COULEUR D’ÉMAIL ROUGE
Dans différons états l’or teint le verre en rouge (1) ; mais on obtient la plus belle couleur parle pourpre d’or; une partie suffit pour teindre 600 à 1000 parties d’émail ou de verre de cristal. On ajoute le pourpre d’or à 1/6 de verre d’antimoine, qui lui donne une légère nuance jaunâtre. Toute fumée et matière charbonneuse doit être soigneusement évitée, parce que ces substances détruisent la couleur. Elle ne prend son éclat que par le refroidissement. Une addition d’oxide de fer la rend plus foncée. L’or fulminant (ammoniure d’or ) teint en aussi beairpourpre (2). On ne prend point de flux renfermant du plomb ou d’autres métaux, parce qu’ils nuisent à la couleur, mais des flux produits avec le salpêtre , le borax , etc. , et qui fondent facilement.
L’acide chromique donne une autre couleur rouge.
Le cuivre peu oxidé teint le verre en rouge foncé, mais inégalement. Les oxides de fer et de manganèse donnent aussi une couleur rouge (5). Les anciens se servaient de l’un
(1) La poussière qui se forme en polissant l’or avec la pierre ponce donne avec le salpêtre , le borax et les cendres, un beau verre rouge. Une dissolution d or appliquée sur le verre et chauffée, lui donne également une couleur rouge. 11 en est de meme de l’oxide d’or.
(2) On 1 obtient en dissolvant de l’or dans l’eau régale et précipitant par l’ammoniaque. Le précipité doit être séché avec précaution - la chaleur, un choc brusque et le frottement lefont détonner avec force , mais pas quand il est tres-divisé et mêlé avec du borax. Il faut que
ce mélange soit fait avec de l’eau’; autrement il pourrait se faire une explosion dangereuse.
(3) Klaprotli a trouvé dans un antique verre d’empreinte d’un
et de l’autre pour colorer les verres en rouge, comme le
montrent les analyses de Klaproth.
i° Sulfate de fer calciné rouge , traité 4^6 semaines par l’eau , séché et fondu avec, un flux.
2° (Rouge foncé.) Oxide de fer rouge i partie , flux i a parties. (Yynn.)
5° (Rouge foncé.) i oxide rouge contenant de l’argile. (Calcination d’un mélange d’alun et de sulfate de fer) (i), flux 2 à 5. Plus le fer contient d’alun, plus le rouge devient clair. 3 parties d’alun pour i de sulfate de fer donnent des couleurs de chair. (Clouet.)
4° (Rouge foncé et rouge cramoisi). Phosphate de fer et phosphate de cuivre chauffés avec de l’alumine ou des os calcinés. Si le sel de cuivre domine, on obtient un rouge cramoisi. (Boullay-Marillac. )
5° (Rouge pour porcelaine et émail). On chauffe de la limaille de cuivre , ou mieux du cuivre précipité par le fer, avec du phosphate de soude et de l’alumine , ou un phosphate terreux. Les derniers ont pour objet de rendre la couleur opacpie ( Boullay-Marillac ).
6° ( Rouge cramoisi ). On chauffe du phosphate d’or avec de l’alumine, ou un phosphate terreux (Boullay- Marillac ).
7° ( Rouge pourpre ). On procède comme plus haut , mais on ajoute encore du phosphate d’étain ( Boullay- Marillac ).
rouge de cuivre vif: x(\i silice, 20 oxide de plomb, i5 oxide de cuivre, 2 oxide de fer, 5 alumine , et 3 de chaux (perte 5).
(1) L’alun rend la couleur constante au feu. L’oxide de fer rouge teint presque noir, et quand il est fondu avec beaucoup de verre jaune fonce'.