CHAPITRE PmBllIER
Or^rien n'est plus simple que d'avoir ces deux éléments: lorsqu'une aiguille aimantée, suspendue à un fil sans torsion , est libre de se mouvoir dans un plan horizontal , rlle se 6xe , après un certain nombre d'oscillations , dans nwdîreGtion qui fait un certain' angle avec la méridienne do lieu où Ton se trouve. Vient-on à la déraneer de sa poiition d'équilibre d'un petit nombre de degrés, elle y itfient en effectuant des oscillations isochrones , dont k durée dépend de son état magnétique et de l'inten* Bté dea forces magnétiques terrestres. Cette aiguille peut donc servir à déterminer^en intensité et en direction la composante horizontale, et sa direction, celle du plan Yerticai qui renferme la résultante.
Maintenant, si l'on prend une aiguille aimaùtée suspoidue librement par son centre de gravité, et capable de ne se mouvoir seulement que dans ce plan vertical, elle ne conservera pas son horizontalité, lors même que ces deux moitié auraient été parfaitement équilibrées avant l'aimantation ; elle s'inclinera alors , comme on Pa vu précédemment , par rapport à l'horizon, d'un angle qui variera en^ allant de chaque pôle à l'équa* leur, où cet angle devient nul dans des zones qui s'en écartent peu. De Téquateur au pôle nord , l'extrémité de l'aiguille tournée vers le nord s inclinera de plus en plus au-dessous de l'horizon; dans rhémisphère sud, ce sera Finverse. L'angle qu'elle forme avec l'horizontale, je le répète, joint aux deux éléments de la composante horizontale, servent à déterminer complètement la résultante terrestre, à part les points d'application de cette résultante.
On appelle déclinaison l'angle que forme l'aiguille horizontale avec le méridien du lieu où l'on observe, et inclinaison l'angle formé par l'aiguille se mouvant dans le plan vertical avec l'horizontale.
On a appelé boussoles de déclinaison et boussoles dinclinaison les appareils destinés 'à donner la déclinaison et l'inclinaison.
Considérons de nouveau l'aiguille horizontale dans
sa ppsitiop d'équiUbjre. St ûq Xen éc^ir^o d*un pelit nopnbre ^e, 4^gr^i cUe y rçvieadra , aycnuriious dit, en efiectuaut des osçi^la^iQ^t isocUronetii ou sensiblement telles, dont la ^ijLrée dép^d de soi^ iniignétîsqie propre et de l'intenaité destçfcçis ç^gnlU^luea terrç:i(res au lieu de lobser* ntion.
0^9 si çe(te ^guUk conserve çoostammeiit son ma<« gnétisoie , et au'on (a tn^piporte à différents points du gloJ^e, le nombre d'oscillations qu*eUe effectuera dans h» piàç^çtenips, pourra servir à mesi^rer l'intensité des forces Q^gnéti^ues çp. ces différent points. CeUe aiguille, eu çffet y Qsçille sous l'inflaçnce des forces magnétiques , comme le fait un pendule so^s Tacticii de la pesanteur} Ifi^ (ormule du pendule peut seryir par conséquent à dé- ^ipin^er Hn^ensi^é diçs forces magnétiques.
ijoiis yovons donc q\iç si pu sç tranuxurtc en divers ppj^ts du globe , |«'^vec un» s^iguille <jle dtéeliiiaison et une a^j^VyiUe d iiicUuaîsp^ conservant Tune çt l'autre leur puîssja^çe magnétique, oga pourra avoir I4 direction et Tioteasî^ode; résiliantes terrestres en ces points, puisque les forces^ agissantes dan^ les dircctious i;especti,ves de ces. résji^ltfintçs sont entre elles comme les carrés, de& uombi;es. dfs os,çUl^tions exécutées dans Iç même temps. Avant d'ei^po^r les métbode^ pratiques, à laide desquelles on pb.tje^t le^ divers éléments dont je viens de parler, il esjt ijodispeasable de dçcrire; avec ^é^is lies appareils qui sei;YçnJ( aujK o|^erv^ti(}ns»
CHAHTRE II.
BMUOLM »K fiéCLUUISOS KT US LWU CSJWftfl.
§ i*'. Z)^^ aigjuilles et barreaux aimantés.
Les boussoles qui servent à observer la déclinaison et les variations horaires sont pourvues d'aiguilles ou ba^ reaux d'acier trempé, aimantés à saturation.
Les aiguilles sont très«minces; elles ont la forme d'un losange allongé ; oh les suspend tantôt au moyen de' chapes ca agate sor des pivots d'acier très-fins, tantôt , solvant kiur poids^ à des fils simples de cocon , ou à un asseia-" Uage de fils de cocon sans torsion.
Les barreaux ont la forme rectangulaire; leurs dimen* sions sont très-variaMes.
Coulomb a trouvé qu'à même longueur, même poids et même épaisseur, une lame taillée en flèche avait un moment de rotation plus grand qu'un parallélogramme rectangle. De là résulte la nécessité de donner aux aiguilles la forme d'un losange.
Relativement à la trempe nécessaire pour donner à l'aiguilie le plus de magnétisme possible, l'expérience a prouvé qu'une trempe très-roide est celle qui donne le moins da magnétisme; qu'à partir de cette ti*empe, la magnétisme de ces aiguilles va toujours en augmentant dans tons les degrés de recuit, jusqu'à ce que ce recuit soit d'un roagd tià-^o«ilire ;: le magoétîmae diaiiniie wm^ h mwxn