‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 58 sur 127 · CHAPITRE VII. tl · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII. tl

19,7. Le liquide dont les piles étaient chargées était composé de 4^ parties d'eau et d'une d'acide nitrique. Le liquide de l'entonnoir n'était étendu que de 3 parties d'eau. La distance entre les plaques n'étant pas la même, ils ont pris la capacité des auges : celle des petites était dans le rapport de i à 22,a à celle des (jurandes. D'après cela, ils ont dû multiplier par fj-j-y 'effet de la grande, afin de la comparer à celui de la petite, puisqu'ils avaient trouvé que les effets d'une pile étaient proportionnels à la quantité d'acide employée pour la mettre eji activité.

lYOMBRE D'EXPÉBIENCES,

Trois expérienees consécutives, de 15 minâtes chacune , ont donné avec la

Trais «xpérieneest pendant 15 minute»

chacane, ont donné arecla petite

VOLUME gaaeux.

centilitres.

VOLUME faxeux rédait.

Le rapport des quantités de gaz dégagées étant 20,61 et celui des surfaces 19,7, MM. Gay-Lussac et Thénard en ont conclu que les effets chimiques de deux piles, d'un même nombre de paires, étaient à peu prêt proportionnels aux surfaces.

§ VL Comparaison entre les effets chimiques et la . tension électrique d'une pile montée a^^ec divers liquides.

478. MM. Gay-Lussac et Thénard ont monté une pile de ao paires avec de l'acide nitrique; après un contact trèfr'court d'un des pôles avec le plateau supérieur d'ul^ condensateur très*sensible, celui-ci s'est chargé au point de donner une étincelle trè&^visible. Ayant été chargé

al6 COMPAH. liNT. LES KFF. CHIM. ET LA TENS., ETC.

de nouveau, il donna à la balance de Coulomb une divergence de 91**; dans une seconde expérience faite cinq minutes après, elle fut de 92°; dans une troisième, de 90°; et dans une quatrième, de 91°.

Voilà donc une pile montée pendant plus d'une demiheure, qui conservait la même tension. Elle n'a commencé à diminuer qu'au bout de trois quarts d'heure, et trois heures après elle était encore de 79°; elle n'était fortement diminuée que le lendemain. Si l'on compare maintenant la tension avec les effets chimiques , on trouve que la tension s'est soutenue pendant trois quarts d'heure sans éprouver de changement sensible; tandis que l'action chimique était presque entièrement annulée une demiheure après.

Quand l'action chimique de la pile est épuisée, la durée du contact du condensateur influe beaucoup sur la quantité d'électricité dégagée, comme on peut le voir dans le tableau suivant :

PILE

montée arec l'acide nitriqae très>faible.

inst.

contact instantané,

en 2'

cont. inst

en 3'

cont. en 2f cont.

en 2' cont.

inst.

inst.

PILE

montée avec le sulfate

de sonde.

69° cont. inst.

84° en 2'

68° cont. inst.

85*' en 2'

67° cont. inst.

77° en 2'

60° cont. inst, 68° en 2'

La pile montée arec le sulfate de soude s'est soutenue plus long-temps qu'avec l'acido nitriqae.

PILE

mêlée avec un mélange

de sulfate de soude et

d'acide nitriqae.

cont. inst.

en 2' cont. inst.

en 2' en 5' cont. inst.

en 6' cont. inst.

en 6' cont. inst.

MM. Gay-Lussac et Thénard ont observé avec beaucoup de raison : i^ que la tension croissant avec la durée du contact, cet effet ne peut dépendre que de la conductibihté plus ou moins grande des liquides en^ployés :

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