‹ Traité complet des maladies vénériennesChapitre 110 sur 121 · PL. XLVI · texte numérisé non relu

PL. XLVI

guérir. Il prit pendant ce temps, matin et soir, des pilules, dont notre malade ne sait dire le nom, ni la composition; seulement elle ajoute que ces pilules étaient faites d’après une consultation prise par son amant à l’hôpital du Midi. Pendant les deux mois que durèrent ces ulcérations, Marie M^^^ cessa complètement d’avoir des rapports avec son amant. Ce n’est qu’après sa guérison complète, c’est-à-dire un mois avant de devenir grosse, qu’elle reprit ses habitudes conjugales. A ce moment, les ulcérations étaient complètement guéries, mais il existait sur le gland de nombreuses végétations. La malade ne sait nous dire si pendant l’existence des ulcérations de la verge il y avait dans les aines des glandes engorgées, seulement elle nous assure que ces régions n’ont point suppuré. Elle ajoute que deux mois environ après la guérison des ulcérations de la verge, son amant eut à la poitrine, aux bras et aux jambes une éruption de petits boutons coniques et solides qui, d’après la description qu’en donne cette femme, doivent être rapportés à une éruption lichenoïde. Ces boutons durèrent deux mois.

Nous serions bien allé à la recherche de ce père, mais il paraît qu’il a quitté Paris.

Le 27, Marie M^"^^ va très-bien. Ses suites de couches sont naturelles, la sécrétion laiteuse commence à s’opérer. Il n’y a pas de fièvre.

Le 29, celte femme continue de bien se porter, elle sort aujourd’hui malgré tous nos avis.

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