CHAPITRE Y
mins parcourus^ donnent encore une importance spé^ «date et pratique à l'élément de la décliilaison. Oh fip^ précierait une détermination expérimentale^ c'est-àndirè par pbservation immédiate , avant que l'édifice théori^tte ait pu être complété et terminé dans son ensemble; on l'apprécierait d'autant plus^ que les lignes isogones onl itii mouvement très-inégal dans les différentes ponioaè de leurs tracés, et que l'action combinée A^ petites tfè^ Éractions magnétiques locales cause des déviatiotSê partielles de la direction moyenne des lignes d'égale dAelinaisôb ; déviations qui intéressent la sécurité des roiktés dqui resteront longtemps hors dé l'atteinte de la théorie générale la plus solidement établie^ Je signalé ici de pr4> wrence la direction des lignes sans déclinaison, auxquelles ides considérations de géographie physique doivent eoih aerver une partie de leur ancienne importance. ,
« L'expédition antarctique, en arrivant par Touëst^ db la tprtedeKerguelen à-celle de Van-Diémen^aura traversé la ligne sans déclinaison qui remonte au nord vers la terre de Nuyta (Australie). Il serait important de flxfer astronomiquement, comme je l'ai fait observer poiir l'é- .quateur magnétique , les points méridionaux et septeiî^ trionaux du littoral de la Nouvelle-Hollande, où la ligne de déclinaison zéro traverse le continent australien, et de poursuivre cette courbe , d'abord vers l'O.-N.-O. et eti^ suite vers le nord, depuis la baie de Yansittart, ou le oap Bougainville , jusqu'aux îles Maldives et les atterrages de Surate dans l'Inde. Les connaissances acquises par les beaux travaux de Hansteen, d'Adolphe Erman et de George Fuss sur la grande sinuosité des lignes isogones de la Sibérie, empêchent aujourd'hui de se former Une idée exacte de la liaison de ces lignes avec les lignes cobrespondantes dans les mers de l'Inde et de la Chine. D'après les cartes intéressantes qui accompagnent l'exposé de la Théorie générale par M. Gauss, la ligne de déoli'» uaison zéro ne coupe le continent asiatique que^près de rentrée du golfe Persique; elle remonte directement de là vei*s le nord, à la mer Caspienne et à la mer Blanche*
D*après M. Barlow, elle se replie du golfe de Cambaye vers le N.-E. et reparaît dans les mers de la Chine çt du Japon, entre l'extrémité septentrionale de l'île Formose et la péninsule Séghalienne.
ce Ce serait jeter une vive lumière sur un des points les plus obscurs du magnétisme terrestre , que de lever les doutes qui enveloppent le prolongement de cette ligne de déclinaison zéro de la mer des Indes, et de faire connaître , par des observations précises , la direction et la distribution des forces à l'ouest de Tlndus , entre Candabar, Balkh, Koundouz, et le Pendjab (la Pentapotamie). Il est probable que la marcbe victorieuse des armées de S. M. vers Caboul, et le séjour des troupes dans l'Afghanistan, pourront donner lieu à des recherches de ce genre , au moyen des petits appareils magnétiques que l'on destine pour llnde. Il resterait à examiner pour la même époque , la position de la ligne zéro dans les mers du Japon, au nord de l'île Formose, comme dans l'océan Glacial, dans la partie très-accessible, entre le Spitzberg et la mer Blaiiche.
« Suivre les traces de l'équateur magnétique, ou cdles des lignes sans déclinaison, c'est gouverner (diriger la route du vaisseau) de manière à couper les lignes zéro dans les.intervalles les plus petits , en changeant de rumb chaque fois que les observations d'inclinaison ou de déclinaison prouvent que l'on a dévié.
a Si du système oriental, ou de l'ancien continent, nous passons au système magnétique américain et atlan* tique, nous aurions à désirer la détermination simultanée des portions de la ligne sans déclinaison qui remonte à l'est de la Géorgie du sud, vers San Salvador du Bi*ésil, quitte le continent près de Maranham , et se dirige au N.-O., vers le cap Charles et la baie de Chesapeak. Les mers que traverse cette ligne sont si fréquentées, que de nombreuses observations magnétiques y ont été faites et se trouvent conservées dans les archives du dépôt de la marine royale ; mais il ne suffit pas d'avoir coupé souvent et à différentes époques la ligne zéro , il