CHAPITRE VIII
une aiguille dans un temps donné , est une mesure de la puissance du globe , dépendante de la constitution de laiguille. En comparant les valeurs obtenues en difTcrents points de la terre , on a, par conséquent, les rapjiorts d'intensité seulement. Or, les particules constitutives de Tacier et leur mode d'arrangement peuvent influer de deux manières sur les cflets produits^, d'abord eo permettant aux aiguilles de prendre une puissance magnétique plus ou moins forte, ensuite en modifiant la distribution du magnétisme.
D^un autre côté. Faction exercée par la terre sur les Jeux fluides séparés de l'aiguille quand elle se trouve fB dehors du méridien magnétique, produit une force ou moment de rotation, qui est d'autant plus grand que FaiguîHe est plus déviée de sa position d'équilibre ordinaire. Ce moment est égal au produit de fa composante horizontale par le sinus de l'angle de déviation et la dis* teoce d'un des pôles magnétiques à Taxe. Cette valeur est donc à son maximum lorsque Taiguille se trouve à angle droit avec le méridien magnétique.
M. Gauss, dans ses calculs, considère toujours le moment maximum de rotation, qu'il exprime en chiffres an moyen d'un poids déterminé agissant sur un bras de levier' d'une longueur également déterminée.
I^ mécanique nous donne un moyen d'établir le rapport qui existe entre le moment de rotation et la durée d*une oscillation; ce rapport est le résultat d'une force intermédiaire, appelée moment et inertie^ que l'on détermine par la forme et le poids de l'aiguille.
Le moment d'inertie étant connu, on en déduit dès ioTs le moment de rotation produit sur l'aiguille par l'infloence du magnétisme terrestre.
Voici maintenant comment M. Gauss s'exprime à cet égard (i):
(i) Besultate ans den BeobachtuDgen des magnetischen Vereitis, im Jahre i836.
fj& RÈGL. A SUIVRE POUR TUER PARTI DES OBSERVATIONS.
« Si l'on représente par C le moment d'inertie, après ce l'avoir multiplié par ir*, c'est-à-dire par 9,8696, et divisé a par la double bauteftir de cluite pour i'unité de temps «choisie, on peut alors déduire de C et de la dui*é6 a d'oscillation t, observée dan$ Taiguilleou dans le barreaQ «magnétique oscillant, le plus grand moment de rota* « tiou que produit la terre, et la dynamique nous apprend c aussi que ce moment est :
a Du reste, il est très -possible de déterminer ce mofiç ment de rotation par des essais directs^ sans avoir rea cours aux observations de la durt>e d'une oscillat^QD. c L'observatoire astronomique (Gœttingue) nous montm a un appareil construit , il y a peu de temps , exprès pour «( ces sortes d'opérations. Le moment de rotation que lo a magnétisme terrestre produit sur une aiguille réunissant (C certaines conditions, nous offre une nouvelle manière «de mesurer la force du magnétisme terrestre, ou^ « pour mieux nous expliquer, une nouvelle forme de la «manière de mesurer préccdeinment si^ivie, et sur laa quelle elle a l'avantage de pouvoir séparer aujourd'hui (C une partie de l'individualité de l'aiguille; elle ne reste «encore dépendante de cette individualité qu'autant « qu'un magnétisme plus ou moins fort sera développé « dans l'instrument; et aussitôt (|uc nous serons parve- <c nus à ramener ce magnétisme h une mesure absolue, « en quoi los particularités de son porteur seront sans « effet, la puissance du magnétisme terrestre sera rame- (( née d'elle-même à des mesures absol\,ies; car il ne £iu- « dra que diviser aloi's le chiffre qui exprimera le mouce vement de rotation par celui qui mesurera le magnétismo «de l'aiguille. En effet, il est d'abord pris pour base M comme unité de la mesure du magnétisme terrestre, « une force telle qu'elle puisse l'égaler, et dont l'action « sur une unité du magnétisme de l'aiguille consiste dans