CHAPITRE V
amm, que nous appellerons provisoirement /o/^rj, afin t^ëviter la confusion qui pourrait résulter, du double nttploi des mots pôles.
éi On ne doit pas supposer que le capitaine Ross , qui ir'ëst déjà signalé dans son premier voyage au pôle maplétique nord , ait besoin d'être stimulé pour diriger ses ^tfi!>rts vers le pôle sud; bien au contraire, il nous semblerait préférable de lui faire remarquer que les données irientifiques qui pourraient résulter des observations de lOti voyage, ou les tentatives pour atteindre des latitudes néridionales très-élevées, ne paraissent pas assez impor- Antespour exposer à des périls imminents la vie d'hommes irâveset utiles. Le pôle magnétique, quoiqu'on ne l'ait Ms atteint, sera suffisamment indiqué, lorsque l'incli- WAVion approchera de 90*^, et au moyen de la convergence les méridiens magnétiques vers ce point. Si l'on observe ^tte convergence dans une grande étendue de pays, on pourra alors en déduire la position du pôle, quoiqu'elle toit inaccessible.
« M. Gauss , d'après des considérations théoriques , a ^lacé récemment le pôle magnétique sud par 146° de ongitude orientale, et 66^ de latitude sud, en niant 'existence des deux pôles du même nom dans l'un efc 'autre hémisphère, ce qui, comme il le remarque judi- Âeusement, forcerait à admettre un troisième point ayant es caractères d'un pôle intermédiaire. On peut prouver |U'il en est ainsi sans avoir recours à sa démonstration, m peu difficile, en admettant simplement que si l'on transporte une aiguille d'un pôle à un autre de même Éotn, elle commencera à s'écarter de la verticale vers le p6le qu'elle a quitté , et finira par atteindre de nouveau la direction perpendiculaire, après s'être dirigée obliquerdent dans la dernière partie de sa course vers le pôle Giti elle se transporte; série d'actions impossible à admettre dans un passage iutcnnédiaire, où la direction est perpendiculaire.
<t II n'est pas improbable que le poitit indiqué par M. Gau89 Qtt devienne accessible; en tput cas, on
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pourra en approcher assez près pour vérifier Texactitudc de rindicatioD au moyen de la convergence (lesméritUens) et comme la théorie donne la véritable position du pôle nord, dans des limites d'erreur très-moclérces , et comme, d'un autre coté, elle représente les éléments magnétiques dans toute région explorée d'une manière suffisamment approchée , on est en droit de recommander spécialement ce point, comme méritant d'être particulièrement déterminé dans les voyages du capitaine Ross. Si la décision est négative, c'est-à-dire, si Ton ne rencontre dans ces contrées aucune des indications caractéristiques du voisinage du pôle magnétique dans cette région, on devra le chercher, et la connaissance de sa position réelle sera un des résultats scientifiques que Ton peut attendre le plus raisonnablement de cette expédition, et que Ton ne peut atteindre ç\\xen tournant autour du pôle antarctique^ lu boussole en nmin.
iiljà découverte actuelle d'un foyer de maximum d'intensité est difïicile, par suite de l'absence d'un caractère distinct qui fasse reconnaître, avant l'expérience, dans quelle direction on doit agir, lorsque l'intensité, après être augmentée jusqu'à un certain point, commence à diminuer. La meilleure règle à donner (en admettant que les circonstances le permissent), serait, lorsqu'on s'aperçoit que l'intensité est devenue presque stationnaire, de tourner court et de suivre une route à angle droit avec la précédente; dans ce cas, un changement ne manquerait pas de se présenter, lequel indiquerait, par sa direction , le côté vers lequel le foyer est situé.
<c Un autre mode, préférable au premier abord, pour mener à bien ces recherches, serait, lorsqu'on se trouve dans le voisinage d'un foyer d'intensité maximum, de suivre deux parallèles en latitude, ou deux arcs du méridien, séparés par un intervalle de peu d'étendue, eh remarquant pendant tout le temps, par quelles observations comparées on pourrait rendre apparentes les concavités des lignes isodynamiques ^ ou tirer les perpendiculaires aux cordes qui se coupent dans ou près des foyers.