‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 212 sur 364 · CHAPITRE PREMIER. -lS · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. -lS

On voit que les différences entre les résultats calculés t les résultats de robservation sont peu considérables. M. Barlow a appliqué également sa méthode de calcul h 1 détermina tion de la déclinaison à Paris et à Copenhague; I difTéi*ence a été, entre les déclinaisons observées et les éclinaîsons calculées, au-dessous de o® 3o', à Paris, et eo° ao'a Copenhague, en mettant décote la déclinaison bservée en 1781.

L'aiguille aimantée, outre les variations dont je viens e parler, est soumise encore h des oscillations aniieiles, et qui paraissent se rattacher à la position du )leil à l'époque des é(|uinoxes et des solstices, et dont n doit la découverte à Cassini (i). Voici les conscuences auxquelles cet observateur a été conduit : « Dans Tintervalle du mois de janvier au mois d'avril, l'aiguille aimantée s'éloigne du pôle nord , en sorte que la déclinaison occideiitaler augmente.

« A partir du mois d'avril, et jusqu'au commencement du mois de juillet, c'est-h-d ire, durant tout le temps qui s'écoule entre l'écpiinoxe du printemps et le solstice d'été , la déclinaison diminue.

a Après le solstice d'élé et jusqu'il l'équinoxedii printemps suivant, l'aiguille reprend son chemin vers l'ouest, de manière qu'en octobre elle se retrouve, à fort peu près, dans la même direction qu'e«i mai; entre octobre et mars, le mouvement occidenla! est plus petit que dans les trois mois précédents. « Il résulte de la que pendant les trois mois qui se sont écoulés entre l'équinoxe du printemps et le solstice d'élé, l'aiguille a rétrogradé vers l'est, et que dans les neuf mois suivants, sa marche générale, au contraire, s'est : dirigée vers l'ouest. »

M. Cassini a observé, en outre, que les déviations liaient encore les mêmes dans les caves de l'Observaoire, où la lumière ne pénètre pas, et où la chaleur

(1) Annales de Ch. et Pliys. , toni. xvi, page 54 et suiv.

954 I>ES VAR. SiCVL. rr AVttt PB hk ueclutaison.

est sénsibiethent constante. Nous ▼errons plus loin jusqu'à quel point ces résultats généraux s'accordent avec ceux que MM. Gauss et Weber otit obtenus^ à laide des nouvelles méthodes d'observation précédeHiment décriteÀ. Mé Arago , voulant discuter les observations Gsiites dani divers lieux, a pris la déclinaison moyenne de cbaqlie joiifi qui est la deihi-somme de deux décKnaisons maximum et minimum, puis la déclinaison moyenne de chaque mois, qui est la'somme des moyennes de tous les jourâdu mois, divisée par le nombre de ces jours. Toutes les déclinaisons moyennes, à Paris, pour chaque mois, depuis 1784 jusqu'à 1788, ont été placées datis un tableau. Dans un autre il a mis les déclinaisons moyeni>es à I^ndres^ dans les environs des équinoxes et des solstices , depuis 1793 jusqu'en i8o5, calculées d'après les observations de M. Gilpin. £n comparant tous ces résultats, il a trouvé un maximum de déclinaison vers l'équinoxe du printemps, et un minimum au solstice d'été, mais avec cette différence, que l'amplitude de l'oscillation a été moindre à I^ndres qu'a Paris.

Je donne ici ces deux tableaux, aOn que le lecteur puisse vérifier les deux faits que je viens d'indiquer.

TABLEAU des déclinaLons moyennes à Paris.

JaiiTîfr. . .

Fnrrier. . .

MarH

Avril

Mai

Juin ... .

JiiillH....

Anât

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