‹ Traité complet des propriétés, de la préparation et de l'emploi des matières tinctoriales et des couleurs (volume 2)Chapitre 50 sur 124 · GAUDE · texte numérisé non relu

GAUDE

traites plus complètement (1), mais les couleurs que 1 on obtient sont plus altérables par les acides.

L’alun rend la décoction jaune-citron , et occasione un précipité jaunâtre. Toute la matière colorante n’est pas précipitée par une addition de potasse; mais si on ajoute en même temps de l’alun et du tartre à la décoction , la liqueur reste peu colorée, et on obtient un beau précipité jaune. Le sel marin et le sel ammoniac troublent la décoction , et occasionent un précipité jaune foncé.

Une dissolution d’étain y produit un abondant précipite jaune clair. La liqueur s’éclaircit lentement , et reste un peu colorée. Le sulfate de fer y produit un précipité gris-noir, le sulfate de, cuivre un précipité vert bleuâtre. La liqueur

conserve également une faible teinte.

La gaudo sert principalement pour produire des jaunes purs, depuis le jaune paille jusqu’au jaune citron. La o-aude teint la laine non alunée en jaune qui n’est pas solide; mais traitée par l’alun et le tartre (2), la laine prend une teine jaune pure très-solide. Une addition de sel marin ou de plâtre rend la couleur plus foncée; les sels de fer la rendent brunâtre , le sel d’étain plus vive ; un peu de garance jaune d’or, un peu de suie couleur de tan. .

Pœrner obtenait sur laine, avec sel marin, un jaune saturé, avec sel ammoniac un jaune verdâtre, avec crème détartré jaune de paille pâle, avec alun jaune clair et jaune citron, avec sulfate de chaux (plâtre) jaune saturé, avec sulfate de fer brun foncé, avec sulfate de cuivre vert pâle , avec dissolution d’étain jaune de soufre , avec dissolution de mercure brun jaunâtre; sur indienne, avec sel

( 1) Quelques teinturiers font usage de ce procédé , ils ajoutent a 1 eau de' cendre de la chaux vive ou de l’urine pourrie.

(2) Le tartre rendla couleur plus claire et plusvive.Ou peut prendre de ,/» à a parties de tartre sur 4 parties d’alun ( .6 parties de laine).

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marin joli jaune citron, avec sel ammoniac jaune faible, avec crème de tartre jaune paille , avec alun joli jaune citron, avec plâtre jaune de soufre, avec sulfate de fer brunâtre, avec sulfate de cuivre jaune, avec potasse jaune saturé. Dingler obtenait sur indienne avec sulfate d’étain un jaune de soufre.

Deux parties de gaude suffisent pour teindre en jaune une partie de laine ou de soie (1). Hellot prescrit pour la laine de 5 à 6 parties. Le bain de couleur n’est pas chauffé jusqu’au bouillon.

La soie se teint ordinairement avec la gaude. On la fait bouillir avec i/o de savon, onalune , 011 rince, et on teint dans un bain tiède formé de 2 parties de gaude pour 1 de soie. Pendant ce temps on fait encore bouillir la gaude dans de l’eau fraîche , on rejette la moitié du premier bain , et on la remplace par la seconde décoction. Ce bain peut être employé plus chaud que le premier, mais cependant la température ne doit pas être trop élevée , parce qu’une partie de la couleur fixée se dissoudrait. A la fin on dissout dans le bain un peu de cendres gravelées ou de potasse , et on travaille l’étoffe jusqu’à ce qu’elle ait acquis la nuance désirée. Avec de la potasse on obtient jaune d’or, mais si on veut obtenir une nuance foncée il faut ajouter un peu de roucou. En général il est préférable de rougir la teinte par de la garance ou d’autres matières colorantes rouges , parce que les alcalis altèrent la solidité de la couleur. Pour les nuances jaune clair la soie doit être décreusée , parce que la couleur est d’autant plus belle que le fond est plus blanc.

Le coton doit être passé à une lessive faible , on alune avec 1/4 de son poids d’alun, et on fait sécher sans laver; alors on teint dans un bain formé avec 1 1/4 de son poids

(1) Dans plusieurs teinturerie d'Allemagne on prend 4 parties de gaude sur 1 partie de laine, et ï/ 2 à s partie pour 1 de lin ou de coton.

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