‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 7 sur 364 · X PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DF.S AIMANTS · texte numérisé non relu

X PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DF.S AIMANTS

liait dans ie niériclieu. Il trouva qu'eu tordant le fîl de suspension de deux circonférences moins 20^, Taiguille s'arrêtait à 20^ du méridien magnétique , de sorte que pour des angles de 20 à 24**, dont les sinus sont à peu près proportionnels aux arcs, il fallait, pour éloigner l'aiguille d'un degré du méridien magnétique, une force de torsion à peu près égale à 35". H plaça ensuite verticalement dans le méridien magnétique un autre fil aimanté, ayant les mêmes dimensions, ào",3oi du centre de suspension de la première aiguille, de manière que l'extrémité boréale de ce fil se trouv«At à environ 27 millimètres au-dessous du niveau de l'extrémité boréale de l'aiguille suspendue. L'aiguille horizontale fut chasssée du méridien magnétique, et ne s'arrêta que lorsque la force de répulsion des pôles opposés fut en équilibre avec la force directrice du globe. Ayant tordu le fil de suspension, il obtint les résultats suivants :

1^ Essai. L'aiguille horizontale ayant été chassée, s'arrêta h 24® du méridien magnétique, sans qu'on tordît le fil.

2® Essai. Pour l'amener l'aiguille à i^"*, on tordit le fil de suspension de 3 circonférences.

3* Essai. Pour la ramener à 12°, on fut obligé de tordre de 8 circonférences. Or, lorsque l'aiguille était sollicitée seulement par l'action du magnétisme terrestre , elle était maintenue à 20*" de son méridien par une force de torsion égale à 2 circonférences, moins 20"*. Ainsi, dans le cas où l'aiguille formait un angle de 20" avec son méridien, la force qui la sollicitait était de 700''. Mais comme dans le i®' essai elle s'était arrêtée à 24^, puis elle y avait été ramenée par une force de 840°; en outre, la répulsion des aiguilles avait tordu le fil de suspension de 24°, il en résulte que la répulsion totale était tie 864**. En raisonnant de même, Coulomb trouva dans un second essai, que l'action des deux pôles de l'aiguille était mesurée par 1692, et dans le 3* essai, par 33 12. Ainsi, pour les distances 24 9 17 et 12, les forces répulsives correspondantes étaient 864, 1692, 33 12, ou bien comme les

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nombres \, ^, i, c'est-à-dire en raison inverse du carré des dislances. Il est donc démontré par là que les attractions el répulsions magnétiques , comme les attractions et répulsions électriques, suivent la loi qui régit les attractions planétaires.

§ U. Des disfers procédés d! aimantation.

liorsqu'on eut i*econnu qu'une pierre d'aimant ou qu'un morceau de fer frappé qui avait acquis la faculté d'attirer le fer et l'acier, était capable de transmettre cette faculté, c'est-à-dire le magnétisme, à des barreaux d'acier par le frottement d'un de ses pôles, on dut rechercher les moyens les plus efficaces pour donner à ces barreaux le maximum d'effet, que l'on nomme Fétat de saturation. On atteint ce point lorsque les résultantes des forces attractives et répulsives, exercées par tous les points du barreau sur une molécule, font équilibre à la force coercitive; il est impossible alors d'aller au delà, car le barreau retomberait à cette limite aussitôt que l'aimant, qui aurait développé cette action, cesserait d'exercer son influence.

Pendant longtemps on s'est borné à passer un des |)ôles d'un aimant sur toute la longueur du barreau au lieu d'approcher celui-ci du premier par simple contact. Cette méthode, qui est celle du contact successif, ne présente aucun inconvénient quand le barreau est court et que Taimant est puissant; mais il n'en est plus de même lorsqu'il est très-long et fortement trempé : dans ce cas, il peut arriver que laimantation ne s'étende pas régulièrement jusqu'à l'extrémité opposée, d'où résultent des points conséquents dont on ne saurait trop se garantir dans la construction des aiguilles aimantées.

Knight, en §745, a fait connaître un perfectionnement dans le mode d'aimantation par simple contact. Ayant placé bout à bout, par les pôles de nom contraire, deux barreaux fortement aimantés, il posait dessus, dans le sens de leur longueur, un petit barreau d'acier trempé

XII DES DIVERS PROCEDES D AIMikNTATION.

cerise clair, de manière que son milieu correspondait aux points de jonction des deux barreaux; puis il séparait ceux-ci en les faisant glisser dans un sens oppose jusqu'aux extrémités du petit barreau (fig. 8 1 bisl^qui se trouvait avoir acquis un magnétisme plus fort que celui qu'on lui aurait communiqué par le moyen alors en usage. Il est facile de se rendre compte de Teffet produit.

Chaque aimant agissant sur une des moitiés du petit barreau, la décomposition du magnétisme était favorisée par l'action simultanée des deux pôles opposés, qui attirent chacun l'un des magnétismes et repoussent l'autre du côté opposé, tandis que, dans le contact successif, le même aimant agit seul, sur toute la longueur, pour y développer la propriété polaire; ce qui doit produire un efTet moindre. Cette méthode sert à aimanter à saturation seulement des barreaux courts et peu épais.

Peu de temps après cette découverte, Duhamel et Anthcaume indiquèrent la méthode d'aimantation suivante : on place, parallèlement l'un à Tautre, deux barreaux ABet A'B' (PI. I, fig. 79), joints à leurs deux extrémités par deux paralléMpipèdes de fer doux F et F'; puis Ton prend deux barreaux aimantés abe\.àb\ime l'on incline de ^5 à So** sur la direction de AB et de A B', en les posant d'abord au milieu de l'un de ces derniei*s,

f)ar exemple de AB, les pôles inverses en regard, et on es fait glisser un certain nombre de fois en sens contraire, jusqu'à l'extrémité de AB. On fait la même opération sur l'autre barreau.

L'application des petits morceaux de fer doux à IVxtrémité des barreaux que l'on aimante est un perfectionment important; en effet, dès que les barreaux ont acquis un certain degré de magnétisme, les parallélipipèdes de fer doux s'aimantent par l'influence, et réagissent ensuite sur les barreaux pour augmenter leur magnétisme.

En substituant deux aimants aux barreaux de fer doux , on devait encore accroître le développement du"" magnétisme : c'est ce qu'a fait iEpinus; néanmoins la niéthocle de Duhamel est excellente pour aimanter les ai-

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