XVI DF.S DIVERS PROCEDES D AIMANTATION
peinent de magnétisme a lieu vers les extrémités ; il en résulte que chaque étage tend à maintenir, dans Tétage inférieur, la séparation du magnétisme.
Nous devons faire remarquer que toutes les dispositions adoptées par Coulomb sont le résultat d'expériences très-précises, dans lesquelles il a déterminé rigoureusement j dans chaque mode d'aimantation , le degré de force des barreaux.
On obtient de grands avantages , lorsqu'on aimante un barreau, en le maintenant, pendant cette opération, à la température rouge, et lui faisant éprouver ensuite \ï\\ refroidissement brusque, pendant qu'il se trouve sous l'influence des forces magnétiques.
§ III. Des armures ou armatures.
Nous avons vu que lorsque l'un des pôles est en contact avec l'une des extrémités d'un barreau d'acier, il y développe peu à peu un magnétisme de nom contraire au sien, lequel réagit à son tour sur le magnétisme naturel de l'aimant pour opérer sa décomposition, (le nouvel accroissement réagit de nouveau sur le barreau, et ainsi de suite, jusqu'à une certaine limite, qui est déterminée par l'état de saturation de l'aimant et du barreau, et la constitution de l'acier. Cette propriété a été mise à profit pour augmenter la force des aimants naturels ou artificiels.
Si à l'un des pôles d'un aimant on applique un morceau de fer doux, auquel est attaché un plateau de balance , dans lequel on met successivement différents poids, jusqu'à ce qu'on ne puisse plus ajouter une nouvelle charge sans séparer le fer doux de l'aimant , on trouve que le lendemain et jours suivants on peut augmenter la charge sans opérer la séparation ; mais si au bout d'un certain temps on détache forcément le fer doux, l'aimant n'est plus capable de soutenir toute la charge qu'il portait avant. Cet effet est facile à expliquer : l'aimant, sous l'influence du fer, avait acquis un