‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 105 sur 127 · CHAPITRE HT · texte numérisé non relu

CHAPITRE HT

située du coté positif, et ainsi de suite, jusqu'à la lame positive, où elle devient libre. Les deux molécules d'hydrogène, que nous avons considérées primitivement, éprouvent une action analogue de la molécule d'oxigène appartenant à la molécule d'eau contiguë, qui est située du côté négatif; de sorte qu'elles arrivent sur la lame négative après avoir éprouvé une suite de décompositions et de recompositions successives. Suivant cette théorie, quand le courant traverse l'eau, chacun de ses deux principes composants est sollicité par une force attractive et par une force répulsive dont les centres d'action se trouvent réciproquement opposés et qui, agissant clans le même sens, déterminent la décomposition de ce liquide. L'action exercée par chaque force sur une molécule d'eau située sur la roule du courant, étant en raison inverse du carré de la di.^tance à laquelle elle s'exerce, et la distance d'une molécule quelconque à l'un des pôles ne pouvant jamais diminuer sans que la distance à l'autre pôle croisse proportionnellement, il en résulte que chacun des deux éléments de cette molécule est sollicité par une force constante, qui est la résultante de deux forces, l'une attractive et l'autre répulsive.

Il résulte évidemment de cette théorie, qu'il n'y a que les molécules d'eau situées aux extrémités des fils conducteurs qui sont seules décomposées, tandis que les molécules intermédiaires se bornent h échanger réciproquement et alternativement leurs principes constituants.

Ce que nous venons de dire pour l'eau soumise à l'action d'un courant, s'applique à toute autre substance dissoute dans ce liquide.

Davy (ï) a rapporté d'abord les effets décomposants aux attractions des pôles; plus tard, dans ses Éléments de chimie^ il a adopté la manière de voir deGrotthuss,

(i) Trans. phil., 1807, p. a8, 29 et 3o.

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