VI. %^ partie
3o XérH. DE V.BÂBiiOWOrB méïïMMM, L ATnLàCT.,ETC
§ IL Méthode de Jf. BaHompom^d^mmùêer Faitmc- Uon locale dts ymtftmm r.
On doit à M. ftuicnr b dcoonverle «Tuii procédé qui
Ermtt conduire le plus dîrecUmcBt an bot pour corriger ; effets de raltradion locale.
Cet habile pbTsicîen est parti do principe incontestable oue les diverses masses de fer cpii se trouvent à bord oes bâtiments acquièrent la polarité magnétique , sous Tinfluence de l'action do globe, et quVIIes agissent ensuite sur les boussoles, comme pourraient le faire de véritables aimants. Ce principe posé, il admet que si Ton fait varier en même temps la distance et rélévation d'une placfue de fer doux, par rapport à une aiguille aimantée horizontale , on peut trouver une position où cette plaque exerce la même action que les pièces de fei qui se trouvent sur un bâtiment. Dès lors cette plaque placée d'un certain côté de i aiguille, doit "détruire les eflets de Tattraction locale.
M. Barlow a tiré de là, comme conséquence, que 1« plaque et les masses ferrugineuses perturbatrices étara modifiées de la même manière, suivant la latitude ma gnétique des lieux où l'on observe , ce mode de compera sation n'aurait pas besoin d'être changé.
M. Poisson a traité aussi cette question par l'analyse comme on le verra ci-après; quant à la méthode employa par M. Barlow pour déterminer l'attraction locale d^ vaisseaux, elle ne saurait être mieux exposée que daK la relation qu'il a rédigée des expériences faites par L« h lïord des vaisseaux le Les^en , le Conway et le Ba^ mcouta.
« liO Ijii'en était mouillé à Northfleet, le 1 5 avril 1 820 «j'y allai le 17, dans le dessein de faire une série d'e^r « périonces avant que les canons fussent à bord ; cet tt opérations furent conduites comme il suit (1) :
(1) Au Esioy on magoetic attraction , Barlow, i833y p. 89.
GHAPlTaE X. i3l
ff Je trouvai d'abord qu'il y avait une grande difficulté « à louer le vaisseau dans ce lieu; je proposai, et Ton y f adhéra , de procéder de la manière suivante : je pris sur «le rivage une excellente boussole azimu taie de MiM. W. cet T. Gilbert, que je m'étais procurée à cet effet, ainsi ff^'un théodolite de Schtnalcalder ; je pris la position lazimutale d'un objet éloigné, je trouvai qu'elle était «de 35* 5o' N.-E. , et le théodolite fut ensuite pointé «dans la même direction; au moyen de quoi le o du
• tbMdoiit« fut porté au véritable nord magnétique , de c sorte qtM la position d'un objet pouvait être déterminée
• saiis.c|ti'il fût besoin de s'en rapportera l'aiguille. On c comprendra facilement que le théodolite fut fixe sur le f lieu où la boussole azimutale avait d'abord été élevée. Je cpris à bord ce dernier instrument dans le dessein de i (aire des expériences , tandis que le lieutenant Mudge « restait sur le rivage pour relever la direction du pié- € destal ou pilier que l'on prenait à bord avec le théocdolite (le capitaine Bartholomew avait fait élever un
< piédestal justement devant le mât de misaine, comme c lieu fixé pour prendre des azimuts pendant le voyage).
« Le vaisseau commençant alors à céder à la marée, m on fit entendre le mot: Regardez; à ce signal, le lieu- « tenant Vidal, «H la boussole azimutale à bord, regar- «dàit le lieutenant Mudge sur le rivage, dans la ligne « en &ce de lui , tandis que ce dernier regardait de la
< même manière dans le champ de son télescope le «lieutenant Vidal. Après cette observation ou cria :
< Arrêtez^ et chacun enregistra aussitôt de son côté la « position de l'autre. Ces positions, indépendantes de l'ac- « tion attractive locale du vaisseau, doivent avoir étédia- « métralement opposées , et conséquemment la différence « entre les deux observations indiquait l'erreur due à ^ lattraction des fers du bâtiment du bord.
« I^ première observation enregistrée, le mot /îe- ^ cariiez fut de nouveau crié, et le mot Arrctcz fut ren- ^ voyé aussi souvent que possible pendant que le vaisseau ^ tournait doucement; le lieutenant Baldey prenant cha-
1 32 MÉTU. DE M. BARLOW POUR DETERM. l'àTTR AC, ETC.
a que fois la position de la proue du vaisseau , au moyen a de la boussole azimutale placée sur le cabestan du « navire.
« Les avantages de cette méthode sont que les deux a positions, c'est-à-dire, celle du vaisseau et celle du ricc vage^ dépendent de la même boussole, et qu'ainsi on (c évitera les erreurs provenant de Tusage de différentes a aiguilles, en même temps que celle delà parallaxe d'un (c objet éloigné , lorsque le vaisseau prend sa course ; a source d'erreurs qui doit s'être reproduite dans lespre- « mières observations de ce genre. £n se reportant à la a figure 249 cette description n'est plus inintelligible, a V suppose le vaisseau dans la rivière R, et T la poa sion du théodolite sur le rivage.
a La seule chose nécessaire dans ce cas, est d'avoir a une boussole azimutale très-mobile; celles dont se ser- « vent communément les navires étant si défectueuses ic qu'il est impossible (quand il n'y a pas de mouvement a dans le vaisseau) de fixer leur position à ql ou 3^ près « du véritable nord magnétique. Depuis cette remarque, a je suis heureux de savoir que le bureau naval a donné « une amélioration aux boussoles des vaisseaux. J'ai (C reçu des instructions pour les examiner, et je dois faire a un rapport sur celles qui sont fautives. Il est à esa pcrcr que ces instruments seront bientôt placés sur un <c pied semblable à celui des autres mesures excellentes t( de la marine anglaise. »
Les expériences mentionnées ci-dessus furent faites avant que l'on eût placé les canons à bord ; mais on les répéta le 29 avril, après qu'ils eurent été mis en place. Les résultats qui suivent sont ceux de deux séries d'observations.