ROUGE-BRUN
elle est formée d’écailles à reflet métallique (1). En lessivant, 011 obtient comme résidu une poudre micacée lourde , et une autre plus légère : la dernière peut servir de poudre à polir, la première pour aiguiser les rasoirs.
4° Du colcothar.
On pulvérise le colcothar, on le lave jusqu’à ce que les sels soient enlevés, et on le met en petites masses carrée? d’environ 10 onces , que i’011 laisse sécher à 1 ombre. S’il contient du sable , ou si on veut le rendre plus fin, on lave par décantation. Quelques fabricant le font moudre encore une fois ; cette opération se fait dans des tonneaux avec des boules de fer.
Par ce procédé on fait ordinairement le brun-rouge 1 de Prusse. Le rouge-brun d’Angleterre doit être plus ! rouge; pour cela on chauffe le colcothar moulu, avant ou 1 après le lavage , jusqu a ce qu il ait pris la nuance con\e
; nable.
Pour le rouge à polir , quelquefois le colcothar n’est pas lessivé, parce que quelques polisseurs de glaces pensent que celui qui renferme des sels s’attache au ' verre , l’attaque davantage, et donne un plus beau poli.
| Dans ce cas , on décante seulement à l’eau froide pour
éloigner le sable.
On a nouvellement recommandé, à la place de la plus | fine terre à polir, du feutre de chapeau teint en noir ,
, que l’on met peu de temps dans de l’acide sulfurique très étendu , jusqu’à ce qu’il soit devenu jaune-rouge;
(1) Si on chauffe trop long-temps, la masse devient noire. On P^ut la retirer aussitôt quelle ne dégagé plus de vapeurs, et la refroidir
dans Peau,
alors on le lave bien avec de l’eau , et on le graisse pour
l’usage.
Usage . Le rouge-brun est principalement employé pour polir, et comme couleur à l’eau et à l'huile. Avec le goudron il donne une bonne couleur appliquable sur bois.