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ceux qut contiennent plusieurs substances, et difficilement sur ceux qui ne contiennent que de la silice et de la potasse , et même, d’après quelques observations, ces derniers ne sont pas susceptibles d’éprouver la dévitrificaüon.
Pour faire du verre blanc opaque ou des pierres artificielles, on n emploie pas maintenant le procédé que nous venons d’indiquer.
Avec phosphate de chaux . Un troisième moyen est Pemploi du phosphate de chaux , qu’on mêle avec de la fritte ou du verre pulvérisé; on combine le mélange par la fusion. On obtient un blanc opaque; la proportion de phosphate de chaux varie de 1/8 à 1/20, etc.
L’acide phosphorique fondu avec du carbonate de chaux donne des couleurs d’émail blanc.
Avec oxide de plomb et d'étain. L’oxide d’étain a la propriété de donner au verre une couleur d’un blanc pur; on l’emploie ordinairement avec l’oxide de plomb, qui rend le mélange plus liquide , et on prépare l’un et l’autre en calcinant un alliage de plomb et d’étain; les deux oxides sont combinés et on obtient un meilleur émail.
Avec phosphate de plomb. Le phosphate de plomb donne également une belle couleur d’émail blanc ; on l’obtient en décomposant par l’ébullition du sous-carbonate de plomb pui avecl acide phosphorique. Celui-ci, ainsi que les phosphates d’étain et de zinc, ont été recommandés par Boullay-Marillac pour les émaux et les pierres précieuses artifîcielles.
Avec phosphate d'antimoine . Le phosphate d antimoine donne une couleur d’ématl blanc demi-transparente, qui résiste à la chaleur rouge foncée (Boullay-Marillac ).
Tom. Iï.
4l8 des couleurs d’émail.
L’oxide d’antimoine seul est déjà employé depuis longtemps pour rendre le verre opaque. On prend alors de
i/o à 1/8 d’oxide.
Avec V arsenic. L’arsenic fondu avec le verre à une douce chaleur le rend opaque ; mais par une -fusion continue il redevient transparent.
Mélanges pour V émail blanc -
î° (Émail blanc sur faïence et porcelaine). îoo oxide de plomb contenant de l’étain, sable 100; 20 à 00 sel marin. Ces matières doivent être bien mêlees et fondues (1). Avec moins de sable, par exemple 60 parties, la matière devient plus blanche et plus fusible (Clouet).
20 (Émail plus blanc pour métal). 100 sable ; 25 de sel marin; 2 5 de minium fortement chauffé. Le mélange est pulvérisé et employé comme plus haut. S il doit devenir lies* fondant, on prend seulement 5o parties sur 100 d oxide de plomb contenant de l’étain, et 2 5 de sel mariné
5° Verre de plomb 2 ; potasse pure 1 ; oxide d etain 1 ; fondus ensemble mais peu de temps, parce que 1 oxide de plomb se dépose facilement. L’émail obtenu est plus mou que celui de Venise et n est pas-très-blanc.
(U Ordinairement on calcine un mélange de plomb et d’étain dans des vases plats ouverts, on enlève les cendres a mesure qu elles se forment , et on calcine ensuite quelque temps les cendres pour que les oxides soient saturés. On reconnaît que la calcination est complète lorsqu’il ne se forme plus d’étincelles. Le mélange qui se calcine le plus promptement est formé de 5 parties de plomb, 1 à 1 i/4 d’étain. Cependant sur 100 parties de plomb on peut prendre de i5 à 5o d’étain. Dans le dernier cas il faut employer une plus grande chaleur. Pour les émaux sur porcelaine et sur; faïence on prend rarement plus de 25 d’étain , et plus ordinairement i4 seulement.
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4 (Email blanc). Quartz 10; carbonate de potasse calciné 2; oxides de 10 parties de plomb, de 5 d’étain et 1/60 de manganèse noir ( Hildebrand ).
0 (Émail pour les vases de fer de Birmingham). Quaitz 6, feldspath 2; litharge q; borax 6; argile 1; salpêtre 1 ,* cendres d’étain 6 ; potasse 1 ;
6° (Email à bon marché et sain pour faïence et poterie). BouIIay-Marillac recommandait de prendre le phosphate de chaux (os calcinés) et le phosphate de plomb à la place des alcalis employés jusqu’ici.
Les vernis peuvent être transparens ou opaques , blancs ou colorés , et plus ou moins fusibles suivant la nature des corps sur lesquels ils doivent être appliqués; ils se différencient des émaux ordinaires, parce qu’ils ne contiennent point de potasse , et que i’oxide de plomb qui, clans les poteries ordinaires , n’est point combiné avec elles, parce qu’elles n’ont point été suffisamment échauffées, est neutralisé par l’acide phosphorique , et n’est point attaqué par les acides végétaux. Ces vernis reviennent d’ailleurs meilleur marché.
Le phosphate de plomb s’obtient par la décomposition d un sel de plomb par du sous-phosphate de chaux , ou en faisant bouillir une dissolution de ce dernier avec de la litharge jusqu’à ce qu’elle soit devenue blanche.
Par un mélange de phosphate de chaux et de phosphate de plomb on peut produire: i° des vernis transparens plus ou moins fusibles suivant les proportions , pour les poteries anglaises; 20 un émail opaque pour les faïences en y ajoutant du plâtre.
Le plâtre qui se forme dans la décomposition des os par 1 acide sulfurique peut servir. Le plâtre produit le
même effet que l’oxide d’étain qu’on emploie ordinairement. On obtient les vernis bleus par une addition de safre ou de phosphate de cuivre; le vert par le phosphate de cuivre et de fer; le rouge-brun par l’oxide de fer; le brun et le noir par un mélange d’oxide de cuivre et de manganèse.
Opale artificielle . L’opale est une pierre translucide „ chatoyante , d’un blanc de lait jaunâtre. Le mélange suivant donne une matière vitreuse qui jouit des mêmes propriétés.
i° Cristal de roche 54o; soude 180; borax calciné 120; minium 90; salpêtre i5; pourpre d’or 1/10; os calcinés 1 1/2; muriate d’argent 2 (Schrader).
20 Cristal de roche 2 ; minium 4 î potasse de tartre 1 ; salpêtre 1 ; le mélange est fondu, pulvérisé, et fondu de nouveau avec 1/24 d’argent corné , 7/160 d’os calcinés ( Hildebrand).
5° Le mélange de verre indiqué plus bas pour le rubis, et du phosphate d’étain ou de zinc.
4° Le tungstate de potasse peut également être employé pour produire l’opale.
A gathes artificielles. L’agalhe, consistant en un mélange de pierres siliceuses différemment colorées, s’obtient en mêlant à l’état de fusion différens verres colorés homogènes , et agitant le mélange. Schrader a obtenu des agathes rouges en mêlant au flux de l’oxide rouge de fer qui le teignait par endroits. L’agathe naturelle peut être teinte en la faisant bouillir dans l’huile et ensuite dans l’acide sulfurique. Quelques couches deviennent noires, et d’autres conservent leur couleur naturelle. On peut obtenir des ligures blanches sur l’agathe en la couvrant
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avec du sous-carbonate de soude , et la chauffant dans une moufle.
Reisstein de Chine . On désigne ainsi une porcelaine transparente d un blanc de lait vitreux; Klaprolh y a trouvé dans 100 parties, 4i oxide de plomb (John 3i ), 59 silice (John 36), 7 alumine (John 5 1/2), et i5 alcalis ( John 11 1/2 ). Klaproth obtenait une matière semblable en fondant 8 oxide de plomb , 7 feldspath blanc, 4 verre blanc commun , et 1 borax; ou 8 oxide de plomb, 3 feldspath, 5 silice, 3 potasse, soude ou borax.
Plusieurs combinaisons métalliques donnent de l’émail jaune; les matières les plus employées sont l’oxide d’argent, le sulfate et le muriate d’argent (1), l’oxide d’antimoine , le chromate ne plomb (jaune de chrome et plusieurs couleurs jaunes qui paraissent dans le commerce comme le jaune minéral et le jaune de Naples ; l’oxide de plomb donne une nuance jaune pâle.
On peut aussi employer le phosphate de titane, qui teint jaune paille, le phosphate de nickel et celui de zinc. On obtient des couleurs jaunes plus inférieures en fondant dans le verre du charbon de bois d’aulne ou de bouleau et du tartre. Dans le Baireuth on teint le verre en jaune en jetant de 1 écorce de bouleau dans le verre en fusion. Dans tous les cas il ne faut ajouter, ni arsenic, ni salpêtre, ni manganèse , parce que ces corps affaiblissent
(1) Des feuilles d argent mises sur du verre chaud le teignent en jaune. L oxide d argent agit de la même manière. L’argent contenant du cuivre donne une couleur jaune verdAtre,
ia couleur, et eu quantité suffisante la^ détruisent. Il faut
aussi que le feu ne soit pas trop fort.
Les principaux mélanges sont les suivans :
i° Oxide de plomb rouge 8; oxide d’antimoine î ; oxide d’étain î ; bien mêlés et chauffés au rouge. On laisse refroidir par degrés , et on mêle i partie avec i partie 1/2 de flux h avec de l’eau. Par le changement de proportions de l’oxide de plomb et de l’antimoine , on obtient différentes nuances ( Yynn ) .
2° Oxide blanc d’antimoine 3 ; blanc de plomb i , 2 ou 5; alun 1 ; sel ammoniac 1 ; le mélange est fondu jusqu’à ce qu’il soit devenu d’un beau jaune (Clouet). En place de ce mélange , on peut employer le jaune minéral ou le jaune de Naples.
5° Oxide de plomb contenant de l’étain 7 1/2(0 parties de plomb et 1 d’étain ) ; oxide d’antimoine 1 ; litharge 1 ; on chauffe au rouge de manière à ne pas obtenir la fusion, on emploie ce mélange avec les flux h ( Yynn ).
4° Litharge 2 ; antimoine rouge 1 ; cendres d’étain 2.
5° Litharge 8 ; antimoine rouge 4 > cendres d’étain 4 ; rouille de fer ï .
6° (Orange ). Oxide ronge de plomb 1 2 ; oxide rouge de fer 1 ; oxide d’antimoine l\i poudre de silex 5; chauffés comme précédemment; on emploie 1 partie avec 2 parties du flux i. (Ceflux contient du colcothar (Yynn).
70 (Jaune pâle). Oxide de plomb 1 , silice ou alumine 2, 5 ou 4;
8° Silice 1; minium 2; jaune de plomb 1 /4 5 fiel de verre 1/4, et un peu de sel. Pour le vert on ajoute i/4 d’oxide de cuivre ( Adam de Landberg ).
90 (Couleur jaune pour le verre ). Minium 0 ; poudre de tuile 5 1/2; antimoine 1; sel marin 1.