‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 45 sur 127 · CHAPITRE IT. |6l · texte numérisé non relu

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laleur et de lumière qui surpassent tout ce que l'on

^it vu avant et dont le spectacle est des plus éclatants.

atpérience a élé faite avec une pile énergique et l'appa-

ï [fig. 8i), formé d'un ballon A B, aux deux extrémités

bucl sont adaptées deux boites à cuir, dans lesquelles

Iteent deux fortes liges t, t, qui peuvent s'approcher

s'éloigner à volonté. A chaque extrémité de ces tiges

Ifixeim petit cône de charbon bien cuit et éteint

. le mercure pour qu'il soit meilleur conducteur.

I sommets des deux cônes ayant élé placés à une très*

pte distance l'un de l'autre, on met en communica-

I les deux tiges avec les pôles de la pile. La décharge

litrique francliit l'intervalle qui sépare les deux som-

ts. Il en résulte un jet de lumière dont l'éclat est

térieur à toutes les lumières que nous pouvons pro-

e; la chaleur dégagée dans celte circonstance est si

fense , que le charbon et la plombagine y sont volati-

. On peut éloigner les deux pointes de charbon jus-

n une distance de 4 pouces, sans que le jet de lumière

t interrompu. L'expérience a également lieu dans le

e, et dure pendant plusieurs heures de suite sans que

poids du charbon soit diminué sensiblement.

•s substances les plus réfracta ires, telles que le quartz, biagnésie, la chaux, le saphir, etc., soumises à celte Heur, entrent facilement en fusion.

JBrandes a observé que la lumière qui brille entre les ■X pointes de chaleur, jouit, comme la lumière so- «, de la propriété d'opérer la combinaison du chlore ie l'hydrogène.

Bdo. Le docteur Harc , avec uu appareil de 80 couples ibélices, auquel il a donné le nom de déflagrateur^ btenu des effets de chaleur non moins étonnants, ^salions en donner la preuve, en rapportant quelqueses expériences qui ont été faites avec cet appa- I, parle professeur Silliman(i). Ayant placé delaplom-

1(1} Joumalof Sciences, XVI, p. S7.

lia SUITE DES PHiVOM. GÀIX>1IF. DE h*ÉLEC.

bagine au pôle négatif et du charbon biea prépara au pôle positif^ il mit en contact ee$ deux substances; Tétincelle fut très*vive, et au milieu de i'ignition on distinguait des globules de plonlbagine fondus. Ces globules étaient quelquefois si abondants qu^ils présen*^ taient Tapparence de cordons de chapelet. Aucun globule n'apparaissait dans l'endroit de la plombagine oii était le foyer de chaleur ; il y avait seulement une excavation hémisphérique, et la plombagine avait l'apparence d'un€ scorie. Au pôle zinc, le charbon s'allongeait vers la plombagine, et la matière noire qui s'y accumulait présentait tout à fait l'apparence de fusion, elle était tninsportée à l'état de vapeur de la plombagine. Oii remarquait à l'extrémité du charbon dû nombreux globules de matières parfaitement fondues, ayant un trèsgrand éclat vitreux ; les plus éloignés du foyer avaient une couleur noir jayet, d'autres étaient colorés eq brun^ en jaune; d'autres enfin étaient limpides comme leflint* glass et avaient l'apparence de l'hyalite. Ces globules, qui pouvaient supporter une forte pression sans se briser^ rayaient facilement le flint-glass et le verre à vitre.

On obtient aussi des effets de chaleur considérables avec une pile de médiocre grandeur, telle qu'une pile à la Wollaston, de dix couples, en expérimentant de la manière suivante : on prend un morceau de charbon bien cuit , qui a été jeté incandescent dans le mercure , pour le rendre meilleur conducteur, et on le fixe à un des deux fils conducteurs de la pile : si l'on touche ce charbon avec l'autre fil , que nous supposons de ))latine, il s'opère sur-le-champ une combustion des plus vives et un dégagement de lumière que l'œil peut à peine supporter. La chaleur est si intense que le bout d'un fil de pla* tine de {- millim. de diamèti*e fond comme du ploinb. Oà peut se servir de ce moyen pour remplacer le diaki* meau dans (es essais chimiques.

44o« On a observé que lorsqu'on met en communication les deux pôles d'une pile avec une chaîne composée de plusieurs fils de métal de ineme n^iture el de loânMi dMi*

cxi4Mi?iin ly. i63

mètre attachés à la suite les uds des autres^ Tincandes* cenM se manifeste toujours aux points de contact. Quand IcfS fils ne sont pas de même nature, ce sont toujours ceux qui sont le moins conducteurs qui s'échauffent davantage. 11 semble résulter de là que la chaleur est ici produite par la difOcultë ou la résistance qu'éppouve le courant électrique à passer d'un corps dans un autre ou d'uae particule dans la particule suivante.

Doit-on en conclure que là où rélectricité circule lii^fement (plie ne donne lieu à aucun dégagement de cha'« I«l|r? Toqt semble le faire croire ; mais des expériences r^nt^, faites p^r M. Dclarive d'une part, et par M. Peltier de l'autre, montrent que des courants assez faible» traversant de^ circuits métalliques interrompus par des liquides^ ou des circuits formés de plusieurs métaux» donnent toujours naissance à des effets calorifiques. On voit par là que les moindres obstacles suffisent pour dégager de la chaleur.

44i* M. Delarive, pour observer les effets calorifiques de la pile, a fait usage du thermomètre métallique 4e Brëguet, auquel il a fait une légère modification qui permet de mettre l'hélice dans le circuit.

Il a cherché quelle pouvait être sur cet appareil Tiofluence de l'interposition d'un ou de plusieurs diaphragmes dans un liquide, au travers duquel passe le oouraot qui parcourt le fil du multiplicateur. Il a observé en même temps les effets magnétiques avec uu multiplicateur ordinaire. Voici les résultats qu'il a obtenus eo faisant traverser successivement le multiplicateur magnétiqne, le multiplicateur calorifique et de l'acide nitiîque, séparé en plusieurs compartiments, au moyen de diaphragmes de platine, par un courant provenant d'une pile de huit couples de 2 pieds carrés de surface chacun :

Pi^ptu^imm» GalTaoomètre magaétiqae. GaWanonièUre calorifique.

i 85° 3ia°

l64 SUITE DC$ raiSlTOlf. CALOKTF. DB LELEGT.

Diaphnirmes. GaWanoinètre magnétiqae. GalvaBomAtre ealoriiqiMtf

4 75 la

Ces résultats montrent combien la vitesse est une condition nécessaire au courant pour qu'il développe une chaleur sensible quand il rencontré quelque résistance. L'influence de cette vitesse est telle, qu'il paraît que la quantité d'électricité ne peut la compenser. M. Delarive a observé qu'avec une pile composée d'éléments de 16 pouces carrés de surface, les eflTets calorifiques diminuent d'intensité, quand oh emploie plus de dix. ou douze couples.

44^- L'expérience suivante de M. OErsted servira aussi à jetier quelque jour sur les causes d'où peut dépendre le dégagement de chaleur dans les phénomènes qui nous occupent. Ayant plongé des thermomètres dans de l'eau parcourue par un courant, il a trouvé que le thermomètre placé près du conducteur positif indiquait ao%5o, celui qui était près du conducteur négatif 18®; tandis que celui du milieu marquait a3°. D'oii vient cette différence dans la répartition de la chaleur? On sait depuis long-temps que lorsqu'on fait passer une forte décharge dans un fil de métal, rincandescence se manifeste au , milieu ; on attribue cet effet à ce que les points d'attache et les conducteurs adjacents s'emparent d'une, portion de' la chaleur dégagée aux extrémités du fil, de sorte que la température est moins élevée à ces extrémités quau , milieu. Si cette cause de déperdition n'avait pas lieu, d'après tous les documents que nous possédons sur les phénomènes thermo-électriques, la chaleur serait la même sur toute la longueur du fil. Dans l'expérience de M. OErsted nous retrouvons encore plus de chaleur au milieu du liquide qu'aux points d'intersection avec les conducteurs métalliques; mais ce qu'il y a de remarquable, c'est que la chaleur n'est pas la même à chacun de ces points ;

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