CHAPITRE I. LXV
Des effets de la ^ force coercitive dans l'acier , sur le magnétisrne par rotation.
Il existe une limite à laquelle une aiguille d'acier ou de fer cesse d'être entraînée par le disque rotatoire. M. de Haldat , qui s'est occupé de cette question , a trouvé que toute aiguille, pourvu qu'elle fût magnétique , quoiqu'à un très-faible degré , obéit toujours à Faction du disque; mais que cette action était sans effet pour elle aussitôt que la polarité disparaissait.
M. de Haldat a fait de vaines tentatives pour aimanter des aiguilles de fer ou d'acier au moyen d'un disque en mouvement , même lorsque la rotation était ia plus consic^rable possible. Ayant attribué cet effet à Tabsence de la vertu coercitive^ il soumit à l'expérience des disques de fer, et fut conduit alors au résultat suivant :
Un disque de fer doux agit avec plus d'énergie qu'un disque de cuivre; comparé à un disque d^ laiton, il entraîne l'aiguille à une distance double pour la même vitesse. Le fer fortement écmui se comporte c^omme le fer doux , et ne communique pas la polarité à une aiguille d'acier. Mais un disque d acier non trempé, d'un millimètre d'épaisseur, qui, suivant lui, devait exercer une forte action, en vertu de la force coercitive, ne produisait aucun effet appréciable sur l'aiguilleaimantée, qui, après quelques oscillations irrégulières, se maintenait dans sa position d'équilibre ordinaire. De là faudrait-il en conclure, comme M. de Haldat, que la force d'entraînement est en raison inverse de la force coercitive? Le même physicien a été conduit par là à rechercher comment la chaleur, qui exerce une influence sur la force coercitive de l'acier, agit sur le magnétisme par rotation. Il n'a trouvé aucune différence dans les effets produits.