PAPULES MUQUEUSES DE LA VULVE; ACCIDENTS SECONDAIRES PRÉCOCES
OBSERVATION
Mademoiselle"*^ blanchisseuse,âgée de 25 ans, blonde, d’un tempérament lymphatique très prononcé, avait été vaccinée dans son enfance.
Elle était parfaitement réglée, et l’état général de sa santé paraissait assez satisfaisant, bien qu’elle fût affectée d’un catarrhe utérin depuis plusieurs années.
Deux ou trois jours après un coït suspect, elle fut tourmentée de démangeaisons à la vulve auxquelles se mêla bientôt une sensation de cuisson qui avait la nymphe gauche pour siège.
Une ulcération apparut à la partie supérieure de cette même nymphe, deux jours après.
Mademoiselle *** se contenta de pratiquer, sur les parties malades, quelques lotions avec une décoction de racines de guimauve. L’ulcération s’étendit ; sa base s’indura et un engorgement œdémateux envahit la petite lèvre dans toute son étendue. L’ulcération, du reste, suppurait à peine et n’était pas douloureuse.
Au bout de quinze jours environ, il survint un engorgement de la région inguinale gauche. Plusieurs ganglions se tuméfièrent : ils étaient indolents, isolés les uns des autres, peu volumineux et mobiles sous la peau qui n’avait subi aucune altération.