‹ Traité complet des maladies vénériennes, contenant l'exposition de leurs symptomes et de leur traitement rationnelChapitre 35 sur 48 · ARTICLE IX · texte numérisé non relu

ARTICLE IX

BV TRAITEMENT DE l'i>FLAMMATIO>' DE LA MEMBRANE MIQVEISE DE l'oREILLE.

Que l'inflammation soit externe ou interne, toutes les fois qu'elle est intense, on doit pratiquer une saignée, qu'on rëitère au-besoin, appliquer des sangsues devant et derrière le pavillon de l'oreille , prescrire des bains de pieds irritans , couvrir toute la région auriculaire d'un large cataplasme , et injecter très-doucement ou instiller quelque liquide mucilagineux dans l'oreille interne. Ces moyens suffisent toujours dans l'otite externe; mais, dans Fotite interne, lorsque la douleur persévère aii-delà de quarante-huit heures, malgré leur emploi, il devient nécessaire de perforer la membrane du tympan, pour donner issue à la matière accumulée dans la caisse , et prévenir les désordres qu'elle occasionerait par son séjour prolongé. Je renvoie, pour la description du traitement, comme j'ai fait pour celle de la maladie, à l'ouvrage classique de M. Itard.

La méthode perturbatrice n'a point été essayée dans cette phlegmasie. iMais presque tous les auteurs font un précepte de recourir aux révulsifs, c'esl-^j-dire qu'ils recommandent l'emploi des bougies, pour rétablir le flux urétral, s'il a été supprimé, et l'administration du traitement réputé spécifique, c'est-à-dire des frictions mercurielles. De ces deux moyens, le premier est insuffisant, et il ne doit jamais faire négliger de combattre directement une inflammation que le voisinage du cerveau rend

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si redoutable. Le second est inutile, el il pourrait même nuire, si l'on avait recours au mercure, soit à l'intérieur, soit surtout à l'extérieur, avant d'avoir calmé autant que possible les symptômes locaux par les antiphlogistiques employés sans hésitation.

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