‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 99 sur 364 · CHA.P1TRE VII · texte numérisé non relu

CHA.P1TRE VII

puissance, et ensuite conjointement avec un multiplicateur.

On peut citer encore d'autres preuves de la sensibilité k cet appareil, employé comme multiplicateur.

Jje multiplicateur dans lequel se trouve le barreau timanté est formé de 610 tours de fil de cuivre entouré de soie; le courant voltaîque parcourt une longueur k fil de plus de 6,000 pieds : cette longueur petit aller JMqu'à 1 3,000 pieds, et même jusqu'à 4o,ooo, en fai- ■it entrer dans le circuit d'autres appareils. Maigre Me longueur, les courants voltaïques, même les plus libles, produisent sur le barreau de forte dimension vie action telle, que la déviation non-seulement est viable, mais peut être encore mesurée avec précision. Ou ibtifnt des effets de ce genre, même avec les courants thrnno-électriques, que Ion sait ne pas traverser de trèsinigs circuits.

M. Gauss a essayé également de reconnaître l'effet

k courant produit par l'électricité des machines. Au leu de faire passer dans le fil la décharge d'une bouteille deLeyde ou d'une batterie de plusieurs bocaux, il a mis en relation les bouts du fil ayant i3,ooo pieds de long, avec le conducteur et les frottoirs d'une machine électri- ^. En tournant la roue d'une manière uniforme, pendant longtemps, avec une vitesse d'un tour par seronde, le barreau aimanté pesant la kilog. {- a été dévié de i44 parties de I échelle, qui correspondent environ à plas de âo' : le sens de la déviation correspondait à la direction du courant. L'effet avait toute la régularité drûable; je dois ajouter que l'action électro-magnttique avait la même intensité quand le circuit avait un mille de long.

$ II. De rasage du niagnéiomètre bifilaire.

Avant d'exposer la marche a suivre pour les obser- -rations , je crois devoir indiquer la série d'expériences qui doivent être faites pour établir et régler l'appareil. VI. a* partie. 5

66 DE lVsage ou magnetomètre bifilaire.

Cette connaissance est indispensable pour quiconque veut se familiariser avec son emploi.

1^ La pendule, le théodolite et réchelle sont Gxcsk demeure, comme avec le magnétomètre unifilaire, et l'on fait descendre également uu fil à plomb du milieu de l'objectif, au milieu de l'échelle; le théodolite est posé de niveau.

2*^ On dirige }e télescope sur le mur en face , de manière que Taxe optique se trouve dans le plan vertical de la mire ; l'échelle est placée perpeodiculaij^emeot à ce plan.

ô^ Dans ce même plan , on cherche un point oii doit être placé le miroir, et dont la distance, au centre de l'objectif, et à la partie de lechclle en contact avec le Gl à plomb, soit aussi grande que celle de la mire au centre de l'objectif. Ce point doit se trouver dans un plan horizontal, qui partage en deux la partie du (il à plomb située entre le milieu de l'objectif et 1 échelle; enfin, on fait descendre du plafond un fil à plomb' qui passe par ce point.

4^ I-iC porteur est assujetti au plafond.

5^ On fait choix d'un fil d'acier qui soit assez fort pour porter, sans risque de rompre, la ^moitié du poids de l'instrument. On attache à l'une de ses extrémités uu bout de cordon , et on l'attire en haut vers le porteur, tandis que l'on tire l'autre vers le bas. On a toujours soin que le cordon reste en ligne droite. On le fait passer par-dessus les deux cylindres du porteur pour le ramener vers le bas; après quoi on détache le cordon et l'on charge avec des poids les bouts du fil d'acier, jusqu'à ce qu'il ait achevé de se détordre.

6^ On coupe les deux bouts de fil d'acier, environ k ICO ou i5o mill. au-dessous de l'endroit ou doit osciller le magnétomètre, et on les assujettit aux vis de la suspension; à l'aide de vis, on soulève ensuite Tétrier jusqu'à l'endroit voulu.

7^ On place le barreau aimanté dans une caisse su£S«t samment grande pour qu'ilpuisse s'y mouvoir; et afin fie

CaAPITHE VII. 67

le garantir des courants d'air, cette caisse est fermée de tous les cotés , et son couvercle est composé de deux parties qui sadâpleot parfaitement ensemble, et sont percée^ fune ouverture par laquelle passe le pivot, dont le bout inférieur porte le miroir qui doit se trouver ^u-dessus du couvercle. Par la même ouverture passent deux fils d'acier. Cette ouverture circulaire est recouverte en grande partie par deux soupapes serai -circulaires , dans lesquelles se liouvent des écliancrures plus petites que la cheville et fe fils d'acier. Avant de mettre ie barreau ipagnétiqiie ans rëtrier, on y place uu corps du même poids pour ietordre les fils.

8** L'alidade de l'étrier doit être, mise aussi exactement que possible dans le plan du méridien magnétique; une lecoude alidade, qui est adaptée au pivot, peut être placée ie manière à former avec l'autre un angle droit, afin de tenir éloignés les nonius. On dispose ensuite l'appareil pour que le miroir vienne se placer entre les deux fils f acier, oîi alors l'axe du miroir est à peu près horizontal. c)0 On se sert ensuite du premier mouvement circulaire pour diriger le miroir vers l'échelle, sans déplacer l'alidade; dans le cas où lechcUc ne parait pas de suite dans la lunette , on tâche de la voir avec l'œil nu , audessus ou au-dessous ; et on peut l'amener dans le champ de vision à laide d'un lé£[er poids coulant, que l'on place fur rétrier, comme cela se fait dans l'autre magne-. lomètre. Ou fait la première observation et l'on détermine la position de l'échelle.

10® On peut déterminer aussi la force de directign des fib d'acier, au moyen de la durée d'une oscillation, avant que le barreau magnétique soit placé, et après une augmentation connue du moment d'inertie.

i 1^ On place le barreau magnétique dans une position inverse , son pôle nord tourné vers le pôle sud de la terre, et Von observe l'état de l'échelle qui doit s'accorder avec l'observation mentioiuiéc au paragraphes. Dans le cas où il n'y aurait pas accord dans les observations , on l'obtiendrait par le mouvement circulaire de rétrier avec soa

68 DE l'usage ou MAGNÉTOMfCTRE BIFILAIRE.

alidade. L'accord des observations prouve que l'axe du barreau est dans le plan du méridien magnétique. Il faut avoir égard, bien entendu, à l'influence des variations horaires.

On observe la durée d'oscillation t dans la position inverse.

la^ On remet le barreau dans sa position naturelle, l'on tourne l'étrier avec son alidade de 180®, et l'on observe de nouveau la durée d'oscillation t; alpi*s la force directrice magnétique M se rapportera à la force de direction dépendante de la suspension S , on aura :

Dans le cas où ce rapport s'éloignerait de l'unité , il faudrait rapprocher ou éloigner les (ils d'acier jusqu'à ce que la force de direction des fils, changée par cette circonstancié, ne dépassât que peu la direction des forces magnétiques; de ~ par exemple.

i3® Si l'on cherche ensuite l'angle C, dont

Sin. 2^ = y

et que l'on tourne l'alidade de l'étrier de 90" — Ç de lest à l'ouest, et l'alidade du pivot du miroir en sens contraire, l'équilibre sera rompu; les fils ne pourront plus rester dans leur position naturelle ; ils feit>nt tourner le cercle auquel ils sont assujettis, et avec lui tout * l'instrument , de la grandeur de l'angle ^ dans la direction de l'est à l'ouest. Néanmoins l'équilibre pourra être rét<ibli dans cette position , attendu que le barreau fera alors un angle de 90^ 4- 2; — 2; ou 90^ tandis que les fils d'acier n'auront été tournés à leur extrémité inférieure que de la grandeur de leur angle Ç. Il résulte de là, que si d'abord les fils d'acier se trouvent dans leur position naturelle, et l'axe du barreau dans le méridien

Page 1