CHAPITRE Vjf. 6l
et même de a kil., suffit pour obtenir les plus petites mesures.
Ceux qui sont plus petits ont l'avantage, à la vérité, sur les plus grands, de recevoir un plus fort degré d'aimantation; mais on n'emploie les premiers que lorscpie Ton se trouve dans l'impossibilité d aimanter puissamment les derniers/
Pour un appareil qui renferme un barreau de i a ~ kil. , il suffît d'un local semblable à celui de l'observatoire de Gœttingue. La pièce peut avoir moins de largeur et former un angle quelconque avec le méridien magnétique, dans le sens de sa longueur, attendu que le miroir n'est pas attache au bout du barreau, comme dans le magnétomètre unifilaire, mais bien au milieu de l'axe de l'étrier.
I^ salle où l'appareil est placé doit avoir une hauteur considérable, afin que les deux fils métalliques auxquels ^ Tiustrument est suspendu, puisse se trouver à une distancée facile à mesurer. Quand on n'a pas une hauteur suffisante, on perce le plafond.
Le barreau dont ou fait usage doit être beaucoup plus lourd que l'étrier, et former avec ce dernier un poids capable de tendre convenablement les fils ; par conséquent, quand deux barreaux sont aimantés au même degré, peu importe celui que l'on choisit, pourvu que le lil soit tendu comme il convient. Quand on observe tous les jours les variations de la déclinaison et celles de Tinteusité à des distances très -rapprochées, il faudrait avoir un nombre double d'observateurs, si loo deux appareils étaient séparés; il convient donc de les placer dans la même salle, en sorte que la déclinaison moyenne oe soit pas affectée, ainsi que les variations de Tinclinaison et de l'intensité.
Ijc cercle de torsion a été placé en bas pour ne pas être obligé d'aller au plafond ; c'est pourquoi les vis servant à allonger ou raccourcir les fils sont adaptées à rétrier; elles sont disposées aussi pour que l'on puisse, de l'étrier même, les approcher ou les éloigner, afin de
02 DESCRIPTION DE l\pPAREIL.
diminuer ou d'augmenter à volonté leur force de direction.
Quoiqu'il soit très-simple de donner aux deux fils la même distance en haut comme en bas, néanmoins cette condition u*est pas indispensable, car l'éloignement ou le rapprochement des fils peut s'effectuer en bas comme en haut. Si l'on veut toutefois remplir la première condition, on a pratiqué dans la partie supérieure de Tappareil, comme on le voit sur la fig. 17 et i8, un mécanisme qui permet de déplacer les deux cylindres auxquels sont adaptés les fils, et qui glissent avec frottement dans une coulisse.
Je vais ajouter encore quelques observations qui sont indispensables pour bien connaître les avantages du magnétoinètre bifilaire; nous prendrons pour type celui qui se trouve dans l'observatoire de Gœttingue.
Les deux fils de suspension de rétner,qui sont en acier, n'en forment qu'un seul, et ont 5 met. Sac millim.de long ; les deux bouts sont attachés à l'appareil , tandis que sou milieu passe sur les deux. cylindres du porteur, qui les tiennent à une distance d'environ 4 centim.; au moyen de cette disposition , les deux fils ont la même tension.
L'appareil , comme ou l'a vu précédemment , se compose de qualité parties :1a première, à laquelle sont assujettis les fils d'acier, est un disque circulaire horizontal de 108 millim. d'épaisseur, divisé en -de degré sur cercle en argeivt; la seconde, d'une alidade avec deux verniers, indiquant les minutes, laquelle tourne sur le limbe du corde; d'une tige assez forte attachée à l'alidade et porpendirulairoment au plan du œrcle; d'un miroir parfaitement circulaire de 4 cenliin. de diamètre, qui s'y (rouvc nUaché, et dans lequel on voit, au moyen d'un télescope éloigné de 5 met. 196 millim., l'image d'une portion d'une échelle horizontale divisée en millimètres et placvc en dessous du télesco|>e, comme dans le magnéto- «lèliT unifilaire. On peut ainsi reconnaître et mesurer tout changement survenu dans la position du cercle.
CHAJPFTBE Vif. 63
Les petits chaDgemenis sobt recpnaus iinmédiatequent ftTKc une grande prédsioa, à l'aide des parties de récbelie ks plus grandes, eu y joignant le mouvemeot de l'alîdide et lisant sur les vertiiers.
La troisième se compose d'un étrier, qui se trouve sous le cercle ; d'un double diâssis , dans lequel on fait passer la quatriàne partie, qui est un fort barreau aiatnié de 1 2 ^kiL Cet étrier tourne aussi autour du centre du cercle, et est (également muni de deux verniers slacés sur le limbe du cercle au moyen duquel on obtient Il minute. Sî Ton place dabord l'étrier de manière que fappareil conserve $a position d'équilibre j quel que soit le corps qu'on mette dedaus, aimanté ou uon, pourvu que le poids soit le même , ce sera alors la première ou la seconde des positions principales déjà mentionnées , suivant que le barreau aimanté s'y trouve dans sa position naturelle ou dans sa position inverse. La première position n'offre aucune application pratique, et la seconde ne peut être utile qu'autant que la force directrice magnétique est un peu plus petite que la force de direction dépendante du mode de suspension.
Dans l'appareil dont il est ici question, le rapport des forces est tel que la force de direction r'est que la dixième partie de la force directrice du globe; il résulte delà que la force étrangère qui dévie d'un certain angle une simple aiguille, produit ici une action dix fois plus forte que celle qui a lieu dans le cas oii la suspension eit&ite avec un seul fil, et cela dans un sens contraire, eomuie il est facile de le voir ; on a donc ainsi la possibi< lité d'obtenir les variations de la déclinaison magnétique dans de grandes proportions. Un des avantages de cet ippareil est de pouvoir observer les variations d'intenlité, en se servant de la position transversale du sys« (tme dont on a parlé précédemment. M. Gauss fait remarquer que si, en partaivt de la situation naturelle, on transporte, en tournant l'étrier, le barreau magnétique lion du méridien magnétique, tout Tappareil, pour prendre une position d'équilibre, devra se dévier d'un (^r-
64 DESCRIPTION DE l'aPPAREIL.
tain angle correspondant Sux rapports des deux forces directrices. La différence des deux angles sera Tangle que fera le barreau avec le méridien magnétique dans sa position d'équilibre; et les choses pouvant être disposées de manière que cet angle soit de moins de 90% Tappareil se prêtera d'une manière toute particulière à l'observation des changements de l'intensité.
Mais avant , il faudra s'assurer si la force du magnétisme du barreau éprouve des changements, si les variations de température exercent sur elle une influence, soit en affectant cette force, soit eu ipodifiant la distance et la longueur des fils de suspension y et par suite la force directrice du système en équilibre.
Quand il s'agit des variations régulières de l'intensité observées à de petits' intervalles de temps, cet appareil remplit les mêmes fonctions qu'un magnétomètre ordinaire ; le mode d'observation est donc le même dans les deux cas.
Les variations de l'intensité sont d'abord exprimées en parties de l'échelle que l'on peut réduire en fractions de rintensité. Avec l'appareil que nous considérons, la 777— partie de l'intensité répond à une partie de i'échelie.
Pour déterminer la déclinaison absolue, on doit se servir du magnétomètre unifilaire, et non du nouvel appareil.
On peut observer avec les deux , les variations de la déclinaison. Pour la détermination de l'intensité absolue, on peut également employer les deux appareils, quoique l'application du magnétomètre soit un peu moins coaii« pliquéc que le nouvel appareil ; mais celui-là par lui-même ne peut donner l'intensité moyenne que pendant un cei^ tain espace de temps, ainsi que les changements rapides qui ont lieu , tandis que le nouvel appareil les indique de la manière la plus satisfaisante.
On peut également se servir des deux pour toutes lea autres applications; par exemple, pour comparer entra eux des barreaux magnétiques, sous le rapport de Içur