‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 107 sur 364 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

OD obtiendra

Telle est la formule qui donne la valeur absolue du magnétisme terrestre. On conçoit, d après cela , comment on peut exprimer cette valeur sans avoir égard h rétat magnétique de chaque aiguille.

Dans Tapplication de cette formule, on doit avoir égard

ion certain nombre de circonstances accidentelles et à

fautres particulières que je vais indiquerd aprèsM. Gauss.

f On a vu que les unités subordonnées aux mesurages

œ consistaient qu'en une unité de distance et une unité

de poids; mais on ne devra point oublier qu'un poids

<|uelconque, un gramme, par exemple, ne désignait point

ici la quantité de matière pondérable à laquelle on a

donné ce nom, et qui est partout la -même, mais la

prfssion que cette quantité exerce au lieu de l'observa-

(ion sous l'influence. de la gravitation. On sait que cette

gravitation n'est point partout la même, et si nous avçns

pris pour unité de poids la pression d'un gramme, on ne

pourra pas, à la rigueur, déterminer avec la mêmemesurele

magnétisme terrestre en des lieux divers; et il est juste,

aujourd'hui surtout que les mesurages peuvent être faits

avec une grande exactitude, de ne point négliger cette

différence; pour cela, il est une manière très-simple et

très-naturelle, c'est de ramener la gravitation elle-même

à des dimensions absolues, en admettant comme dimtn-

iion de 4a gravitation dans une unité de temps choisie,

la double hauteur de chute, une seconde par exemple,

et en exprimant la pression par le produit de la masse

par le chiffre de la gravitation.

« Souvent il arrive que l'on ne s'aperçoit point que de cette méthode il résulte d'autres chiflfres aussi bien pour la puissance fie l'aiguille aimantée dont on se sert

4ttî RKCL. A SVI VRE K>PA TiftCt PâlTl DES OBSERVATIONS.

que pour la puissance piagoétigue terrestre (i), dont la base, qui, auparavant, était formée par deux unités, le sera maintenant par trois, savoir, une unité ^e distance, une unité de temps et une unité de masse.

« En calculant les i|0|iibret H el T, d aprcs 1rs équaliotis (VctVI),

on a attribué à la constante la valeur

ip'

PU 7s ^ésistne )^ cfiiffi^e counu 3,i4i59. • •» ffh doubjc fauteur de chi|fe dans une unité de temps cnoisje, et i ]g u)piqent d'iucftie dM baiTçau oscîllan^. Ou obtiendra par les mêmes équations de nouveaux chiffres, aussitôt q|ie Vof^ n'attribuera à C que la yaleut Ç?= W'X*.

« Un^difficulté principale dans remploi de cette méthode cpq^i^te çn ce qM^ |a loi ci-dessus mentionnée ( celle dé la proporMonp^lité inverse ^ Tactiop d'une aiguilla aipi^pté^ sur l§ cpbc de {a distance) ne sauiait s'appliquer |iYf c upe exactitude sufiisaute qua des distances très-grandes, ai^quetle^ 1^ effets sont beaucoup trop pet jts pour pouvoir âtrf éy^ués avec quçlqpe précision. A des distwcc!9 modéré^, 1^ déviations dç I4 règle fiépér^lç cpmmçpcent déjà è devenir ^i^ts-sensiblos; piftis Ta théorie opps apprepd quç cqs dé viatipns (&Iles-mémcs obéissent à d^ règles et à des lois constantes, et les mathématî^

(1) Elles se trouvent vis-à-vis des précédentes dans une propottîoa ^le de la Aidne carrée du 0bi(lre qui mesure la gravîtsUon au nombre 1 .

ces "deykitions par la combinaison de plusieurs essais , iîtes m oes distances moyehqes, mais inégales. 9 '

Poor m^^ntrer comment l'on sVst servi du petit appareil de m^surage pour faire Ips observations dont nous avons renau compte plus haut, nous extrairons encore du traite (ntepsitas^ etc. . un inpjen de correction ^impie et nécessaire. * "

1* On prendra pour les déviations de la boussole v^^ Vo '^%'» ^^c., obtenues par le moyen du barreau magnétique à dffrérei)tes distances B», B^» n,, non les .valeurs d'observations immédiates, mais les valeurs combinées ci-après :

Vo=: i {lio — Wo + u"o — ""'o)

v.^i (w, — m. + fi". — a\)

v,= i (u, — u\ + ei^ — u"\), etc.

!È? On ajoutera aiup valeurs approximatives 7j7 qde

Ton aura obtenues par l'équation (IV) ci-dessus

M B^ tang. v

les corrections sm^^f^^ :

Videur approximaXwe pimr W- Correction.

B'a tang. Vo L

B\ tang. v, L

B', tans^.t;, ' L

3^ On emploiera les règles du c^cul des probabilités- (parce que le chiffre des 'dipeusions mesurées B», B^

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