‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 113 sur 145 · VI. i"^^ partie, 'xo · texte numérisé non relu

VI. i"^^ partie, 'xo

3o6 SUR LA PHOSPH, PAS ÉLÉVAT. DIÎ TEMPÉRATDRF..

arait été préalablement exposé aux rayons solaires. CeltP propriété appartient encore à plusieurs pyrophores artificiels, quand on substitue aux rayons solaires rétincelle électrique, comme l'a fait Pearseall. Il paraît donc que la radiation de la lumière salaire ou relie de la lumière électrique agit sur les coquilles en leur donnant un nouveau mode d'arrangement moléculaire qui est instable; las électricités dégagées, au fur et à mesure que les molécules reprennent leur position primitive d'équilibre, se recorabinent et forment la lueur phosphorîque. Les corps bons conducteurs ne sont jamais phosphorescents, comme je l'ai déjà dit, parce que les électricités, dégagées par l'action des rayons solaires , se réunisseut immé- ' diatement au contact , avant d'avoir acquis une certaine B tension.

I ■ Une preuve que la phosphorescence est due à un doq- I veau mode d'arrangement moléculaire, c'est que les (lil'ferses variétés de chaux fluatée ne sont phosphorescente» Iflu'autant qu'elles sontcolorées, bien qu'elles aient toutes VjîimËme composition chimique. Pearseall, en soumettant ■ de lachaux fluatée blanche à des décharges électriques, lui I» communiqué en certaines parties une teinte violacée, de t manière à lui donner dans ces mêmes parties l'aspect d'une L fluorine violette naturelle; elle devient alors phosplio- L iBScente par la chaleur, comme celle-ci.

i On sait que, si, après avoir exposé des coquilles à li I lumière, on les porte dans l'obscurité, elles s'éteignent 1 peu de temps après et redeviennent lumineuses psr ' élévation de température, M. Edmond Becquerel a voulu savoir si un abaissement très-grand de température diminuait la phosphorescence dès coquilles. Le résultat* confirmé ses prévisions. Ayant pris des coquilles ph«S" 1 pborescentes par insolation , une partie fut placée dans I une capsule plongée dans un mélange réfrigérant à — F ao" , et l'autre dans une capsule à la température ordil naire ; on vit alors les coquilles dont on avait abaistiï h [ température perdre leur phosphorescence plus raplikntent que les autres.

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