‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 10 sur 145 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DE ïs MESURE DE LA TEHPI&RATURE DES LA*€S ET DE LA

IIIERJA DIVERSES PROPONDEURS.

1537. Depuis que j'ai fait [connaître (i) les procédés à l'aide desquels on peut trouver la température des parties intérieures des corps organisés, à l'aide d'effets thermo-électriques , on en a fait diverses applications que je vais faire connaître.

Dans le voyage que j'ai fait, il y a quelques années, avec M. Breschet, en Suisse et en Italie, nous avons cherché à déterminer la température des lacs en faisant usage, comme pour la détermination de la température animale, de deux fils, l'un de cuivre, l'autre de fer, soudés par un de leurs bouts et en communication par les deux autres bouts avec un multiplicateur à fil court; la longueur de ces deux fils était suffisante pour que Tune des soudures pût eti^e placée dans la partie dont on voulait connaiti^e la température, tandis que l'autre était dans l'air. Le fer est si mauvais conducteur, qu'un fil de ce métal, d'un millimètre de diamètre et de i5o mètres de longueur « fsiisant partie d'un circuit fer et cuivre , donne des effets thermo-électriques à peine sensibles pour des différences de température qui varient de 4 à 1 5 degi'és. Aussi ne doit-on pas dépasser ces dimensions si l'on veut avoir des résultats appréciables. Les

(t) Ton. V, i^^ partie.

ClfAPlTRE II. 17

deux fils doivent être étamés claus tonte leiif longueur, ïecouverts de soie et goudronnes, si l'on veut les soustraire à l'action cliimiqufi de l'eau. Ces précautions pri- «es, on est assuré que l'appareil n'accuse plus que dns courants électriques toutes les fois que les deux soudures ne possèdent pas la même température.

Pour opérer facilement, les fils sont enroulés sur une roue à gorge, traversée par un axe qui est appuyé [«ur deux montants, et auquel on imprime un mouvement de rotation au moyen d'une manivelle appliquée à l'extrémité.

L'appareil tliermo-électrique peut être employé avec succès lorsqu'il s'agit d'étudier les variations qu'éprouve

température de la terre à une profondeur trop grande

ur y placer, à poste fixe, un tliermomètre. Dans le où cette profondeur n'excède pas une vingtaine de mètres, on obtient des fractions de degré. La meilleure méthode pour opérer est d'introduire l'une des soudures dans un trou convenablement pratiqué, que l'on remplit insuite avec les substances qui en ont été retirées. L'ausoudure reste dans l'air. Les déviations de l'aiguille imantée indiquent nécessairement la différence qui 'txîsle entre la température de l'air et celle de la région oïl se trouve la seconde soudure. La tenipéiature de Vair étant connue, on en déduit immédiatement celle de la région inférieure. Dès lors rien n'est plus facile que 'd'étudier les variations qu'éprouve cette température.

Si l'on veut avoir la température d'un lac, on commcuee par atlacber à l'une des soudures un lest de i^nature quelconque , du poids de deux kilogrammes environ , qui sert à descendre dans l'eau le double fit. IjC multiplicateur accuse immédiatement, par la déviation de l'aiguille aimantée, l'abaissement de tempéiature du liquide , à mesure que l'on descend les points de jonction fer et cuivre. Cet instrument a un avantage que ne possè- ,dent pas les ihei-momètres à miuima : ces derniers exi-

fentun certain temps pour prendre la température amiante, de sorte qu'il faut faire une expérience chaque VI. 1" partie. a

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