OR
eût une teinte jaune, et alors on versait la dissolution d’étain jusqu’à ce que Ton eût obtenu la nuance désirée. Moitié de dissolution d’étain donne une couleur pourpre,* la même quantité de l’une et de l’autre donne une dissolution plus brunâtre, et plus de dissolution d’étain, un noir foncé; davantage encore de dissolution d’étain rend la couleur plus claire, et quand on prend moins que la moitié elle devient plus violet. Le lin et le coton doivent être d’un beau blanc; on les met dans la liqueur froide ( qu’on utilise tant qu’elle est colorée ) , et on étend au soleil sans laver. Un ducat d’or suffit, suivant les nuances, pour teindre en pourpre de 5 jusqu’à i5 livres de fil. La soie et la laine se teignent également dans cette liqueur , mais pour que la couleur se fixe bien il faut la chauffer; la couleur se rapproche plus du rouge-brun que celle sur le lin et le coton (1).
Le prussiate d’or est d’un jaune brillant. Bancroff obtenait , en traitant les étoffes par le prussiate de potasse et les dissolutions d’or, un beau jaune qui tendait au vert, et qui après le lavage passait au vert-olive.
Le verre et les fondans deviennent pourpre par l’or en poudre mêlé de deutoxide d’or ; une forte chaleur détruit la couleur en désoxigénant l’or.
L’acide molybdique forme avec l’oxide d’or une combinaison d’un jaune orpiment.
(i)Guilicft (Traité de Teinture, vol. 2, pag. 108) a essayé Faction de différentes dissolutions nitriques sur le pourpre fixé sur les étoffes. Une dissolution de cuivre la rend plus violette. Une dissolution d’argent un peu plus claire , lilas tendant à la couleur de paille ; le bismuth, lilas rougeâtre ; le mercure, d’un rouge plus brunâtre ; une dissolution de plomb, gris clair couleur d’argent - dissolution de fer, même couleur que le plomb mais une nuance plus rougeâtre. Si le fil a d’abord été engalle , toutes ces dissolutions métalliques , mises avec le pourpre, donnent une couleur castor qui tombe plus ou moins dans le rouge et le bleu. Celle de fer est capucine.