CHAPITRE f. XVII
fxvès d'énergie que sa force coercilive ne lui permet pas de garder; abandonné à lui-même, il reprend le degré de force qui est propre à sa nature, c'esl-h-dire qu'il rentre dans son état de saturation naturel.
Cela posé, considérons un aimant de forme carrée PI. I, fig. 84 , A A', B B) , dont les pôles A et B sont fie signe contraire. Si Ton appli(|ue au pôle A un morn!au de fer doux an bb^ d'une certaine épaisseur, il y aura décomposition de magnétisme naturel dans le fer ibux , attraction de magnétisme boréal en bb , et répulsion de magnétisme austral en aa. Plaçons un autre morceau de ïer doux, an! UU semblable à l'autre, il s'y produira des effets semblables de décomposition. D'après Texpérience pi*écédcnte , au bout d'un certain temps, chaque pôle aura acquis un excès d'énergie , et par suite Faimant entier sera capable de soutenir un poids plus considérable qu'avant. Ces appendices en fer doux, que l'on applique contre les aimants aux endroits où les pôles sont situés , sont appelés armatures ou armures de Taiinant , et les parties extrêmes aa b'b' les pieds de l'armure. I^ur épaisseur ne peut être déterminée que par Texpérience, attendu qu'elle varie suivant la nature des aimants.
Ijcs armures ont encore l'avantage de concentrer en quelques points toute l'action de l'extrémité d'un barreau qui a une certaine longueur. Supposons un aimant AB(P1. I, fig. 85), placé en présence d'un petit barreau ab qu'il s'agit d'aimanter; il est évident que tous les points de BB agiront plus ou moins obliquement sur ce barreau, et auront moins d'influence pour décomposer son magnétisme naturel, que si ces points formaient une ligne de peu d'étendue; de plus, l'action de A A, quoique plus faible que l'autre en raison de la distance, se fera sentir également sur ab pour contrarier celle de B B. On évite ces inconvénients en disposant les annatures comme l'indique la figure 84 1 et plaçant le petit barreau dans le prolongement d'un des pieds; d'une part, l'action du pôle est concentrée dans le pied