‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 76 sur 145 · CHAPITRE IV. If · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. If

tières pour oblonir une petite qiiautitii de vapeur, u moyen de pointes^ le phénomène est plus visible, irtout quand l'eau placée au-dessous est cliaude.On peut icore évaluer l'évaporatioii par le froid quelle produit; 1 faisant l'expérience avec de la vapeur de résine, oh sut se faire une idée des courants d'air produits dans s circonstances.

Les globules vésiculaires étant électrisés à distance par s pointes, sont chasses de suite dans tous les sens, puis 1 les voit tourbillonner en nuages, suivant le degré de charge électrique. Cette expérience, qui est très-si;n- |e, reproduit plusieurs effets des trombes, comme dépres- Dn au centre, vapeurs tourbillonnantesetcouranls d'air. Si la tension est puissante et le rayonnement faible, il a attraction du liquide et l'eau s'élève en masse. Pour atenir ces effeLs, il suffit de transformer la boule polie s Bt'isson en un faisceau de pointes.

l63o. Passons à d'autres expériences qui ont été faites mveut dans les cours publics, sans qu'on ait songé à 3 tirer parti pour l'explication des trombes. On place entre irn plateau de cuivre inférieur non isolé t une sphère supérieure une petite boule légère, qui va î l'un à l'autre lorsque la sphère est électrisée. Mais si l'on >mplace la petite boule par des corps successivement longés et plats, de manière à ne plus présenter à la fin 'une bande longue et étroite d'or battu, le mouvement ■imitif de va-et-vient est transformé en mouvement os- Uatoire et en un tourbillonnement qui se termine par D mouvement rapide de rotation entre les denx corps. 'Voilà donc des mouvements giratoires qui ont poulie rayonnement élecl.iique. Voici maintenant les conséquences que M. Peltier tire de ces faits, qu'il a étendus en variant les expériences:

1° Tous les phénomènes directs qu'on observe dans les trombes sont dus à l'électricité. Ces phénomènes 'odulsent eux-mêmes des phénomènes secondaires qui :ompagnent presque toujours. Ces derniers valent suivant les localités et l'état de l'atmosphère. VI. \" partie. i3

194 EXPLIGATIOU DES TROMBES.

^^ Les effets directs ou généraux sont dus à l'électricité statique ou à Téiectricité dynamique : le plus souvent ils proviennent de Tune et de l'autre*

3^ TjCs effets statiques sont des phénomènes d'attraçfion et de répulsion.

4^ L'attraction d'un miage électrique est accompagnée du refoulement de Fair vers ce nuage, d'où résultent des courants cheminant de l'extérieur à l'intérieur et partant de tous les points de la circK>nférence ambiante; elle se manifeste encore par la projection de la vapeur d'eau y de l'eau liquide , de corps légers ou pesants qu'elle enlève ou arrache suivant la puissance de la force agissante.

5® On suit facilement, au-dessus de la mer, ainsi que sur la terre, la marche de cette puissance attractive. Daus le premier cas, il y a bouillonnement des eaux, masse fuligineuse qui s'en élève(fîg. ao et âi), etc. Dans le second cas, soulèvement et entraînement de tous les corps légers, de l'air, des terres meubles, etc.

G^ L'attraction des nuages est encore prouvée par une accélération prodigieuse dans Tévaporation des eaux, par rabaissement de la température qui en résulte, etc., effets qui sont mis également en évidence par l'expérience.

La répulsion est prouvée par les courants d'air qui proviennent du nuage électrique et qui ne se font sentir que dans son voisinage. A peu de distance il règne un calme plat. Ces doubles courants éprouvent de nombreuses modifications en raison des localités et des accidents du terrain.

Pour imiter ces effets, il suffît de placer les poussières et les vapeurs siu' des corps plus ou moins inégalement conducteurs, ou bien présentant des aspérités plus ou moins saillantes.

7® I^ répulsion se prouve encore par le cône rentrant qui se forme dans la mer, au centre même des vapeurs fuligineuses; effets que l'on reproduit avec facilité dans les expériences.

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