‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 18 sur 145 · CHAPITRE lir · texte numérisé non relu

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par leur bout acier, avec nn fil d'acier de même nature, et de l'autre, par leur bout cuivre, avec les extrémités du fil d'un excellent multiplicateur tbermo-électrique.

Lorsque les deux soudures ont la même température , l'aiguille aimantée n'est.pas déviée; mais, pour peu qu'il y ait une différence dans les deux températures, ne fûtelle que de 0,1 de degré, il y a une déviation dont le sens et l'étendue servent à évaluer exactement cette différence, et, par suite, la température d'un des milieux, quand celle de l'autre, qui est constante, est connue.

1643. La source constante que. j'ai l'habitude d'employer est fournie par l'appareil de M. Sorel, ou par la bouche d'une personne habituée à ce genre d'expérimentation. L'appareil Sorel conserve bien pendant quelques heures une température qui ne varie' que de quelques dixièmes de degré; mais la masse d'eau qui la donne «st tellement considérable , que la soudure que l'on y plonge se met promptement en équilibre de température avec elle , malgré les pertes qu'éprouvent les parties de l'aiguille situées en dehors, lesquelles pertes sont promptement réparées. Dans, ce cas , la température accusée par la soudure est bien celle du milieu dans lequel elle se trouve. H n'en est pas de même de la température accusée par la seconde soudure, qui se trouve dans uu muscle à peu de distance de la peau, lequel muscle, en raison des tissus dont il se compose, de leur peu d'étendue et de leur mauvaise conductibilité, ne doit pas être considéré comme une source de chaleur égale à l'autre. Aussi trouve-t-on , quand on opère dans un milieu dont la température est inférieure à 18 pu 20°, une différence en faveur de l'appareil, lors même que la température de ce dernier est la même que celle du muscle.

En employant la bouche comme source dé chaleur constante , on n'a plus à craindre autant les différences que nous venons de signaler , parce que les deux sources

3o MODIF. APP. DANS LE PROC. THERMQ-iÉLEC. , ETC.

ont de l'analogie entre elles sous le rapport de leur constitution.

Je suis entré dans quelques détails sur les précautions à prendre quand ou cherche à mesurer la température intérieure des corps organisés, afin de mettre à même les personnes qui voudront se servir du procédé éleotrox^himique, d'éviter les causes d'erreurs indiquées.

1 544« Je vais exposer maintenant les expériences que j'ai faites avec M. Breschet, pour montrer jusqu'à quel point la bouche peut remplacer l'appareil à température constante.

Chacune des soudures a été mise dans la bouche d'un jeune homme de vingt-deux ans, entre le palais et la langue, avec laquelle on exerçait une légère pression sur l'aiguille métallique, afin d'éviter les variations résultant du passage de l'air aspiré. L'aiguille aimantée fut déviée de I ® -J- en faveur de l'une des deux branches. Les soudures ayant été changées de bouche, la déviation fut de 2® dans un autre sens, au lieu de 1 -j. La différence d'un demi degré, correspondante à 7^ de degré de température, provenait très-probablement de ce que les soudures n'avaient pas été placées de la même manière dans les deux expériences. Les effets n'ont pas varié pendant un quart d'heure.

On voit donc, qu'avec certaines précautions, on peut se servir de la bouche comme source de température constante, quand on s'est habitué, par des essais préalables, à maintenir toujours la soudure dans la même position et à respirer par le nez, afin de ne pas introduire de l'air froid dans la bouche.

Une des soudures ayant été mise dans l'appareil So^ rel marquant 36*^,4o, l'autre dans la bouche d'un jeune homme, la déviation de l'aiguille aimantée fut de deux degrés en faveur de la bouche, ce qui indiquait une température de 36**, 4o, au lieu de 36% 5o, accusée par le thermomètre, différence bien faible, qui est due à des causes inaperçues.

On a laissé la soudure dans la bouche où elle se trou-

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