CHIMIQUES
1699. J'ai déjà parlé précédemment des expériences de Grothuss touchant l'influence des divers rayons colorés du spectre sur la production de la phosphorescence , et desquelles il résulte que de tous les i*ajoDS lumineux les rayons violets sont ceux qui excitent le plus la phosphorescence, tandis que les rayons rouges sont ceux qui l'excitent le moins. Wilson et Ritter firent les mêmes observations; mais ils précisèrent mieux les faits en annonçant que les corps qui sont lumineux dans l'obscurité perdent instantanément cette propriété quand on les expose à l'action de l'extrémité rouge du spectre. M. Edmond Becquerel, en répétant ces expériences sur des coquilles d'huîtres calcinées avec du persulfure de polassiuni, a reconnu que les coquilles deviennent phosphorescentes bien au delà de la limite du violet. Cette expcrionco monlre bien dans les rayons solaires la présence de radiations particulières qui excitent la phosphorescence.
M. Biot a entrepris quelques recherches dans le but de reconnaître la relation qui existe entre la nature des radiations qui excitent la phosphorescence et celle des radiations qui déterminent certaines actions chimiques.
Pour étudier l'influence des verres colorés, il a analysé ces verres, attendu qu'il n'y en a que très-peu qui