CHAPITRE III
DE L'éLBCTRIClTÉ NÉGATIVE DE L'EAU DES CASCADES.
1626. Nous avons vu (1) que, lorsqu'on présente un électromètre atmosphérique à la pluie très -fine qui résulte de l'éparpillement de l'eau près' d'une cascade, on obtient des signes très-distincts d'électricité négative, et qu'il en est encore de même lorsque l'on place Félectromètre sur les bords d'un torrent, là où il est le plus impétueux, et encore toutes les fois qu'une masse d'eau qui se précipite est peu considérable et ne présente qu'un filet gros comme le doigt.
J'ai attribué cette électricité à la terre à laquelle elle a été enlevée, soit par les-globules d'eau qui jaillissent des cascades, soit par les globules*plus légers qui s'élèvent de la surface du globe.
M. Belli (2) a fait une série d'observations pour examiner jusqu'à quel point l'opinion que j'ar émise à cet égard était fondée. Je vais indiquer ici quelques-unes de ses expériences.
Un vase conique fut suspendu à un anneau métallique fixé à un support de même nature. L'orifice de ce vase était tourné en haut, et l'extrémité inférieure était percée d'une petite ouverture par laquelle s'échappait, goutte à goutte, l'eau qu'il renfermait. Ces gouttes fu-
(i) Tom. IV, p. lai,
(2) Bibl. univ., tom. vi, p. i49>