‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 82 sur 145 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

« paritîon. Cette permanence d'im grand nombre de jets, ce chacun dans un même lieu apparent, tandis que leur ce éclat éprouve une infinité de nuances, semble prouver ce que la lumière dont il brille n'est pas réfléchie, mais ce directe, et qu'elle se développe au lieu même où on la et voit : aussi n'ai-je pas pu y découvrir la moindre trace « de polarisation. Tous ces feux, et l'arc même qui les ce embrassait dans son contour, occupaient une région ce plus ëlevée que les nuages; car ceux-ci les cachaient par ce intervalle; et soit que ce fût uuq illusion, soit que la ce chose fût réelle, les contours de ces nuages en parais-* ce saient illuminés. »

Voyons encore le récit d'une-aurore boréale observée dans une région plus septentrionale que les îles Shetland,- à Bossekop (West-Finmark).

M. le lieutenant de vaisseau Lottin, un des membres de la comhîission scientifique envoyée dernièrement dans le Nord, a fait une étude approfondie des aurores dans cette localité, pendant l'hiver de i838 à 1889; ^^^^^ '^ résultat de ses observations, qu'il a eu l'obligeance de me communiquer :

Bossekop est un comptoir norwégien dans la baie d'Alten, sur la côte de West-Finmark, par 70 degrés de latitude septentrionale.

Le golfe ou Fiord d'Alten s'étend dans la direction du nord comme un large fleuve dont les sinuosités vont se perdre derrière plusieurs promontoires, de sorte que Bossekop semble être sur les bords d'un lac entouré de forêts de sapins jet de^montagnes neigeuses, dont les crêtes dentèlent l'horizon à la hauteur de 5 à 7 degrés.

De septembre i838 à avril iSSg, dans l'intervalle de 206 jours, on a compté i43 aurores boréales; elles ont été surtout très -fréquentes du 17 novembre au 1^ janvier, pendant l'absence du soleil; cette nuit de 70 (ois a4 heures a offert 64 aurores, sans compter celles dérobées à la vue par un ciel enlicrenient couvert, et dont néanmoins la présence était accusée par les perturbations des aiguilles magnétiques.

%%6 DES DÎFF. PAllT. DU CORPS DI LÀ CREN. QUI , ETC.

Pour obtenir le courant, il n'est pas nécessaire que les deux parties de son corps plongées dans les capsules soient uniquement les nerfs et les muscles; il suffit de

a la tête , comme l'a observé Nobili.

M. Matteucci a obtenu encore le courant propre, quand on fait naître des contractions en repliant la jambe sur le dos, sur les yeux, ou sur la moelle épiuière; en enlevant entièrement les nerfs cruraux et mâme la partie de ces nerfs cachée dans les muscles de la cuisse , en plongeant d'un côté la jambe , de l'autre les muscles de la cuisse toute préparée. Ces derniers produisent également des contractions et des courants sensibles au galvanomètre*

i636. Supposons^ maintenant qu'on ait préparé une grenouille à la manière de Galvani , et qu'on ait coupé l'os qui réunit les deux cuisses, tout en laissant les deux nerfs cruraux attachés à un morceau de la moelle épinière. Les deux jambes étant alors détachées, on peut mettre à volonté la jambe en contact aveô son nerf ou avec celui de l'autre jambe. Si le nerf touché est celui ^ui y correspond , les contractions sont trè»-fortes au contact, et elles ont rarement lieu à l'instant oh l'on interrompt le courant. Quand le contact s'opère avec le nerf de 1 autre jambe, c'est la jambe du nerf touché qui se contracte, tandis que l'autre reste tranquille. Ces contractions sont plus faibles que dans le premier cas. '^i l'on détruit le contact, la jambe dont le nerf a été tou- ^ ohé reste tranquille , et la contraction a lieu , au contraire, dans la jambe qui a touché.

M. Matteucci a remarqué que les grenouilles qui présentent cet effet, se contractent lorsqu'un courant électrique ordinaire est introduit directement , de même que .lorsque étant dirigé en sens inverse, il cesse de passer. Il résulte de là qu'en touchant , avec une jambe de la grenouijle , le nerf de l'autre jambe , le courant circule di-

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