CHAPITRE I. XXXVII
\aiit Noiiili, que Ton ne doit pas considérer un barreau aimanté comme formé de la réunion d'aiguilles trèsiines de même longueur, aimantées toutes du même coté. Mais on ue sait pas jusqu'à quel point on peut considérer l'état magnétique d'une aiguille qui vient d'être réparée du faisceau, comme semblable à celui de la même aiguille, lorsqu'elle est réunie à d'autres. Cette observation s'applique également aux observations précé- «lemment rapportées de Coulomb.
En parlant de la disposition en échelon des barreaux , dans les faisceaux artificiels , Nobili a interprété de la manière suivante la distribution du magnétisme. Dans les aimants artificiels Je barreau central dépasse les barreaux qui sont placés ensuite en échelon. Le barreau du centre non-seulement conserve son magnétisme, mais acquiert encore un plus grand degré de force que par tout autre arrangement. Il admet que l'intérieur du barreau est divisé en couches concentriques dont le magnétisme va en diminuant rapidement du dehoi*s au dedans : le fait suivant tend à justifier cette manière de voir. Si l'on veut concentrer dans les aimants artiticiels, formés de barreaux en échelon, la plus grande force magnétique sur les bases latérales, il faut intervertir Tordre des échelons, retirer en arrière la base centrale et pousser en avant celles qui sont latérales.
Nous rapporterons l'opinion de Nobili sur la cause des effets produits, afin de mettre les physiciens à même d'en discuter la valeur. La trempe n'est pas la cause immédiate de la conservation de la vertu magnétique ; la condition conservatrice dépend du mode même de la distribution du magnétisme dans les aimants. On ne saurait admettre, suivant lui, que l'aimant soit composé d'un nombre infini de fils élémentaires, tous aimantés au même degré , quelle que soit leur trempe , puisque tout le système se ilésaimanterait bien vite; mais en supposant que les aimants extérieurs soient plus aimantes que ceux de l'intérieur, on a alors un système capable de conserver une dose de magnétisme plus ou