‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 92 sur 364 · CHAPITRE Vf · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vf

Règle if arrêt. "^W est néeessairei pour faire promptment et avec exactitude les observations, de pouvoir modérer à volonté les oscillations ; on y parvient au moyen de la règle d'arrêt. Cette règle est tout simplement un barreau aimanté, de même longueur et de même largeur que le barreau principal, mais d'un poids quatre Ibis moindre. Lorsque l'observateur est placé derrière le iheodolite, à une distance d'environ 5 mètres et -7 du magnétoroètre , et qu'il tient ce barreau horizontalement d à angle droit par rapport au méridien magnétique, on observe, dans le cas où elle est fortement aimantée, ane déviation d'environ 1' vers l'ouest, si le pôle boréal est tenu dans la direction de l'est, et vice versa; sa déviation diminue au fur et à mesure que la lame se rap* proche de la position verticale. M. Gauss recommande aux observateurs de s'habituer à l'usage de ce barreau.

$ III. Usage du magnctomètre et marche à suivre dans les observations.

Le maguétomètre dont je viens de donner la description, est destiné à mesurer la déclinaison absolue, Tintensité du barreau aimanté et les variations diurnes.

L'aiguille ou le barreau aimanté, qui en forme la partie principale, étant très-rarement en repos, il est presque impossible de déterminer immédiatement sa position daus l'état de repos , comme on le fait avec les aiguilles fie nos boussoles, qui n'ont pas, à beaucoup près, autant de sensibilité. On ne doit donc pas s'attacher à chercher la position que le barreau occupe au moment de l'expérience, mais bien celle qu'il aurait s'il se trouvait exactraient daus le méridien magnétique. On ne peut y parvenir qu'en remplaçant les observations immédiates par des observations indirectes qui n'exigent pas un repos complet.

La première méthode consiste à observer l'aiguille aimantée ou le barreau quand çUe oscille, de manière à remarquer sur l'échelle deux positions successives et

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fjxtrèmes^ iin maximtiin et un tiiinimuhi; puis à. jprendre la moyenne*, qui donne la position therehée. Ce procédé néanmoins a besoin d'être modifié lorsque les oscillations Ont une étendue considérable, attendu que dans ce cas Taiguille n'oscille pas également de chaque côté du méridien magnétique; il ne peut être admis non )>lus qu'avec certaine restriction lorsque les oscillations sont petite^.

Dans le premier cas, la diminution successive de Tare d'oscillation devenant perceptible d une oscillation à une autre, la déviation du méridien réel sera moindre du côté du maxiinum;, qu'elle ne l'avait été du côté miiHmum précédent; dans ce cas, le terme moyen sera beaucoup trop petit. Par le même motif, le terme moyeh qui lui succédera donnera un résultat trop grand; mais, comme la diminution de l'arc d'oscillation sera à peu près uniforme pendant quelques oscillations, on pourra considérer la moyenne des deux termes moyens comme étant d'une exactitude suffisante et pouvant représenter la valeur des trois olongations. Si nous représentons par a, ùy Cy dfles valeurs des trois élongations qui se sont succédé sans interruption, - (^rt + 26-1- c) représentera la position du méridieta magnétique au moment de l'oscillation.

Oh peut se servir de cette méthode toutes les fois que les oscillations ont peu d'étendue , et que les variations de la déclinaison ne sont pas sensibles à de petits intervalles.

Lé second procédé pour déterminer la position exacte de TaigUille, quand elle n'est pas en repos, est fondé sur ce principe, que le milieu des deux positions de l'aiguille cbrrespondant toutes deux exactement h deux instants qui diffèrent entre eux d'une durée d'oscillation, coïncide avec le méridien magnétique dont la position aura été admise comme terme moyen entre ces deux instants , quelles que soient les périodes d'oscillation dans lesquelles ces instaiits ptùssent tomber. Ce principe Berait vi*ai, si des eiluses eitérieurcs, telles que la réstt-

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de Tâir et antres ne contribuaient pas à diminuer Famplitude des oscillations, et si, peudaiit ce court in- Icrvalle, un changement dans la situation du méridien Magnétique ne pouvait pas être considéré cômbie utiifarme. Lorsque les oscillations ont peu d'étendue, bn peut négliger la pretnièt*é circonstance, ainsi que la ^xième, allénuti que^ dans le premier cas, on peut côosicrérer coihhie uniformes les variations de la déclilûson dans Un court intervalle de temps.

Si donc, l\>U veut connaître la position de laiguilie à Rnstant T, il suffîra, quand Taiguille ne fera plus que k très-petites oscillations, d'observer les positions réelles ^*eile occupe darts les instants T — r f, et T + 4 ^ c^^- 1 t indiquant la durée d'une oscillation; et de prendt^c enmite la moyenne des deux positions. Il sera convenable encore, si Ton veut obtenir plus d'exactitude, defaitic d'autres dctcrminationà semblables en nombre égal, à des intervalles égaux, quelques instants avant et quelques instants après L Si l'on suppose que durant ce temps la variation puisse être considérée comme uniforme, le terme moyen de ces opérations sera le résultat définitif et valable pour cette période/; résultat beaucoup plus certain que ne le serait la simple détermination pour / lui-même. Pour y parvenir, on a une méthode très -simple; elle consiste, lorsque le résultat définitif devra être base sur cinq résultats partiels, à annoter la position réelle de l'aiguille aimantée pour les six périodl'^ smTautes :

T— I /, T— i ty T—i f , T H- i /, T -f 4 f, T H- 4 ^

Si l'on représentlsenstiite les positions annotées par r/,i,f, df^ffy \ (^^ •*■ ^)scra le résultat valable pour la période T— 2 /; de même ^(6 + c),-^{c 4- rfj, i{d'^n),^{e'\-f) répondront aux périodes T — /, T, T 4- /, 1 -H a / ; et le terme de ces résultats partiels, ou la 5*^ partie de leur somme totale, devra être considéré comme le réioitât gédéral corrigé pbUr la période T. Voici le détail

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