‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 121 sur 127 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ressantes sur la chaleur rayonnante (i); mais nous nous bornerons à décrire le même appareil perfectionné par M. Melloni.

La pile dont M. Melloni fait usage se compose de cinquante petits barreaux de bismuth et d'antimoine placés parallèlement les uns à côté des autres et formant un seul faisceau prismatique FF'(fig. i36), dont la longueur est de 3o millimètres et la section de 96 cent, cairrés. Les deux faces terminales sont noircies. Les barreaux de bismuth, qui se succèdent alternativement avec ceux d'antimoine, sont soudés à leurs extrémités et séparés dans toute leur longueur par une substance isolante. Le premier et le dernier barreau portent chacun un fil de cuivre qui vient aboutir à l'une des chevilles c d, de même métal , passant à travers un morceau d'ivoire fixé sur l'anneau A A'. L'intervalle compris entre la surface intérieure de cet anneau et les éléments de la pile est rempli de matière isolante. Les extrémités libres des deux fils sont mises en commuication avec les bouts du fil d'un multiplicateur, dont les mouvements de l'aiguille indique quand la température de la face antérieure de la pile s'élève ou s'abaisse, par rapport à celle de la face postérieure.

Au moyen d'une charnière convenablement placée, Taxe de la pile peut être placé sous différentes inclinaisons. Pour garantir les faces des rayonnements latéraux , on adapte surjes deux côtés de l'anneau les tubes de métal B, B', brillants à l'extérieur et noircis intérieurement.

Le multiplicateur est représenté fig. 137; ABC est le châssis enveloppé par le fil de cuivre, dont les bouts aboutissent aux tubes métalliques FF'. Ce châssis est fixé sur un plateau horizontal DE, qui peut tourner, dans son plan et autour de son centre, au moyen d'une roue dentelée à pignon , placée en dessous et mise en

(1) 1*' volume, page a45.

4t26 COnSTRUGT. DES PILES THERMO-lÊLECT.

mouvement par le boutou G. H M N est le support du système asiatique des deux aiguilles aimantées, suspendu à un fil de cocon V L. R S est le cylindre de' verre qui enveloppe Tappareil et repose sur la base RI. La fig. i38 représente la coujpe de cet appareil, suivant un plan qui passe. par le soutien et Tun des tubes de communication.

Le cadran n'est point fendu en losange, sur le diamètre passant par le zéro de division, comme on le fait ordinairement; mais il est percé, à sa partie centrale, d'une petite ouverture circulaire et porte une fente assez étroite, qui le coupe en deux, depuis le centre jusqu'au bord postérieur. Cette disposition a l'avantage de faire juger si le fil de suspension se trouve sur l'axe. Les figures 187 et i38 indiquent suffisamment les divers accessoires de l'appareil pour que nous nous dispensions de donner de plus amples détails à cet égard.

Quand on veut transporter le multiplicateur, ou commence par abaisser les aiguilles, jusqu'à ce que l'aiguille supérieure vienne se poser sur le cadran; puis, on dévisse l'écrouQ, on retire la cloche, et, après avoir mis sur une des moitiés de l'index un large ruban de soie, de manière que les deux bouts en ressortent par les bords du cercle métallique YZ, on remet en place la cloche et l'écrou; alors le fil de cocon ne soutenant plus aucun poids, et les aiguilles étant presque immobiles par la pression du ruban, on peut faire parcourir à l'instrument de grandes distances, sans craindre de le déranger.

,619. M. Nobili a remarqué le premier que les aiguilles aimantées des multiplicateurs les plus sensibles ont deux positions d'équilibre stable, situées à la même distance, de châqae coté du diamètre qui passe par le zéro du cadran; en sorte que l'index amené sur cette ligne s'y trouve nécessairement dans un état d'équilibre instable et tombe toujours dans l'une ou l'autre des deux positions primitives. M. Melloni est parvenu à obtenir un multiplicateur qui ne présente pas cet in-

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