‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 75 sur 145 · CHAPITRE IV. igi · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. igi

4i ont été accompagnées d'éclairs ^ de tonnerre ou de phénomènes lumineux quelconques ^ savoir: i6 de mer et a 5 de terre.

lo ont transporte des objets contre le vent; i6 ont donné de la grêle, dont 7 de mer et 9 de terre.

6 trombes se sont évanouies dans' une atmosphère sans nuages, sans qu'elles eussent été précédées d'aucune tourmente.

3 trombes de mer ont inondé d'eau douce les vaisseaux qui se sont trouvés, sur leur passage, quoique le météore fût ascendant.

3 trombes ont permis de voir la dépression de la surface des eaux.

a trombes ont servi d'intermédiaire entre deux groupes de nuages.

Dans i5 trombes on a vu l'eau monter, et, dans 8, l'eau descendre.

Dans 8 on a senti l'odeur du soufre. Dans 6 cas on a observé plusieurs trombes au même instant.

34 ont présenté des particularités i*emarquables. Ba* chanan en a dessiné une qui avait trois origines.

Le capitaine Beechey en a observé une qui avait trois cônes (fig. 8) sortant du même pavillon, lesquelles se réunirent bientôt pour se diviser ensuite. Enfin celle de Carcassonne a décarrelé une chambre sans renverser aucun des objets qui s'y trouvaient.

Les trombes marines ont manifesté leur formation par l'agitation de l'eau et par les vapeurs nombreuses qui s'en élevaient; celles de terre, par l'enlèvement des corps légers qui s'y trouvaient. Le bruit enfin a varié suivant la nature de la trombe. Il était plus fort sur terre que sur mer.

1629. M. Peltier a cherché à prouver que tous ces elFets se rattachent aux phénomènes d'électricité statique ou dynamique. Nous verrons plus loin les preuves qu'il apporte à l'appui de son assertion.

Sur trente auteurs dont il a recueilli les opinions,

I9> EXPLICATION DES THOMBES.

dix ont attribué le pliênomène à des courants d'air, litiîl . l'ont fait défieiidre de l 'élec tri cite , sans expliquer cornl Bieot il pouvait t-tre produit ; deux ont supposé des feun lU érnptioRS sous- ma ri nés.

Il résulte des relations que j'ai mentionnées, que, } jK^dant l'appariliori du pliénomètie , la trombe est agi* Vlée dans un espace tj-ès-lirailé. que des va|ieurs s'en élèvent et forment un cercle fuligineux alentour.

Au centre de ces cercles on a observé trois fois une dépression de plusieurs pieds. Quelquefois, nu coutraire, on a vu l'eau des mares enlevée cnliéremeuL Enfin, le phénomène est purement local, et les parties voisines oii il se manifeste i-estentdans un calme plat.

Pour représenter ces différents effets, M. Peltier a remplacé un nuage par un globe de métal qui élall constammenlchargéd'électrîciléaumoyen d'une machiue électrique toujours en mouvement, et sesincgaliléspar des pointes; au moyen de l'influence que ce corps électrisé exeiw sur l'eau , sur les vapeurs et sur les poussières, il a pu reproduire la dépression du liquide; il s'est formé aussitôt, du centre à la circonférence, des courants directs qui K sont transformés en un mouvement giratoire produit pw ) des résistances inégales. En déplaçant ces dernières, on s rétabli le courant ou on l'a renversé.

Tous ces effets disparaissent quand on remplace les

E ointes par une boule polie. Dans ce cas on obtient, an eu d'une dépression, un bouton saillant, comme Brissou l'avait déjà observé.

En faisant naître des vapeurs au-dessous de la boule polie, les vapeurs paraissent éprouver peu d'action ; seu* iement elles semblent monter un peu plus rapidement. Quand la boule est remplacée par le faisceau de pointes, M. Piltier a cru remarquer que la quantité de vapeur devient troisfois plus considérable; il a même fait descspé* riences pour le prou ver. L'augmentation de l'évaporation de l'eau par la tension électrique avait déjà été observée lar Beccaria , qui, ayant fait l'expérieoce avec des corps unis , avait été obligé d'éiectriser l'eau pendant des heu-

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