‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 132 sur 145 · L FORCE CHIH. DU COUR. ELEC. BANS, ETC · texte numérisé non relu

L FORCE CHIH. DU COUR. ELEC. BANS, ETC

3' Opération.

"^oltaïmètre , précipité A o^oI4 d'argent, oltaïraètre, précipité B o^,oro d'argent, dont la solution dans Tacide [ûtrique a indiqué U reaction du cuivre avec r ammoniaque.

Le calcul donne .. . Argent, o",oo83.

Cuivre, o^ooi^.

Ces nombres correspondent à un équivalent de cuivrf pour 1,4 équivalent d'argent.

Précipité G o',ai4 d'argent, avec traces légères de plomt -,,..,„. ■ Il {cuivre, o^ooi5),^J'^

Précipite D o'.oio cu„. plomb, (p,„„b,„.^oo85 jo,o4

Dans ce dernier précipité, il y a i atome de cuivrt et \,j atome de plomb.

4° Opération.

Voltaimètre , précipité A o«,oia d'argent.

— — B néant.

— — C néaut,

— — D o", 011 plomb Icgèreincnt

cuivreux.

Dans ce dernier piécipilé, il y avait :

Plomb o*,oio.

Cuivre o*,ooi.

Dans les deux premières opérations, le précipité if cuivre surleslames pesait o%o43, correspondait ào,oM de nitrate hydraté ; la dissolution ne renfermait qw o*,o8 1 ; il n'en restait donc plus que 0^,059. Aiusi, à I* 3* opération, la capsule D renfermait 1 partie atomiqiK de nitrate de cuivre, et environ 55 parties atomiques dt nitrate de plomb.

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m Nous voyons encore par là, qu'après la seconde opé-

' ration, le précipité contenait sensiblement i atome de plomb et i atome de cuivre. Â cette époque, il ne restait plus, dans les dissolutions B et C, que o^,o34 de nitrate d'argent; or, au commencement de l'expérience, il y avait o^r; le nitrate était donc réduit à 0^,066, ce qui fait que dans la solution il y avait i partie atomique de nitrate d'argent pour 66 parties atomiques de nitrate de cuivre. A la fin de la 3^ opération , le précipité B renfermait I équivalent de cuivre et i équivalent j environ d'argent, tandis qu'il n'y avait plus dans la solution que I équivalent de nitrate d'argent et 80 équivalents de nitrate de cuivre; en recommençant l'expérience avec des quantités proportionnelles intermédiaires ,onresserre

|< ies limites, et l'on finit par arriver à la précipitation des équivalents éganx d'argent et de cuivre.

Les expériences dont je viens de rendre compte sont longues et demandent des soins, en raison de la difficulté que l'on éprouve à rassembler les précipités, et du grand nombre d'analyses que l'on est obligé de faire, quelquefois avec de petites quantités de précipités.

Je n'ai pu encore déterminer le point précis où, dans la solution de nitrate d'argent et de nitrate de plomb, ce dernier commence à se décomposer, attendu qtie le précipité est dans un tel état de division, qu'il s'attache aux parois des vases dans lesquels on le lave, et qu'il reste longtemps en suspension dans IVau.

Il n'en est pas de même du précipité qui se forme dans la capsule où se trouvent le nitrate de cuivre et le nitrate de plomb, parce qu'il a une certaine consistance.

La 11' expérience nous indique qu'après la i''* opération , le nitrate de plomb n'était pas encore décomposé dans la c:ipsulc D ; il existait alors dans la solution

^partie atomique de nitrate de cuivre, et45 parties alo-

Iniques de nitrate de plomb.

H* Après la seconde opération, le précipité renfermait

K partie atomique de cuivre et l de plomb; il n'y avait

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dante cje la masse des corps. Dans le cas qui nom occupe , si nous partons du point où il se trouve dans la dissolution un équivalent de nitrate d'argeat et u^ équivalent de nitrate de cuivre , dès l'instant que le courant commence à fonctionner, son action se porte uniquement sur le nitrate d'argent. £n augmentant le nombn d'équivalents du nitrate de cuivre, le courant conae^ vant toujours son intensité , on affaiblit son action sur le nitrate d'argent, de sorte- que l'on arrivç à un terme où l'action de ce même courant pour le nitrate de cuivre est suffisante pour vaincre les affinités de l'oxigène et de l'acide nitrique pour le cuivre. Ainsi donc, en augmentant les masses, c'est^-à-dire, eu rapprochant les molécules du composé, on ne tarde pas à arriver au point où les affinités des deux éléments électro^négatlÊ pour les deux bases peuvent être vaincues par la même force; nous devons en conclure que dans ce cas les affinités de ces corps sont les mêmes. Cet effet est dû évidemment à l'influence des masses. De là il résulte, comme je l'ai déjà dit, que les forces qui unissent l'oxigène et l'acide nitrique à un équivalent d'argent, et les mêmes corps à un équivalent de cuivre, sont dans le rapport des masses nécessaires pour obtenir l'égalité de ces deux forces. Mais quel est ce rapport? C'est ce que nous ignorons encore.

L'influence des masses sur la décomposition électrochimique se fait également sentir , comme on devait s'y attendre, quand on augmente la quantité absolue du nitrate le plus facilement décomposable , tout en conservant le rapport des équivalents. Dans ce cas, le rapport des équivalents nécessaire pour arriver au partage du courant en deux parties égales, change en même temps.

Il est à remarquer que l'influence des masses ne se fait sentir qu'autant que la quantité de liquide employée reste la même ; car si elle augmente sous le même volume, le rapport des masses change en même temps, et les molécules ne sont plus à la même distance; et con^me c'est la distance qui joue ici un grand rôle, il

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