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La moyenne des premiers rapports est 2.3 1 8, et celle des seconds ti.aSg; et la moyenne des deux est 2.a88; mais le rapport des masses ou des cubes du diamètre est a.QiD, d'où Ton voit que les tangentes des déviations sont proportionnelles aux cnbfs des diamètres, toutes choses égales d'ailleurs. Le cube des diamètres étant
f proportionnel aux masses, on devait en conclure que es tangentes de déviation étaient aussi proportionnelles aux masses; et telle est, en effet, la conclusion qu'il en lira , lorsqu'il fit l'expérience avec un obus de dix pouces, dont le poids était de 96 livres, les | de celui du dernier boulet de la même dimension. Mais M. Barlow fut très-surpris de ne trouver aucune différence entre ces résultats et les premiers. En faisant une série d'expériences du même genre avec des obus et des boulets, il a trouvé, en comparant les résultats, qu'ils s'accordaient en tous points; dès lors il lui parut évident que le pouvoir d'attraction résidait tout entier à la surface et était indépendant de la masse. M. Barlow a fait encore des expériences multipliées avec des obus
L 'des phénomènes magnétiques.
de différents diamètres et de différentes épaisseurs , et toutes lui ont donné la même loi; savoir, que les tangentes de déviation sont proportionnelles aux cubes des diamètres^ ou comme la puissance | des surfaces^ quels que soient le poids ou l'épaisseur. Mais la force magnétique étant comme la surface, et la tangente de déviation comme la puissance | des surfaces, il s'ensuit que le carré de la tangente de déviation varie directement comme la puissance f de la force.
Bien que le pouvoir d'attraction réside à la surface et soit indépendant de la masse, cette loi a néanmoins des limites, puisque M. Barlow a reconnu que l'agent magnétique exige que le métal ait une certaine épaisseur excédant ^ , pour qu'il se développe et agisse avec un pouvoir complet.
§ VIII. Des phénomènes magnétiques produits dans une sphère pleine ou creuse j par la wtation.
Pour étudier ce genre de phénomènes , M. Barlow^ ayant fixé un obus à un tour, auquel on pouvait imprimer un mouvement de 640 tours par minute, il plaça à peu de distance une aiguille de boussole, qui fut déviée de plusieurs degrés, et resta ensuite stationnaire pendant tout le mouvement ; mais elle reprit sa direction primitive aussitôt que le mouvement eut cessé. Le mouvement ayant lieu en sens inverse , l'aiguille se dévia d'un même nombre de degrés dans un sens contraire, et tous les phénomènes précédents se reproduisirent.
L'expérience fut répétée plus en grand , avec une bombe de o",3îi4 de diamètre , fixée au mandrin d'un tour mû par une machine à vapeur. L'effet fut plus considérable. Dans certaines positions l'aiguille ne recevait aucune action ; dans d'autres elle avait lieu tantôt dans un sens, tantôt dans un autre. La limite de la déviation était comprise entre zéro et 80°.
Pour trouver les lois qui régissent la direction de