XXXIV DE LA FORCK MAGNÉTIQUE DES AIGUILLES
mesure que rextrémité devint plus aiguë, et le point trindifTérence s éloigna de cette même extrémité.
^ Vl, De la force magnétique des aiguilles réunies rn faisceaux ou tlétachées de ces niéines faisceaux.
Pour étudier la distribution du magnétisme dans l'intérieur des aimants, Coulomb prit i6 aiguilles parallélogrammatiques rectangles dans la même tôle d'acier, de o'",i6a de long et de 2i"''"/j3 de large, et du poids de 20^'"*,246; il les fit chauffer à blanc sans les tremper, pour être sûr de les avoir toujours dans le même état. Les ayant aimantées à saturation, il forma des faisceaux avec un certain nombre de ces aignilles, les pôles semblables du même côté, et les aiguilles liées ensemble avec un fil de soie assez fort pour les serrer les unes contre les autres. Le faisceau fut placé dans la balance magnétique et éloigné de 3o° du méridien magnétique.
Une seule aiguille a exigé, pour rester à celte distance, une force de torsroii mesurée par 8a*^
2 aiguilles réunies 1^5
4 aiguilles 1 5o
6 aiguilles i ^a
8 aiguilles 182
j 2 aiguilles , 2o5
16 aiguilles 2^9
On voit par là que la force magnétique de chaque faisceau croît dans un rapport beaucoup moindre que le nombre des lames. Huit aiguilles différentes des précédentes ont exécuté 20 oscillations en 24a''. Coulomb, voulant pénétrer dans l'intérieur des aimants, a déterminé l'état magnétique de chacune des aiguilles composant le faisceau de 16 aiguilles et celui de 8. Pour cela, il lésa séparées toutes et les a placées successivement dans la balance magnétique, en les éloignant d
CHAIMTRF I. XXXV
3o du méridien magnétique ; il a trouvé que les deux aiguilles extrêmes, c est-à-dire, celles qui formaient les deux surfaces des faisceaux , avaient une plus grande force magnétique que les autres.
La première avait pour mesure 46
I^ seconde 4^
Et la force moyenne de toutes les autres était égale à 3o
Une seule aiguille ayant donné pour le moment de la forcer directrice Sti**, tandis que pour 16 feuilles réunies le moment magnétique moyen de chacune n'était que de i4S3» c'est-à-dire, à peu près la sixième partie de l'autre, il en résulte que, dans les aiguilles de boussole, le moment du frottement des pivots augmentant dans un rapport plus grand que les pressions, et les moments magnétiques croissant dans un rapport beaucoup moins grand que les masses ou les pressions des pivots, les aiguilles peu épaisses et très-légères à longueurs égales doivent être préférées à toutes les autres. Je reviendrai sur cette question page 7 et suivantes.
En défaisant la lame composée de 8 aiguilles , Coulomb a trouvé que la
première lame exécutait 20 oscillations en 91"
deuxième 10 a3 1
troisième ao a^S
quatrième ^ ao -211
cinquième 20 222
sixième 20 . 23^
septième (les pôles renversés) 20 237
huitième 20 90
Ces résultats conduisent aux m^es conséquences que ci-dessus, et nous montrent en outre qu'il peut y avoir
XXXVl DE LA FORCE MAGÎVETIQUE DES AIGUILLES.
(les aiguilles intermédiaires dont les pôles soient renverser.
Nous devons encore faire observer que Coulomb a reconnu qu'un faisceau de lames prend à peu près le même degré de magnétisme qu'une seule lame de la même figure et de même poids; ce qui tend à faire croire que, dans les aimants d'une seule pièce, le magnétisme va en diminuant de la surface au centre, comme dans les aimants composés de plusieurs lames.
Nobili a cherché h démontrer que l'on ne devait pas considérer un cylindre aimanté conune formé d'un faisceau d'aiguilles très-fines de même longueur, toutes aimantées dans le même sens, par la raison que ce faisceau ne tarderait pas à se désaimanter presque entièrement. A cet effet, il a pris, comme Coulomb, un certain nombre d'aiguilles, cinquante, dont il a fait un petit paquet qu'il a aimanté avec un fort aimant; puis il a défait le paquet pour déterminer la force magnétique de chacune d'elles en particulier. Toutes les aiguilles st* sont trouvées fortement aimantées dans le même sens. II a reformé ensuite le faisceau en maintenant le contact des aiguilles aussi parfait que possible au moyen d'un fil enroulé autour. Deux heures après, le paquet ayant été délié, et les aiguilles examinées séparément, il se trouva que bon nombre d'entre elles avaient acquis un magnétisme contraire. L'expérience ayant été recommencée avec un autre paquet d'aiguilles, mais avec cette différence qu'au lieu d'attendre deux heures on le défit au bout d'une demi-heure, dans ce cas un certain nombre d'aiguilles avaient perdu tout le magnétisme qu'on leur avait donné. Ces faits, qui avaient été également observés par Coulomb, prouvent que les aiguilles ne restent pas toutes aimantées au même degré; que les plus fortes désaimantent d'abord les plus faibles, qui prennent ensuite le magnétisme contraire; dès lors, s* elles avaient reçu toutes, dès le principe, le menu degré d'aimantation , \pi vertu magnétique se serait h'iei vite éteinte dans tout le svstème. De là il résulte, si