CHAPITRE PREMIER
frOXSID^BATiOKS GÉNÉRALES.
l^A détctTninatioli des divrrs éléments dont se compose la résultantedes forces magnétiques terrestres, en difîérents points du globe, est, depuis deux siècles environ, Tobjet des rcclierclies des pbysiciens, et particulièrement de$ voyageurs ({montrait le tour du monde.
W.iir partir, i
a CONSIDERATIONS GENERALES.
Les appareils employés jusqu'ici à cette dëterminatîon, joignent à une grande précision une manœuvre assez facile pour que des observateurs peu exercés obtiennent en peu de temps des i*é5ultats sur Texactilude des- ^iiilts âh puisse compter.
AujourcThui cet état de choses est un peu changé; on à substitué a ces moyens simples et fiiciles d'observation, qui peuvent être employés par les voyageurs, des procédés compliqués, plus sensioles à la vérité, mais foudés sur des résultats d analyse dont les développements ne sont point toujours à la portée des observateurs, et qui ne peuvent être mis que ti*cs-di(fîcilement en usage dans les voyages de long -coui^.
L'ancienne méthode est directe, c'est-à-dire, qu'elle donne immédiatement les résultats que l'on a en vue , en prenant la moyenne d'un certain nombre d observations, tandis que la seconde peut être considérée, sous tous les rapports, comme indirecte.
C'est au milieu de ce conflit que je me hasarde à publier un traité du magnétisme terrestre, dans le but unique de compléter mon ouvrage sur Vcïectricité et le magnétisme y dont le l^'* volume parut il y a environ cinq ans.
]e ferai remarquer qu'en général, dans les recherches de physique expérimentale, on doit tâcher d'obtenir des résultats en faisant le plus petit nombre possible d'opérations; car chacune d'elles, comportant toujours quelque erreur dans les mesures ou daus les moyens d'appréciation , si on en augmente le nombre, on court en même temps la chance de multiplier les erreurs.-
D'un autre côté^ comme les formules analytiques ne sont pas toujours l'expression fidèle de la marche des phénomènes quand ils sont composés, il arrive que les méthodes directes, dans ce dernier cas, ont souvent de l'avantage sur les méthodes indirectes. Mais il ne parait pas en être ainsi dans les nouvelles méthodes, attendu que des observations simultanées, iaites dans des lieux difTéreuts, conduisent à des résultats soumis à la même loi.
Je ne me suis pas dissimulé néanmoins les difficulUt