ait lieu , ou bien elle se replie sur elle-même, de manière h toucher le fond par sa surface sèche. Ailleurs , l'idcère se couvre de végétations fongueuses, molles, saignantes au moindre contact , qui ne fournissent aucun écoulement , ou ne laissent suinter qu'une sérosité roussàlre , et ses bords , irrégulièrement découpés , sont durs et renversés. Parfois on y découvre quelques glandes tuméfiées , et mises à nu pai* la fonte du tissu cellulaire , qui n'y tiennent plus que par une faible pédicule , et qui produisent h peu près l'effet d'un corps étranger par leur présence. Dans certains cas enfin, qu'on, ne i^encontre guères qu'au milieu des hôpitaux encombrés et mal tenus, l'ulcère est frappé de pourriture d'hôpital, et tantôt il dévore peu à peu les parties profondes, qu'il détruit pour ainsi dire couche par couche , tantôt il attaque la peau de préférence, s'étend dans toutes les directions, gagne le pubis, monte jusqu'à l'ombilic et même au delà, descend sur les cuisses , sans épargner le scrotum , et peut ainsi acquérir des dimensions énormes, reproduisant tous les phénomènes que j'ai déjà signalés à l'occasion des ulcérations du prépuce. Le moindre écart de régime , la plus légère irritation des voies gastriques ou du système nerveux suflit alors pour hâter les progrès de cet ulcère phagédénique , couvrir sa surface d'escarres gangreneuses , séparées par d<'s espèces de couennes sordides et blafardes, et provoquer
DES MALADIES VtAÉRlL.\,\ES. iGtJ
la destruction des cicatrices irrégulières qui, lorsque rien ne trouble la nature, s'organisent ordinairement sur divers points , à mesure que la plaie gagne en étendue. Le malade tombe dans le marasme , et finit presque toujours par périr, ou , s'il guérit, ce n'est qu'au prix d'énormes cicatrices bridées et irrégulières , qui le laissent estropié pour le reste de ses jours.
De nouveaux bubons ne se développent jamais dans les glandes lymphatiques voisines d'un ancien bubon ulcéré; mais il est commun, quand ce dernier persiste long-temps, qu'on voie survenir une inllammation et des ulcérations dans la gorge , ou des all'ections du système fibreux, en particulier du périoste.
Causés par l'irritation d'une ou plusieurs glandes lymphatiques et du tissu cellulaire adjacent, les bubons peuvent dépendre d'une cause qui agit directement sur ces parties, comme une forte compression on une percussion légère, mais souvent répétée. C'est ainsi qu'on en voit souvent se manifester à l'aine chez les cavaliers dont les poches renferment des pièces de monnaie qui, à chaque secousse du cheval, frappent brusquement cette région. Slais le plus souvent ils dépendent d'une irritation fixée au voisinage. Il se forme fréquemment des bubons inguinaux chez les hommes qui commencent à faire usage des sondes ou des bougies, et, pour tout exprimer d'un seul mot, chaque fois que l'urètre, le gland, le prépuce et les parties génitales externes de la femme sentie siège d'une irritation qui a la plus grande tendance à s'étendre aux parties voisines, et qui ne le fait que trop souvent par l'imprudence du malade ou la mauvaise direction du Irai'
iyO TRVITl'i
temenl. La cause défcnuinante des bubons peut/clrr |)lus ^ éloig;néc nncorr. Ils résullent souvent do la suppression subite d'une dartre située sur un point (|iielcou(|iie de l'étendue d'un membre. I! n'est pîis rare d'en voir survenir à la suite d'une piqûre au doigt ou d'un panaris, de mémo que pendant le cours d'un Iraitcment mercurici par les iVictions. Quelquefois ils compliquent les ulcérations des jambes, des cuisses, des bras, disparaissant ou diminuant alors par le r^pos , la position horizontale et l'application des émolliens sur les tdcères. Cruikshank en a rencontré qui devaient leur origine à des hémorrhoïdes^ c'est-h-dire à une irritation permanente de la membrane muqueuse du rectum , ce qui autorise peut-être à faire dériver de la même cause ceux qui sont un des symptômes ordinaires de laf peste et qui se montrent quelquefois aossi dans| le typhus. Les glandes du cou s* gonflent souvent dans l'angine etdans l'odontalgie. On voit également se luméîier les glandes de Taisselle chez les femmes atteintes d'un cancer des mamelles, chez certaines personnes qui viennent d'accoucher, mais qui n'allaitent pas elles-mêmes, et chez les nourrices, lorsqu'elles sèvrent.
Quelle que soit la cause déterniinante des bubons, ils présentent toujours les mêmes caractères, ou, pour mieux dire, ils offrent constamment, dans leur marche et leur terminaison, des variétés infinies qui dépendent de la disposition dii sujet et du plus ou moins de violence avec laquelle lés parties ont élé. irritées. Les circonstances commémoratives seules font connaîlrc s'ils doivent ounon leur origine ^ une maladie contractée par le coïf , et \r doute est souvent permis h l'égard de ceux qu on a dési-
DES MALADIES VÉlSÈRlEANBS. I7I
gnés SOUS le nom d'essentiels^ car lorsqu'une affection peut dépendre de tant de causes diverses, il y a au moins de la légèreté à la faire provenir de l'une d'elles de préférence à toutes les autres , quand on ne se fonde que sur l'analogie, sur des circonstances équivoques, ou sur des soupçons vagues.
1 7? TRAITK