EXPLICATION DE LA PLANCHE XXIV
Celle figure représenle différenles phases de l’évolulion des tubercules. Sur le milieu de la joue, on voit des macules ; sur la lèvre supérieure et la région palpébrale inférieure et externe, plusieurs petits tubercules isolés ; sur le côté gaucbe du nez, des tubercules confluents qui, plus agglomérés vers la partie postérieure de l’aile, constituent un seul tubercule assez volumineux et mûriforme.
On observe encore sur la joue, deux pustules d’ecthyma à hase tuberculeuse et entourées d’une aréole rouge sombre. Sur la pustule inférieure, apparaît déjà la croûte.
Sur la partie inférieure et interne de l’avanl-bras,
on voit un groupe de tubercules dont le plus volumineux est recouvert par une squamme épaisse et nacrée. Au bord externe et inférieur du bras, apparaissent isolés deux tubercules crustacés.
Sur la partie antérieure du bras, se trouve un tubercule volumineux, suppuré, recouvert par une croûte épaisse, verdâtre, et environnée par une aréole rouge.
A la partie supérieure et externe de l’avant-bras, on remarque une ulcération à bords taillés à pic, irrégulièrement découpés et entourés par une aréole rouge. Cette ulcération a été mise à nud par la chute de la croûte verdâtre d’un tubercule suppuré, analogue au précédent.
EXPLICATION DE LA PLANCHE XXIV bis.
Fig. 1. On voit sur cette figure un tubercule rouge sombre, assez volumineux, dépouillé de la squamme épaisse et nacrée qui le couvrait, et environné par une aréole de petits tubercules qui donnent à l’ensemble un aspect irisé.
Fig. 2. Celte figure représenle un groupe de tubercules à marche serpigineuse ; deux d’entre eux sont recouverts par une squamme épaisse et nacrée.
PLANCHE XXV
SVPHILIDE BULIiSUSE, PBMPHIGUS SYPHILITIQUE, ACCIDENT SECONDAIRE.
OBSERVATION
Bien que la syphilis puisse donner lieu à toutes les formes connues des éruptions cutanées, il en est cependant qui semblent lui être plus spéciales; d’autres qu’elle ne détermine que plus rarement; quelques-unes, enfin, qu’on aurait pu croire lui être constamment étrangères. A ces dernières appartient le pemphigus.
La syphilide bulleuse pemphigoïde ne paraît avoir été observée jusqu’à présent que chez les enfants nouveau-nés, et encore les observations publiées sont-elles contestables sous le point de vue de la rigueur du diagnostic.
L’observation suivante que je dois à la bienveillance de mon collègue M. le docteur Cullerier fils, me paraît importante dans ce sens que c’est la première recueillie sur l’adulte. J’ai moimême vu la malade à l’hôpital de l’Ourcine, au moment où je l’ai fait dessiner (le 27 juin 1844, n° 25, salle St-Bruno), et j’ai pu constater la nature des accidents.
C’était une jeune femme de plus de vingt ans, brune, assez forte, d’un tempérament lymphatique, ayant toujours joui d’une bonne santé, et n’ayant jamais eu de maladie cutanée.
A la suite de rapports sexuels, cette femme fut affectée d’ulcérations à la vulve.Ces ulcérations ne prirent pas un grand développement, mais leur base s’indura bientôt.