CHAPITRE fil. tl
3* cuivre )
oc 1 — O
i zinc j
drap mouillé + a
A* cuivre | ;
4 zmc )
couche humide. . • . : +4
Ces tableaux nous montrent bien que les deux moitié de la pile se trouvent dans deux états électriques difKérents , et que le décroissement de Télectricité dans chaque moitié suit une progression géométrique dont la raison est 2.
Utes choses étant ainsi disposées, si l'on touche l'une des extrémités àh la pile , on doit produire le même efiet que lorsqu'on touche la face zinc ou la face cuivre dans un couple simple, c'est-à-dire que l'on enlève toute rélectricité de même nature qui est propre à la moitié à laquelle se rapporte cette extrémité; ainsi, si l'oii touche la face cuivre dans la pile de 4 éléments j ou a
Cuivre I
Zinc (
Drap mouillé — o
Cuivre )
Zmc I
Drap mouillé — o
Cuivre — o
Zinc — o
Drap mouillé +2
Cuivre 1
Zinc I
Couche humide +4
Cette distribution de l'électricité revient à peu près à
"eque nous avons indiquée (tom. II, pag. 1249)9 ^^ sur
Quelle nous avons promis de revenir avec des dévelop-
ïïienls convenables. Nous ne croyons pas qu'il soit
ssible de donner, pour l'instant, une autre théorie de
distribution de l'électricité dans la pile, en admettant
Ia6 VARIAT. QDt SUaV. l>A.lft hX tElTSION , ETC.
que l'action chimique soit la cause unique du dégagement de l'électricité. Nous avons supposé que chaque couple produisait la même quantité d'électricité. Si cette quantité n'est pas la même, la question se complique un peu ; mais elle peut être résolue d'après les mêmes principes.
4ï5. Voici comment M. Delarive a envisagé le cas où lesquantités d'électricité libre sur deux couples à et ^ ne sont pas égales. Supposons que le couple 6 soit le plus faible; son électricité positive ne pourra neutraliser alors qu'une portion d'électricité négative de a. Il restera donc dans le cuivre de a un excès d'électricité négative qui retiendra, en la neutralisant, une quantité égale d'électricité positive. On voit par là gue a ne peut mettre en li— * berte qu'une quantité d'électricité positive égale à cell^ de b , quoiqu'il soit plus fort que ce dernier. En suivan^ le même raisonnement, on voit que toutes les quantit^^!: d'électricité libre dans chaque couple sont égales entt^ elles, bien que ces couples n'aient pas tous la force. M. Delarive a constaté ce fait dans une pile o dinaire, en se servant du multiplicateur à deux fils cornmuniquant avec deux couples, de manière à avoir dexijK courants en sens inverse; il a trouvé alors que les deujc courants se neutralisaient parfaitement. Il a recoanu également que si l'on interpose au milieu des autres couples un couple plus faible, on réduit immédiatement tous les autres à une intensité égale à celle de ce couple. Au moyen de ce principe, la question delà distribution de l'électricité dans la pile est ramenée au cas où les quantités d'électricité sont égales sur chaque couple.
§ II. Des variations qui surviennent dans la tension
de la pile,
4i6. Nous allons examiner maintenant les divers^ causes qui font varier la tension de la pile. Nous commeacerons par exposer les changements qui surviennent quand les deux extrémités ayant été réunies au moyen d'iia arc métallique , on enlève cet arc au bout d'uQ tenipa
plus OU moins long. Voici les principaux résultats quç M. Marianini a obtenus dans une suite d'expériences res latives à cette question.
Une pile à couronne de tasses, de huit couples cuivre et zinc, ayant pour liquide conducteur une solution de sel marin , dotinait 1 1 degrés de tension à l'électroscope à paille, muni d'un condensateur. Les deux extrémités ayant été mises en communication avecun arc de métal, pendant une minute seulement, et l'arc enlevé, la tension, immédiatement après, ne fut plus que de 7 degrés. Aussitôt que la pile eut repris sa première force, on ferma de nouveau le circuit, et, deux minutes après, on l'interrompit; la tension fut réduite à 6 degrés. La tension étant revenue à 1 1 degrés, on ferma de nouveau le circuit, et la tension , après trois minutes, n'était plus que de 3 degrés.
Avec un|autre appareil, M. Marianini a obtenu les rétltats suivants :
Tension de l'appareil avant que le circuit fût
fermé i a degrés.
8 à peine.
Le circuit fermé pendant. . . 5"
lO
lO
4 à peine.
.Ces résultats nous indiquent, i** que la diminution de la tension est rapide dans les premiers moments, et qu'elle va toujours en se ralentissant; 2** qu'il existe une limite au-delà de laquelle elle cesse de décroître, quel-
128 VARIÂT. QUI SURV. DANfi LA TENSION, ETC.
que long que sqit le temps depuis lequel le circuit fermé.
•M. Marianini a soumis aussi à Texpérience des pi composées d'un plus grand nombre d'éléments.
Appareil à i6 couples.
Avant de fermer le circuit aa^.
Le circuit fermé pendant. . . 5" • • • . 1 5.
Teuton*
lO
lO
lO \,
8 envm
6 forts.
6 àpein
Appareil à a4 couples.
Tension.
Avant de fermer le circuit 33®.
Le circuit feroié pendant. . . 5" .
lO
20 enviroi i5 eaviroi
8 faible.
l • *o en vire
On voit par ces résultats, que plus le nombre d couples est grand , plu3 la perte qu'éprouve la tensio