‹ Traité complet des maladies vénériennes, contenant l'exposition de leurs symptomes et de leur traitement rationnelChapitre 37 sur 48 · ARTICLE XI · texte numérisé non relu

ARTICLE XI

DU TIl\^rf.M];^T i)r i/im-lammation de la membrane MioiLisK DE i,A noucni:.

Jai dé']h dit qu'il était cxtrêinemcnt rare que l'inflammation simple de la membrane muqueuse de la bouche lût remarquée , à moinS qu'elle n'occupât la partie postérieure de la cavilé buccale ou l'arrière-gorge , cas dans lequel on lui applique le traitement de l'angine. Cependant elle doit , de toute nécessité , précéder le développement des ulcères, qui n'en sont que la terminaison. Les moyens qu'elle réclame étant les mêmes que ceux «[u'on oppose à ces derniers , je les ferai connaître dans le chapitre suivant. '

Si la phleguiasie se présente sous le mode chronique, cas sans doute assez fréquent , mais auquel on fait encore bien moins d'attention qu'au précédent , les boissons acidulés , le régime végétal , l'abstinence du vin , de l'cau-de-vie, du tabac, et les lotions et gargarismes avec l'eau froide , sont indiqués. On aide leur action par quelques pilules toniques , lorsqu'il n'existe aucun symptôme d'irritation gastrique. Ces légers moyens sont bien plus cflîcaces que les sucs de plantes acres, les gargarismes astrin^ens et les autres agens perturbateurs qu'on est dans l'usage de prescrire , et qui ne font qu'exaspérer ou perpétuer la phlogose.

Cette inflammation et la précédente, n'étant pas rangées , par les auteurs , au nombre des accidens vénériens , on n'a recommandé contre elles ni les mcrcuriaux, ni l'inlroduclion d'ime bougie dans l'urélre.

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AKTICLE XII. •" ;i

DU TRA1T£M£:^T DE l'i?(FLAMMATIO.X DE LA MEMBRAJJE MiOUEUSE DU RECTUM.

Les sangsues à la marge de l'anus , les lavemens émolliens , les bains de siège , les boissons adoucissantes et un régime peu substantiel ou la diète lactée, sont les moyens que l'on doit mettre en usage dans cette inflammation à l'étal aigu. Mais, le plus souvent, on n'est appelé à la traiter que quand elle a pris le mode chronique. Alors ce n'est ni de l'écoulement, ni de la phlegmasie qui le détermine, qu'on doit s'occuper, à moins que cette dernière ne soit un peu vive , mais des coarclations du rectum , qui sont la source de tous les accidens et des tourmens affreux qu'éprouve le malade. La marche à suivre est la même que dans les rétrécissemens de l'urètre, c'est-ili-dire qu'on doit chercher h procurer la résolution des callosités , résultat auquel les corps dilatans peuvent seuls conduire. On cominence par introduire des bougies creuses, sans mandrin, dont on augmente peu à peu le volume, et auxquelles on substitue des bougies anales coniques, fusiforraes et très- souples; l'action naturelle du sphincter, ou un bandage de toile très-simple, suffit pour maintenir ces corps; l'écoulement augmente d'abord, mais ensuite il diminue, à mesure que les duretés se résolvent et s'affaissent. Quelques douches ascendantes d'eau savonneuse ou hydrosuUuréc suffisent pour faire disparaître le léger suintement qui reste à la

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lin. Le fr.iitenicnl est fort lonj;, il exige quelquefois plusieurs années de persévérance , et la maladie est Irèssujcttc h récidiver.

Les frictions morcurielles sur les fesses, que M. Delpech recommande , sont parfaitement inutiles.

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