CHAPITRE XII. iS'J
retardée suivant la position de ce dernier par rapport aux masses de fer.
D'après les observations de M. Fislier, cette marche devait être uniformément accélérée, conséquence à laquelle M. Barlow n'a pas été conduit; les siennes l'ont porté plutôt à admettre à priori (\ue^ suivant la directioQ du balancier par rapport au fer, l'amplitude des oscillations devait éprouver une altération en plus ou en moins.
M. Fislier a fait deux séries d'expériences, Tune avec un fort barreau aimanté placé à 2 pouces (anglais) du balancier, l'autre à bord et à terre, au Spitzberg, dans deux circonstances tout à fait différentes, attendu que l'action éprouvée dans la première série par le balancier devait être beaucoup plus grande que celle qui résultait des attractions locales.
Néanmoins on peut admettre que du fer non magnétique peut attirer le balancier d'un, chronomètre, quand ce balancier a acquis la propriété polaire par une cause quelconque; d'où résulte une accélération ou un retard suivant la position respective des deux corps. D'après cet exposé, on doit regarder comme singulier que tous les chronomètres dont fit usage M. Fisher aient éprouvé toujours de l'accélération, quelles que fussent les positions respectives des chronomètres cl des fers. Mais ce qui ne le paraîtra pas moins, c'est que M. Barlow, dans toutes ses expériences avec cin([ ou six chronomètres, a reconnu que ceux-ci ont toujours été en retard.
M. Fisher a obtenu un effet de 8 ou 9" par jour, tandis que M. Barlow, en approchant ses chronomètres à la distance de 2 ou 3 pouces de la surface d'un boulet de fer de i3 pouces, a~eu un maximum qui ne dépassait pas quatre secondes.
Il est probable que le changement remarquable qui , Suivant M. Fisher , s'est opéré dans la marche des neuf chronomètres de 2a Dorothée el du Trente ^ doit être Attribué à des causes particulières d'erreurs existant à Jbord de ces vaisseaux.
1 58 RF.CH. FAITES DAWS LE BUT I>fe DI^TERM. l'iWFL., ETC.
Eli partant deropinion de M. Barlow, que le balancier d'un chronomètre, ou au moins son ressort, soit susceptible- d'acquérir la polarité magnétique, ce balancier doit tendre à prendre une certaine direction lorsqu'il se trouve dans la sphère d'activité d'une masse de fer; et l'intensité de sa force peut être calculée en comptant le nombre d'oscillations qu'une petite aiguille de fer exécute, dan» un temps donné, dans une situation quelconque , relativement au fer , et en comparant ce nombre d'oscillations à celui qu'elle exécuterait pendant le même temps hors de la portée de la force attractive.
Supposons que ABCD, fig. 26, représente le balancier d'un chronotnètre, sjf son ressort j et D la partie du balancier attirée par le centre O d'un boulet de fer ou (Tune bomba ; si maintenant on conçoit que le ressoit détaché de la partie fixe du chronomètre soit libre de se mouvoir, ainsi que le balancier , le système prendra une position quelconque, .et alors D sera attiré par O; si on vient a le déranger de sa position d'équilibre, il y reviendra en oscillant de chaque côté du point D : le nombre d'oscillations dans un temps donné sera employé à déterminer l'intensité du pouvoir attractif.
Mais, au lieu de détacher le balancier, on peut feire osciller une petite aiguille aimantée, et compter le nombre d'ôsdllatidhs dans un temps donné.
M. Barlow commença par constater la durée de quatre oscillations de sa petite aiguille en présence d*une bombe de 18 pouces de diamètre, pesant 496 livres anglaises, et h î8 pouces de distance de son centre. Cela fait, il procéda aux expériences ainsi qu'il suit :
Supposons que S Q N Q' représente la bombe, QQson équateur magnétique, t)u plan de non-attraction; a ô, c dy eff etc. les parallèles ou latitudes correspondant à 60% 45^ 3o^ etc., H H' l'horizon, NS la direction de Taction magnétique; le cercle SQNQ^ sera, d'après M. Barlow, le plan du méridien magnétique.
L'aiguille aimantée, délicatement suspendue à un fil de soie dans une cloche de verre, fttt placée en Q, à 18
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pOQOes de distance du centre du globe , et on observa le temps nécessaire pour que cette aiguille pût exëcutei* quarante oscillations. Elle fut ensuite placée dans le cercle QQ', à îo** de Q vers Ë, ou à 60** en longitude, puis à 3o* plus près de E , ou à So"* de longitude. La tnéflie chose fui répétée dans les cercles à bj c r/, e f, Dso» ^aq«e situation on prit la moyenne des résultats , et on obtint les nombres consignés dans le tableau sui- ▼mit , où je n'ai rapporté que le temps moyen de la dvrée de 10 oscillations :