CHAPITRE VIII. a
altération à l'air donne une substance blanche comme la silice. Cet alliage, comme les autres, se décompose très-vite à l'air humide : pour le conserver, il faut employer les procédés décrits plus haut.
Ce qu'il y a de bien remarquable dans cette expérience, c'est que l'action de l'acide hydro-chlorique concentré, qui est si violente sur le silicium, tel qu'il est préparé ici, quand il n'est plus sous l'influence électrique, est détruite en totalité, par cette même influence, qui est très -faible en apparence, puisque l'appareil n'est composé que d'un seul couple voltaïque. Cet exemple montre encore qu'avec un simple courant on peut vaincre des affinités puissantes.
Li'aluminium s'obtient par le même procédé.
§ IV. Observations sur les alliages du fer
/194. Nous venons dé montrer que l'on pouvait réduire certains oxides métalliques, en se servant de l'affinité que le fer exerce sur les métaux qui leur servent de base; il est bon de donner quelques notions sur les propriétés dont jouissent les alliages semblables que la chimie peut former.
Le fer se combine avec le silicium, quand on expose à un0 température élevée de la silice, de la limaille de fer et du charbon en' poudre; le charbon aide ici à la réduction de la silice. Les propriétés de cet alliage varient suivant la quantité de silicium qu'il renferme ; en général il est cassant ou ductile, suivant que cette quantité est plus ou moins grande. Ces alliages ne s'altèrent à l'air que lorsqu'ils renferment plus de 5 ou 6 pour cent de silicium.
Le procédé que nous avons décrit montre que Ton peut obtenir aussi des alliages de ces deux métaux en ' diverses proportions, puisque les dernières lamelles qui se déposent sur la, lame de platine ne renferment qu'une quantité excessivement faible de fer. Quand l'appareil n'est composé que d'un seul couple, l'action étant très-
aAo DES MJ^TAUX CRISTALLISÉS.
par suite de laquelle celle-ci prend l'électricw tive et joint son action à l'autre. L'existence dlErr voltaique étant bien constatée, on détachén lames du fil du multiplicateur, et on les réutlH l'autre avec un fil de cuivre, puis on abanddM pareil a lui-même. L'argile qui est placée daill du tube est destinée à retarder autant que mélange des deux solutions; il se passe souv^ entiers et même des années avant que le soit effectué. Pendant tout ce temps, les effeta.^ que nous avons reconnus ne cessent d'avoi|$| effets étant continus, s'ajoutent nécessairemeii|jj ils sont produits par des actions chimiques desélémentsà l'état naissant, il s'ensuit que sont transportés à leurs pôles respectifs, donner naissance à de nouveaux imposés sent. Voilà l'avantage que l'on peut retirer chimiques produites par des forces éh l'action n'est pas interrompue; mais poui nous nous en tiendrons h la réduction dû A Tinstant où la solution de sel marin réagir sur le cuivre, pour former un oxi-cl métal s'oxidc aux dépens de l'oxigène de l'eau do Pair qui est dans Teau. L'hydrogène, q\ tat naissant, se transporte sur 1 autre lame dans le nitrate^ et joint son action à celle néj^ativo pour décomposer le nitrate. Le car duit % ot so dépose sur la lame en cristaux qui jHni ;\ jveu do raccroissement. On obtient qi ilos cristaux qui ont i à 2 millimètres de col r<ip|>Areil |HHit ronctionner pondant plusieurs) Vue ttnuliliou Oî^^utiollo à n^mplir est d'nnpl r%*^i^ilo ti^èspuix** logortnnont humectée et suflfis t;i*s*v* SAUs Totix^ oe|HMulant tn>p, pour que le \ kU^ doux liquidt^ :k>it oxot^ssivemont lonl. Si le ta otiiil hvp forl ol que r;Ui:;!o no tïit pas assez Im lo \\nu\tul oUvttîquo ih^ jv^urrAÎt plus passer, cl: iNlil ^Vî^^ttivMi dVl^i>t$; $i lo mélange était trop
. CHAPITRE Vin. a4ï
Faction serait trop forte, et cesserait bientôt. Ce qu'il y a de mieux à faire est de disposer Tappareil pour que les deux solutions réagissent non pas l'une sur l'autre, mais sur Peau de l'argile; dès lors on a une action trèsfaible. On dait laisser libres les deux bouts extérieurs des lames de cuivre, afin de pouvoir les mettre en rapport avec le multiplicateur, pour s'assurer si l'appareil fonctionne toujours; dès l'instant que le multiplicateur ne parle plus, il faut interrompre l'expérience et la recommencer. Les cristaux que Ton obtient sont la plupart du temps des octaèdres réguliers d'une grande netteté, etdouésdu brillant métallique le plus parfait. On obtient quelquefois des octaèdres segmîniformes et des octaèdres à faces pentàgonales.
D'où peut provenir cette variation dans la cristallisation? Nous n'avons pas encore pu en déterminer la cause, qui est due souvent à une circonstance excessivement légère. Nous avons reconnu cependant que la densité de la dissolution a souvent une influence déterminante sur la production des facettes secondaires qui remplacent les arêtes et les sommets; nous aurons l'occasion de revenir plus tard sur ce point, qui est d'une certaine importance pour la physique des atomes.
Les cristaux de cuivre obtenus dans les décompositions électro-chimiques appartiennent au système régulier, comme nous venons de le voir; mais il n'en est pas de même de ceux qui sont produits par le refroi-. dissement du cuivre fondu. M. Seebeck a observé qu'ils appartenaient au système rhomboédrique. Il a trouvé, comme du reste on pouvait s'y attendre, que les cristaux de l'un et de l'autre système occupaient une place différente dans l'échelle thermo-électrique.
Le procédé que nous venons de faire connaître peut scfvirà opérer la cristallisation des métaux dont la ré-' • duction s'opère au moyen de l'électricité. Une précaution indispensable à prendre, est de mettre dans le tube po^ 8*^if un liquide qui puisse réagir chimiquement sur la lame de métal qu'on y plonge. Nous reviendrons sur III. i6
a4ïl DE L^ACTION DE LÀ PlLÈ StJR LES ACIDES.
cette question, en traitant des phétiomènes électriques appliqués à la géologie.
§ VI. De r action de la pile sur les acides.
496. La pile, comme nous avons déjà eu l'occasion de le voir en étudiant son action sur les sels, li'opère pas toujours la séparation immédiate de tous les éléments dont ils se composent, mais elle les sépare en deux groupes distincts : celui qui se rend au pôle positif est le composé ou l'élément électro-négatif, et l'autre le composé ou l'élément électro- positif. Celte grande division se retrouve dans toutes les décompositions électrochimiques, quelle que soit la nature ded corps soumis à l'expérience. Nous en allons voir la preuve dans l'action de la pile sur les acides ; mais , ^avant de traiter cette question , nous avons besoin de donner quelques développements sur le caractère des corps qui sont développes aux pôles.
• Quand une solution est soumise à l'action décomposante d'une pile, elle cède aux conducteurs métalliques qui plongent dedans les éléments que le courant a sépares. Ces éléments, qui sont des résultats primitifs, comme nous venons de le dire, sont ou simples ou composés : ainsi l'oxigène et l'hydrogène, qui proviennent de la décomposition de l'eau, sont des résultats primitifs, comme l'acide et l'alcali, qui proviennent de la décomposition d'un sel, mais avec cette différence que dans le premier cas les éléments sont simples, et ^ans le second ils sont composés. Ils sont composés, ett général, soit par suite de la réaction sur la matière même du conducteur de la substance qui s'y dépose, soit par celle de cette substance sur plusieurs principes de la solution , soit parce que ces mêmes principes , ne pouvant être séparés directement par l'action du courant, restent combinés. Nous étudierons successivement la formation de ces résultats composés, parce qu'ils sont d'une grande importance pour la théorie électrochimique.