‹ Traité complet des propriétés, de la préparation et de l'emploi des matières tinctoriales et des couleursChapitre 98 sur 115 · ÉMAIL ROUGE · texte numérisé non relu

ÉMAIL ROUGE

8° (Rouge clair). Fer oxide 1; flux e 09; blanc de plomb 1 1/2 (Vynn).

90 (Verre rouge pourpre). Flux ce 960; safre 6; pourpre d’or 1; ou flux 240; manganèse 2 ; safre 1.

io° ( Pourpre). Pourpre d’or humide 1 (1); flux h 42; plus ou moins (Vynn).

ii° (Rouge-rose). Précipité d’or 1 (2); flux h 42 , flux g 4 2 , broyés avec un peu d’argent en feuille. La poudre est grise , mais elle devient rouge par la chaleur. Quand la couleur est trop jaune on ajoute davantage d’or ; quand elle est trop rouge , davantage d’argent (Vynn).

12° (Autre rouge-rose). Pourpre comme plus haut 1; flux g 4 ? muriate d’argent 1/60 : davantage de ce dernier le rend plus clair (Vynn).

i3° (Rouge-rose). Oxide d’antimoine 2; oxide de

(t) Pour préparer le pourpre d’or, ou dissout l’or dans un mélange d’acide nitrique concentre , et de 3 parties d’eau distillée , et dans un autre vase 1 partie cl’e'tain dans 4 parties de cet acide. Quand tout est dissous on ajoute une partie d’étain et 1 partie du plus fort acide nitrique, et on couvre le vase pour que les vapeurs ne se dégagent pas; après 24 heures on ajoute un peu d’eau distillée . La dissolution d’ëtain est gardée dans un vase dans lequel on met quelques grains d’étain. Après quelques jours elle est bonne à être employée. On verse de la dissolution d’or dans de l’eau distillée jusqu’à ce qu’elle soit teinte en faible jaune paille, et on y verse goutte à goutte la dissolution d’étain : il se forme un beau précipité pourpre que l’on met le plus tôt possible dans un vase large au fond duquel on met 2 à 3 morceaux d’étain.

On ajoute à la dissolution d’or jusqu’à ce qu’il ne se forme plus de précipité ; on le lave , on filtre, et on fait sécher.

(2) S’obtient en étendant de ioo parties d’eau une dissolution d’or, y ajoutant de l’alun et précipitant par l’ammoniaque, lavant et filtrant.

4a8 DES COULEURS D’ÉMAÏL.

plomb 3 ; oxide de fer i ; davantage d’oxide d’antimoine rend la couleur plus jaune ; davantage d’oxide de fer la rend plus brune.

i4° ( Rouge de sang). Verre de plomb 6,* verre de cristal 10; battitures de cuivre 8 à 12; tartre rouge autant qu’il en faut.

i5° (Rouge avec cuivre 1). L’oxide de cuivre peuoxidé teint le verre en rouge ; cependant cette couleur est difficile à produire. Clouet donne la prescription suivante : On teint le verre jaune-verdâtre par un mélange d’oxide de fer et de cuivre ? et on change la couleur, par une addition de tartre, en rouge ou rouge foncé. Le tartre enlève de l’oxigène des oxides. Si on emploie seulement du cuivre, on obtient un rouge équivalent au plus beau carmin; cependant l’opération ne réussit pas souvent. L’oxide de fer rend la couleur d’un rouge cinabre.

L’oxide de cuivre ainsi que l’oxide de fer fondent plus facilement avec l’alumine qu’avec la silice. Si on fond 2 ou 3 parties d’alumine avec une d’oxide de cuivre à un feu assez élevé, on obtient un émail rouge cinabre opaque. L’oxide de cuivre passe du rouge au jaune et ensuite au vert; par suite l’émail préparé avec de l’oxide de cuivre peut être vert à un feu très-fort et jaune à un plus faible. On peut produire le même effet en désoxigénant le cuivre à diffère 11s degrés par un feu plus ou moins fort.

iG° (Autre). On chauffe de la limaille de cuivre ( ou mieux du cuivre précipité par le fer ) avec du phosphate de soude et de l’alumine ( vol. ier).

1 7° ( Pour les vitres rouges). Salpêtre 10; pourpre d’or 2 à 10; sulfure d’antimoine 2 à 10 ; oxide de manganèse 2 à 10.

ÉMAIL ROUGE. . 4ig

^ 1 k ( » oiii pierre précieuse). Salpêtre 10; pourpre d’or 3 à 5 ; sulfure d’antimoine 3 h 1 8; manganèse o à 1 5.

19° (Couleur rouge pour peindre sur verre) d’après (Vynn). Muriate d’argent I; fer oxidé brun î (battitures), ou antimoniatc d’argent (î) i ; colcothar i ; on peut aussi ajouter une partie d’ocre jaune.

Ruhs artificiel Le rubis naturel est teint en rouge par 1 acide chromique; on pourrait employer cet acide pour produire le rubis artificiel, cependant jusqu’à présent on n a employé que le pourpre d’or.

i° Douald-Vieîand obtenait souvent , avec les mélanges indiqués plus haut pour la topaze, une masse foncée, seulement transparente aux bords , dont des lames minces, placées entre la lumière , montraient une couleur rouge, i partie fondue avec 8 parties de flux et laissée 5o heures dans le four, donnait un cristal jaunâtre semblable au stras, et ce dernier, fondu au chalumeau, le plus joli rubis oriental.

On obtient du rubis moins beau avec 4o de flux et i d’oxide de manganèse.

2° Silice 5 1 2 ; salpêtre 76 4/5 ; tartre 48; borax 48 ; arsenic 5 3/4; pourpre d’or provenant de la dissolution d une partie d’or précipitée par une dissolution d’une partie d’étain.

3° Potasse 8; cristal 6; battitures de cuivre 1; feuilles d’or 1/40.

4° Flux ee 02; pourpre d’or 1.

5° La silice, les phosphates terreux (ou phosphate de soude et phosphate terreux ) avec ou sans phosphate de

CO 0n obtient Pantimomate d’argent en fondant ensemble 3 partie d’argent et 2 parties d’antimoine r 0112e.

43o DES COULEURS D’ÉMAIL,

plomb, donnent un verre très-dur, qui, teint avec le phosphate d’or, imite complètement le rubis (Boullay- Mariliac ).

Grenat artificiel. Le grenat artificiel est ordinairement rouge ou rouge-brun. On peut alors l’imiter par des matières teignant rouge ou brun.

i° Stras 96; verre d’antimoine 96 ; manganèse 1.

20 Flux ee 192; antimoine 96; manganèse 1 ; pourpre d5or 1.

5° Flux ££96; antimoine 96; manganèse 1.

Escarboucle artificielle (grenat de Syrie). On prend flux 265 (7 gros 8 grains); antimoine 128 (3 gros 1/2 4 grains ) ; pourpre d’or 1 ( 2 grains ) ; oxide de manganèse 1(2 grains (Douald-Fieland ).

Hyacinthe artificielle. L’hyacinthe naturelle a une couleur qui varie du rouge-brun au rouge jaunâtre , et on tient par les mélanges suivans :

i° Stras 4o; verre d’antimoine 1. ( Avec addition de manganèse on obtient le grenat. )

20 Cristal de roche 2; minium 6; sanguine 1.

3° Cristal de roche 180; soude 60; borax 1^5; minium 5o; salpêtre i3; manganèse cristallisé 1 2/3; fer oxidé rouge 1 ( Schrader ) .

Cornaline artificielle. On l’obtient par les mélanges suivans :

i° Stras 6; verre d’antimoine 16; manganèse 1 : fondus, pulvérisés, et fondus de nouveau avec 2 parties de sulfate de fer (Ilildebrand).

20 Le mélange de rubis 110 5 teint par un mélange de phosphate d’or et de fer, ou de chromate de plomb ( Boullay-Marillac).

ÉMAIL VIOLET. 43 r

o Cornaline blanche . Flux 96; ocre jaune 1; os calcinés 4*

Page 1