‹ Traité complet des propriétés, de la préparation et de l'emploi des matières tinctoriales et des couleursChapitre 61 sur 115 · VERT-DE-GRIS · texte numérisé non relu

VERT-DE-GRIS

Histoire . Le vert-de-gris était déjà connu des Grecs et des Romains. Pline observe qu’on le prépare en partie avec du vinaigre et du cuivre , et en partie avec des marcs de raisin. Depuis long-temps il se prépare à Montpellier dans un grand nombre de ménages ; le bas prix de cette fabrication , qui se fait presque sans soin , a conservé à

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cette ville le monopole de cette fabrication. Plus tard on

en fabiiqua à Grenoble, ainsi que dans les environs de Montpellier.

Le vert-de-gris est en masse dure, d’un beau vert; sa cassure est blanche , soyeuse : il doit être considéré comme un mélange d’acétate neutre et de sous-acétate de cuivre.

Composition. Il contient 5 7 d’acétate neutre, et 45 de sous-acétate; ce dernier est insoluble. Phillips a trouvé dans 100 parties: 29,0 acide acétique, 45,5 oxide de cuivre, 25,2 eau, et 2,0 matières insolubles. Celui qui paraît dans le commerce contient aussi un peu de tartre , celui de Montpellier contient un peu de matière extractive et un peu d’impuretés.

Préparation. Ordinairement on prépare le vert-de-gris en oxidant le cuivre par des vapeurs de vinaigre qui se dégagent des marcs de vin, ou immédiatement du vinaigre. Cependant on peut aussi l’obtenir en dissolvant de l’hydrate d’oxide bleu dans du vinaigre , évaporant la dissolution jusqu’à consistance pâteuse , et y mêlant autant d’hydrate d’oxide. Les principaux procédés employés jusqu’ici sont les suivons :

1° Avec des grappes de raisin . (Vieux procédé) (ï).

On les fait sécher au soleil ; alors on les trempe dans du vin; on les fait égoutter, les presse dans les mains; on les met en peîottes , que l’on place dans des pots; on verse du vin dessus , on les couvre , et on laisse fermenter 8 jours en été et 12 en hiver.

Il s’est formé du vinaigre. On enlève les mottes, et on les met par couches avec du cuivre dans des pots , et on

(1) Ce procédé a été remplacé avantageusement par le suivant.

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ne sort les plaques de cuivre que quand elles ’ sont recouvertes de vert-de-gris (5 à 9 jours).

On met les plaques de cuivre dans un coin de la cave en tas, 3 à 4 jours ; on les humecte avec du vinaigre faible ou de l’eau , jusqu’à ce que la masse du vert-degris soit augmentée, et qu’il se soit gonflé; on gratte les plaques , et on livre le vert-de-gris au commerce.

20 Avec d&s marcs de raisin. (Procédé de Montpellier.) (1)

A Montpellier, on prépare maintenant le vert-de-gris avec des marcs de raisin (sans addition de vin) , que i on met dans des vases avec des plaques de cuivre; comme c est le procédé le plus en usage, nous le décrirons avec détail.

Ustensiles . On emploie à Montpellier, iû des vases d argile sans vernis, appelés oulas (2), ou des tonneaux de bois coupés par le milieu qui sont plus commodes; 20 une caisse à chauffer, qui est de différentes grandeurs, suivant celle de la cave ; elle n’a point de fond ; on la met par terre, et on la couvre avec un couvercle. Des bâtons de bois ou de fer qui sont éloignés l’un de l’autre d’un pouce , forment une espèce de grille qui la divise en deux parties égales; dans le bas de la caisse est une petite porte par laquelle on introduit la braisière ; 3° des paniers en osier pour porter les plaques de cuivre ; 4° des échafaudages pour les faire sécher au soleil; 5° des vieux tonneaux pour ramasser le vieux marc de raisin (3); 6° une table à rebord pour gratter le cuivre avec de vieux couteaux.

(1) Ce procède est devenu en usage seulement après 1777.

(2) Ils ont ordinairement 16 pouces de haut et i4 pouces de diamètre à l’endroit le plus étroit.

(3) Une tonne de marc [de raisin suffit pour 10 quintaux de enivre,

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Fabrication . A Montpellier la fabrication du vert-de-gris est confiée aux femmes de ménage; elle se fait dans une cave , parce que l’humidité , une chaleur modérée ( 9 à io° Réaumur), et l’obscurité, sont des conditions nécessaires. Cependant on emploie aussi des hangars dont on mure les fenêtres.

Matières premières , Les deux substances employées sont de la tôle de cuivre et du marc de vin. On employait autrefois uniquement du cuivre de Suède; on estime principalement le cuivre qui est serré et lisse (1); maintenant on se sert de plaques préparées en France pour cet objet. Les marcs sont préparés par les vignerons , et ne contiennent plus de grappes (2).

Préparation des marcs. Les marcs , au sortir de la presse , sont placés dans des tonneaux et comprimés (5). On les ferme, on les met dans un lieu sec et frais. Si on ouvre plus tard un tonneau , il faut qu’il soit employé de suite , autrement le marc se gâterait. Avant de mettre le marc en couche avec le cuivre , il faut y développer la fermenia-

et comme dans une cuve bien organisée on peut faire 12 récoltes par an, on emploie 12 tonnes, et pour chacune 10 quintaux de cuivre.

(1) Les cuivres qui se trouvent dans le commerce pour cet objet, ont 20 à 23 pouces de surface et 1 ligne d’épaisseur ; on leur donne 6 pouces de longueur sur 3 de largeur. Ceux qui sont battus trèsdur sont seulement détruits dans 10 ans. Ceux qui ne sont pas battus très -serre' s’écaillent facilement. Alors on fait battre les plaques avant de les employer.

(2) Dans les anne'es froides les marcs sont de mauvaise qualité', et rendent les plaques de cuivre noires sans les attaquer 5 les marcs qui ont e'ie' faiblement comprime's sont pre'férables à ceipc qui l’ont été fortement.

(3) S’ils ne sont pas promptement et fortement comprimés, ils se gâtent et perdent la propriété de former de l’acide. Un tonneau contient ordinairement 35o litres. 2 forment un muid que l’on vend de i5 à 3o francs.

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tion ; pour ceia on sort le marc afin de favoriser le contact de l’air, on en remplit deux tonneaux, sans le comprimer, ou des vases de terre que l’on ferme avec des couvercles.

Les marcs ainsi traités s’échauffent rapidement, et développent une odeur d’acide.

L’époque à laquelle les marcs en fermentation peuvent être employés doit être déterminée par des essais. On pose pour cela dans la masse en fermentation une lame de cuivre qui y reste 24 heures. Quand elle est uniformément couverte de vert-de-gris, l’époque est arrivée de mettre les plaques; si au contraire on voit des gouttes d’eau à sa surface , on dit que le cuivre sue; on en conclut que la température n’est pas assez tombée , et on fait l’expérience le jour suivant.

La fermentation présente de très-grandes différences dans sa durée, la chaleur développée et la quantité d’acide qui se produit, suivant la qualité du marc, la température , la maturité des raisins , etc.

Préparation des cuivres. Avant d’employer les plaques de cuivre, on commence par les frotter avec un linge plongé dans du vinaigre; on les fait sécher, et on les frotte de nouveau avec du vinaigre dans lequel on a fait dissoudre du vert-de-gris.

On a observé que sans ces lavages les plaques de cuivre prenaient une couleur noire.

Quelques fabricans mettent plusieurs fois les cuivres sur des marcs fermentans , et veulent par là remplacer les lavages , cependant cela n’est point aussi avantageux. Des plaques de cuivre qui ont déjà servi sont seulement un peu chauffées et ne sont pas lavées.

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Pendant que les plaques sèchent, on prépare la caisse à chauffer. On met du charbon dans la braisière et on chauffe doucement les plaques sèches. Il faut éviter une chaleur trop forte, car les plaques perdraient la propriété qui leur a été donnée par les lavages.

Quand les marcs sont convenablement préparés , oo, fait chauffer les plaques plus fortement, de manière que la main n’en puisse pas soutenir la température; on les met alors alternativement dans un vase avec du marc; la dernière couche est de cuivre, on pose les plaques de manière qu’elles ne se touchent pas , et on couvre avec un couvercle.

On laisse travailler le mélange, et on examine après 8 jours si les marcs sont blanchis; quand il en est ainsi le travail est fini. Souvent il faut aussi pour cela 18 à 20 jours.

Il faut en tout cas , après 8 jours , journellement observer si les cuivres n’ont pas des taches blanches, parce que quand les plaques restent trop long-temps dans les marcs , ceux-ci ont perdu leur acide, et la couche de vert-de- gris prend une couleur rouge.

Récolte. Quand les plaques sont suffisamment couvertes de vert-de-gris, on les enlève, et on les expose à fair 2 à 5 heures dans des paniers d’osier; on les enferme alors 24 heures dans un espace chauffé , et on les plonge ensuite dans une cuve pleine d’eau dans laquelle on ne les laisse que peu de temps, pour que la pellicule verte ne s’enlève pas. Après qu’elles ont été plongées dans F eau , elles sont placées debout contre des lattes. On répète le pîongeage 4 h 5 fois , et 011 laisse chaque fois les plaques plus long-temps dans Feau. Ces dernières immersions sont répétées tous les 5 h 6 jours. Le temps du trempage varie

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avec la chaleur, par conséquent suivant que le vert-de-gris sèche plus ou moins vite. Souvent on trempe 5, 6 et même 7 fois. On dit alors que Ion donne 1 , 2 ... 5 , 6. 7 vins, parce qu autrefois on trempait dans du vin. Quelques personnes , au 5e trempage , ne plongent pas dans l’eau , mais aspergent de l’eau sur les plaques pour éviter la perte du vert-de-gris.

Par ces immersions dans l’eau (1) , le vert-de-gris se gonfle, et la couche paraît avoir 1 ligne d’épaisseur , plus ou moins ? suivant la bonté des marcs employés.

Grattage . Les plaques sont alors portées dans des paniers sur la table à gratter, où le vert-de-gris est enlevé avec des couteaux. 3o ou 4<> livres de cuivre donnent , à chaque travail , 5 à 6 livres de vert-de-gris humide, qui par la dessiccation perd la moitié de son poids.

Les plaques grattées sont de nouveau mises avec des marcs neufs , après que l’on les a fait sécher à 1 air.

Emballage. Le vert-de-gris gratté est en pâte. On le pétrit dans de grandes auges analogues à celles qui servent pour pétrir le pain ? et on le presse dans des sacs de cuir qui ont 1 pied de hauteur et 10 pouces de largeur; on coud l’ouverture et on laisse sécher à l’air et au soleil. Comme la masse diminue par le séchage , on frappe les sacs pour augmenter la densité; à la fin on découd le sac, et on le recoud plus serré. Quand une lame de couteau ne peut plus pénétrer dans la masse , il est suffisamment sec. Le vert-de-gris se trouve dans le commerce humide et sec; l’humide a 3o et même 00 pour 0/0 moins de valeur. On le différencie , suivant son degré de dessiccation en verdet humide, verdetsec ordinaire, et verdet sec au couteau ou au marteau. Ordinai-

(ï) Ils ont pour objet de faire des hydrates.

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rement un sac de cuir pèse 25 à 5o livres. Quelquefois on le met aussi en petits pains carrés de 8 à 10 livres.

À Montpellier, on n’a observé aucune influence fâcheuse sur la santé des femmes qui s’occupent de cette taimcation.

Falsification. Autrefois le vert-de-gris de Montpellier était visité et timbré. Alors on pouvait être sûr de la pureté de la marchandise; maintenant cet usage ayant cessé, le vert-de-gris est souvent falsifié dans les lieux mêmes de fabrication. Lenormand trouva dans 4 onces de verdet qui venait d’être fabriqué i once de matière étrangère , qu il ne nomme pas pour ne pas indiquer cette falsification à ceux qui ne la connaissent pas. Il observe seulement que les fabricans savent si bien incorporer cette matière étrangère, qu’il est impossible de la reconnaître à l’aspect.

On reconnaîtra le plâtre et la chaux en dissolvant le vert-de-gris dans 1 acide sulfurique ; ces matières étran» gères restent insolubles.

5° Avec vinaigre . (Procédé employé à Grenoble.)

On met des plaques de cuivre debout dans des baquets, et on les humecte de temps en temps avec du vinaigre distillé. Du reste , ce procédé a le plus grand rapport avec celui de Montpellier.

Le vert-de-gris ainsi obtenu est plus sec, plus bleu , plus cristaîiisable et plus pur que celui de Montpellier, qui renferme toujours un peu d’extractif. Il contient plus d acétate neutre, et, pour cette raison, est préféré en teinture au premier.

Dingler observe que l’on pourrait obtenir un vert-degris semblable à celui de France en mêlant les plaques de cuivre avec de 1 orge égrugé ou du malt de froment , que

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fon humecterait modérément avec i partie de fort vinaigre et 4 parties de bière.

4° Avec des champignons et des chiffons de drap .

On coupe des champignons , et on les trempe dans du vinaigre rie vin ou de grain, et on les met par couches dans des auges avec des plaques de cuivre. Il faut avoir soin que les champignons ne soient pas trop comprimés , afin que l’air ait un libre accès , ce qui facilite Foxidation. 1 2 ou 1 5 plaques sont rangées l’une sur l’autre, et l’auge en pierre recouverte de paille ou de toile mince. Il est plus avantageux, de placer les cuivres à la cave, parce que tout dépend d’un degré convenable de chaleur. Dans une cave il se formerait par ce procédé en peu de temps beaucoup de vert-de-gris. On enlève alors les champignons et le vert-de-gris.

Les champignons absorbent une certaine quantité d’acétate de cuivre qu’il faut enlever avant de les employer. Pour cela on les presse et on les rince ; on les plonge ensuite dans de l’eau qui a été acidifiée par l’acide sulfurique , on les lave dans l’eau fraîche et on les sèche. Les champignons ont sur les marcs de raisin l’avantage de présenter au cuivre un acide plus pur, et de permettre de fabriquer du vert-de-gris toute Tannée.

En 1824? G. Kneller, Allemand, prit une patente en Angleterre pour cet objet. D’après Nemnych,V. Bencke de Hambourg , établit une fabrique à Deptfort en 1 8 1 4 ? dans laquelle il employait du vinaigre de bois.

Au lieu de champignons on peut employer du coton , de la filasse , des morceaux de drap. Stotze donne pour cela la description suivante :

Les plaques de cuivre battues sont humectées dans une

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cave avec i partie de vert-de-gris et i 2 parties de vinaigre de bois de îa troisième distillation , duquel 1 once sature 20 gi a in s ne sous-carbonate dépotasse, et on chauffe un peu sur des charbons : alors les plaques sont placées alternativement avec des morceaux de flanelle humectés par le même mélange, dans des caisses de bois. La flanelle a d’abord eie trempée dans de 1 eau chaude jusqu à ce qu’elle ne se retire plus , et coupée ensuite en morceaux de la grandeur des plaques de cuivre : ils se resserrent , il est vrai, encore davantage, mais ne sont pas pour cela hors d’usage, parce que les plaques qui ne sont pas recouvertes sont également attaquées. Les morceaux de flanelle ne doivent pas être trop mouillés avec l’acide : il faut que le poids des plaques n’en fasse pas sortir de l’humidité ,• par la même raison on ne met pas trop de plaques F une sur l’autre. Les vases sont couverts dans le haut par des morceaux de flanelle sèche , afin que la chaleur ne se dissipe pas. Tous les 5 jours on enlève les places de cuivre, et on humecte les linges. Ordinairement après 12 jours, les plaques sont attaquées, et on voit de petits cristaux à leur surface; il faut alors tous les 6 jours les passer dans de l’eau , ensuite de quoi on place entre les linges et les plaques de petits dés de cuivre de la hauteur d’un demipouce , de manière que chaque plaque puisse être environnée d’air de tous les côtés. Les linges sont alors plus fortement humectés avec de l’acide plus faible ( 1 once de sel doit saturer 10 grains de sous-carbonate de potasse). Si la température , pendant tout le travail , a été de 5o à 6o° Fahrenheit, on trouve après 5 à 6 semaines une couche épaisse du meilleur vert-de-gris. On gratte ce sel avec des couteaux de. cuivre, on le met dans des

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formes, et on le sèche. Les plaques de cuivre sont traitées

de nouveau sans aucun frottement préalable.

Dingler propose, d’après son expérience, d’humecter du malt égrugé , d’orge ou de froment , avec un mélange d’une partie de vinaigre et d’une partie de bière , et de suivre le procédé de Montpellier. Il se produit du vert-degris , mais lentement, et qui n’a pas une aussi belle couleur que celui de France; mais il est aussi bon en teirm ture.

Le vert-de-gris peu s’obtenir encore en humectant avec de l’eau des copeaux de cuivre et les mettant h la partie supérieure des pots qui contiennent de l’acide pyroligneux de la troisième distillation , duquel 1 once sature 10 grains de sous-carbonate de potasse. Le cuivre est séparé de l’acide par un couvercle troué de la même matière que le pot. Les pots sont recouverts avec des plaques de cuivre et sont placés dans un banc de fumier ou dans une étuve, comme pour la préparation du blanc de plomb. Tous les 8 jours on enlève avec de l’eau le vert-de-gris qui s’est formé et on remet les plaques dans la partie supérieure du pot : on ajoute de l’acide quand cela est nécessaire. Le vert-de-gris obtenu est délayé avec de l’eau en pâte épaisse, exposé quelques jours à l’air, mis en forme et séché. Le vert-de-gris ainsi préparé est bon en teinture , mais il est inférieur pour la peinture à celui que l’on obtient par la première méthode.

Sortes. Le vert-de-gris qui se trouve dans le commerce provient presque entièrement du sud de la France; les différentes sortes ne se distinguent que par la sécheresse plus ou moins grande et par la pureté. En 1824, les 100 k. coûtaient à Paris 270 francs.

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Usages . Le vert-de-gris est employé comme mordant en teinture, principalement dans la teinture en noir, et pour la préparation des couleurs vertes, plus rarement comme couleur d application , parce qu’il couvre peu; il faut alors lui ajouter beaucoup de blanc de plomb. En général son usage a diminué dans les temps modernes.

Lieux de production . Le sud de la France livre, comme nous l’avons dit, la plus grande partie du vert-de-gris du commerce. Jusqu’en 1755 011 y évaluait la fabrication annuelle de 9 à 10000 quintaux. En i8o5 , il en fut exporté pour 565,ooo fr.; en 1806, seulement pour i5o,ooo fr. ; en 1807, pour 248,600 fr.

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