‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 10 sur 127 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

ainsi que l'anneau, exercer aucune action due à son aimantation par ce courant, tandis que les effets de l'ai-* mantation paraîtront dès qu'on le rompra.

Nous devons ajouter que ce dernier résultat a été con* firme par les expériences que Davy et Erman ont faites sur des plaques d'acier au milieu desquelles on avait pratiqué des ouvertures par lesquelles ils ont fait passer un courant électrique assez intense pour leur commur niquer cette sorte d'aimantation.

363. M.^ Faraday, tout en approuvant la théorie de M. Ampère 'sur la constitution des aimants, a cependant avancé (i) qu'il existait entre les apparences produites par un aimant et celles qui sont dues à un cylindre, les différences suivantes : Le pôle d'un aimant attire le pôle opposé d'une aiguille aimantée dans toutes les directions et positions quelconques, tandis que l'hélice, lorsqu'elle est placée à côté de l'aiguille, presque parallèlement à elle, et que les pôles sont opposés les uns aux autres pour qu'il y ait attraction, si l'on fait mouvoir l'hélice de manière que le pôle de l'aiguille s'approche peu à peu du milieu de l'hélice, il s'opère en général une répulsion avant qu'il ait atteint ce point, et dans une situation oïl, avec l'aimant ordinaire, il y a attraction. M. Faraday a attribué cet effet au défaut de continuité dans les côtés des courbes ou des éléments des hélices. Il a signalé encore une autre différence, qui consiste en ce que les pôles, dans l'hélic^, sont situés à l'extrémité de son axe, et non à quelque distance de cette extrémité comme dans les aimants. M. Ampère a répondu à cette objection que cette différence dans la manière d'agir des hélices et des aimants dépend de la constitution des courants vers le milieu de l'aimant dont il a démontré Texistence.

364. M. Faraday a encore remarqué que les pôles semblables des aimants, quoique se repoussant à distance,

(i) Annal, de Gh. et de Ph js., p. 364.

^Ô OBSERV. RELAT. A LA TfiÉOft. DE M. AMPÈRE.

s'attirent cependant Tiin l'autre quand ils sont placés fort près. On n'obtient aucune attraction de ce genre avec les pôles de l'hélice. Cette difficulté a été facilement levée par là considération de l'aimantation par influence qui est nulle daiis les hélices , où le courant est déterminé par la pile.

Quelques autres différences signalées par ce même physicien ont été facilement expliquées par M. Ampère.

L'habile physicien anglais, dont l'opinion est ici d'un grand poids, ajoute qu'il paraît très-probable que, dans un barreau aimanté , l'acier ou le fer se trouve dans le même état que le fil de cuivre de l'hélice aimanté, et que cet effet n'est peut-être produit, comme l'a établi M. Am* père, que par des courants électriques. Depuis la découverte de l'induction électro-magnétique, il s'est prononcé plus fortement en faveur des courants électriques coinme cause productrice des aimants.

D'après 4'exposé que nous venons de présenter des phénomènes électro-dynamiques, et des théories qui ont été données pour les expliquer, il est hors de doute que celle de M. Ampère n'ait la préférence sur les autres, puisqu'elle rend compte d'une manière satisfaisante de tous les faits qui ont été observés jusqu'ici.

Cette théorie a reçu un degré de plus de probabilité par le résultat d'une expérience importante qui à été faite par M. Barlow dans le but de montrer l'orîgitie électrique probable de tous les phénomènes du magnétique terrestre. Lorsque nous exposerons ces phëno!mènes, nous aurons I occasion de rapporter cette expérience avec tous les détails convenables.

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