‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 248 sur 364 · CHAPITRE IT. Sai · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT. Sai

que Tintensité àe la force magnétique du globe est va* riable en difTerents points. Depuis cette époque, les physiciens et les voyageurs n'ont cessé de s'occuper de recherches relatives à la détermination de l'intensité des forces magnétiques terrestres, comme on peut le voir dans un rapport très-étendu que vient de publier le ni**' Sabine, sur les variationsdel'intensitedu magnétisme terrestre , dans le Seifenth report of the British asso^ dation for the athencement of sciences ; Londres , 1 838 ; rapfiort auquel j'aurai souvent recours dans ce chapitre, et dont je vais extraire quelques détails historiques, qui ne seront pas sans intérêt pour le lecteur.

Les observations de M. de Humboldt , qui sont consignées dans le XV* vol. des AnnaL de physiq. et de chitn.j ont été faites avec une aiguille d'inclinaison de Lenoir. La durée d'oscillation a été déterminée à Paris , en 1798, avant son départ, mais elle n'a pu l'être à son retour on Europe,raiguille étant restée à Mexico; desorte qu'il a été impossible çle s'assurer de l'invariabilité de son magnétisme. Néanmoins, on a acquis la certitude par des moyens indirects que le magnétisme de l'aiguille n'avait pas sensiblement varié jusqu'eu 1800, et que, postérieurement, l'altération a été très-minime.

M. de Humboldt (1) s'est attaché particulièrement, clans ses observations magnétiques , à déterminer la loi par laquelle vai*ie l'intensité des forces magnétiques , à diverses latitudes. Il découvrit ^ en se rendant au Haut- Orénoque et au Pico-Negro, pendant l'été de 1800, que cette intensité allait en croissant des basses latitudes aux pôles. Ainsi la même aiguille d'inclinaison qui avait donne, en dix minutes, il Paris, ik[\S oscillations , n*ea donnait plus que 229 à Cumana (lat. 10^ 28Vbor. )et a 1 6 à San-Carlos del Rio-Negro (lat. i" 53/ bor.), et sous Téquateur magnétique^ an. Cette observation sous l'équa-

(1) Voyage de MM. de Humboldt et Bonpland^ i** partie : Relation historique, t. m, p. 6i5«

VL n^ partie. ^i

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leur v\\{ lioû en septeinbi'c i8oa , et un mois plus tard, îl vit de nouveau rintensiié aup[menter dans iMiémisplière méridional, en sVloignanl de IVquateur magnétique. M. de IIumbol(lt,en publiant cette loideraccroissemcnt magnétique vers les deux pôles (i), montra aussi comment les forces varient régulièrement par zone.

La g!*ande intensité des forces observée à Carthagène des Indes, h la Havane et au Mexique, prouve que la diminution de l'intensité sous Téquateur magnétique ne peut être attribuée à un affaiblissement dans le magnétisme de la boussole. M. de Humboldt s*cst assuré, du reste, que le magnétisme de Taiguille n'avait pas changé. Il a fait aussi osciller son aiguille dans le méridien magnétique et dans le plan rectangulaire : Tinclinaisôn qu*îl en a déduite , au moyen du calcul , s'est trouvée la même que celle qu'il avait obtenue directement par rezpcrience.

En comparant la valeur de l'intensité exprimée par 240 oscillations à Carthagène des Indes (la t. bor. 10* aS'), en avril 1800, à celle qui est représentée par a4i , à Madrid (lat. bor. 4o" i5'), M. de Humboldt a découvert un autre fait très-importaut : c'est le défaut de parallélisme des lignes isodynamiques, et d'égale inclinaison. A Madrid, l'inclinaison était, en octobre 1798, de 77'6'i', et à Carthagène des Indes, de Sg* 35'.

IjCS faits importants que je viens d'indiquer ont été confirmés dans ces dernières années par les nombreuses observations faites dans les expéditions anglaises aux régions polaires et dans les voyages autour du monde par les navigateui*s français.

MM. de Humboldt et Gay-Lussac, de i8o5 h 1806, oT)t fait des observations sur l'intensité, pendant leur voyage en France , en Suisse, en Italie et en Allemagne, avec une aiguille horizontale, suspendjie h un assemblage de fils sans torsion. L'inclinaison a été observée en même

(1) Journal de pliys., tom. xlix, p. 433,

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emps avec iaiguiile d'inclii}aisoBC|iM ayak 8«*iri dans iar /oyage <lo d'Entrerasteaux. IjCS valeurs de Tintensité ont ?to calculées en fonction de la force obtenue à Paris. I/aiguille n'avait rien perdu de son magnétisme pendant tout le voyage; il paraît qu'il n'y a pas eu non plus de corrections pour les différences de température. J^a relation des observations se trouve consignée dans U l^' vol. des Mémoires de la société d'Arcueil ; on les trouvera dans le tableau général des intensités qui est à la ûé de ce chapitre.

Le M""' Sabine, en iSiB, ^819 et 1820, a fait unt série d'observations, dans ses deux voyages, dans la baie [le Baffin et dans la mer polaire ; celles de 1 8 j8 sont conw signées dans les Transactions philosophiques , et celles de 1819 à i8ao se trouvent en partie dans l'appendice de ce voyage et dans la relation intitulée Pendulum^çKc,^ publiée en 182 5.

Les corrections «-elatives à la température ont été calculées d'après les formules eu usage, dans lesquelles le coefficient 0,0004 a été déteiminé par des expériences faites avec la même aiguille à des températures basses et élevées.

Le tableau, suivant renferme les observations faites pendant les deux voyages polaires, avec les corrections voulues pour amener les résultats a la même température.

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